Le rugby à Genève a sans doute été le plus résilient de Suisse; le plus ancien à coup sûr mais probablement aussi le plus résistant. Alors que plusieurs impressions liminaires laissaient penser que le rugby avait connu un coup de frein à la sortie de la Seconde guerre mondiale, il se peut, en réalité, que le RC Genève ait perduré de façon intensive durant la période courant de 1947 à 1960, voire même quelques années de plus. Et si le rugby à Genève n’avait en réalité jamais disparu ?

Sans accès aux vestiaires, dans le respect des mesures sanitaires, et dans un cadre d’entraînement retravaillé, l’école de rugby du Servette Rugby Club a été contraint de réadapter ses conditions d’entraînement à Genève. Toutefois, malgré moins de contact et avec des séances d’autant plus portées sur le respect de l’adversaire et de l’autre, le club tire profit d’une situation inédite pour davantage instruire des jeunes hommes et jeunes femmes avant de former des joueurs et joueuses de rugby. Une réalité exacerbée par la pandémie.

« On a tous quelque chose en nous de Klapzuba »

Le Regard Libre, numéro 69, p.60

Lire l'article

“Play for Life initiatives Uganda” est un projet à valeur humanitaire et éducative créé par Julius Kazungu, un jeune entrepreneur de Kampala, capitale de l’Ouganda. Sa mission première est de mettre sur pied plusieurs programmes sportifs (en football, rugby, tennis, boxe, crosse de champ…) destinés à convaincre la jeunesse ougandaise de dépenser positivement son énergie dévorante et à révéler les talents cachés qui se dissimulent en eux. Visant à les écarter du giron de la délinquance et de la criminalité, ces programmes rencontrent un succès prometteur. Mais ce n’est pas encore assez. Depuis des années, Julius parcourt le monde entier pour présenter sa vision d’une Ouganda plus moderne, réactive et terre d’opportunités. Ce qu’elle n’est en rien pour l’instant, selon Julius.

Sofia Gonzalez s’apprête, à bientôt 20 ans, à connaître ses premiers Jeux Paralympiques à Tokyo. Bien qu’amputée d’une jambe, elle est devenue spécialiste du sprint (100m) et du saut en longueur, les deux disciplines qui lui sont accessibles pour les Jeux. Néanmoins, au-delà de ses performances sportives, la native de Vevey est un exemple de résilience et de persévérance. Ses limites, elle les pose elles-mêmes. Souvent aussi pour se rendre compte qu’aucune barrière psychologique ne peut briser son élan. De Nottwil à Dubaï, son parcours – à défaut d’être atypique – est l’illustration parfaite qu’il faut croire en ses rêves.

« Anti-racisme: le jour où le sport a perdu son innocence »

Le Regard Libre, numéro 66, p.56

Lire l'article

 

Promues en LNF-A cet été sur décision de l’Assemblée des délégués de la Fédération Suisse de Rugby, les Switzers ont parcouru un long chemin pour enfin réussir à s’imposer au plus haut niveau. Aussi, la préparation fut sérieuse; de leur stage de cohésion fin août à Isérables (VS) à leur première victoire dans l’élite face à l’Albaladejo ce week-end (7-10), leMultimedia•info a suivi l’équipe en immersion pleine ces quatre dernières semaines. Et le constat est édifiant.

Trois ans après leur fusion, les Foxes de Pully et Lausanne ont été contraints à l’abandon en LNA. Portés en premier lieu par leurs recrues étrangères, l’équipe fanion de la région lausannoise ne survivait plus sans une base formatrice unie et homogène. « Être Foxes ne signifiait pas grand chose pour bon nombre de joueurs. Certains ne communiquaient pas entre eux et le partage d’expérience entre les pros et leurs cadets était inexistant. Il faut que l’on apprenne à former une génération de jeunes basketteurs qui porteront, à vie, la marque “Foxes” », admettait Pierre Rivereau, ancien joueur du club reconverti. Le club entier a alors décidé cet été de repartir d’un échelon plus bas pour tenter de rebâtir sereinement une structure portée par la jeunesse du club. Un renouveau signe de renaissance.