“Play for Life initiatives Uganda” est un projet à valeur humanitaire et éducative créé par Julius Kazungu, un jeune entrepreneur de Kampala, capitale de l’Ouganda. Sa mission première est de mettre sur pied plusieurs programmes sportifs (en football, rugby, tennis, boxe, crosse de champ…) destinés à convaincre la jeunesse ougandaise de dépenser positivement son énergie dévorante et à révéler les talents cachés qui se dissimulent en eux. Visant à les écarter du giron de la délinquance et de la criminalité, ces programmes rencontrent un succès prometteur. Mais ce n’est pas encore assez. Depuis des années, Julius parcourt le monde entier pour présenter sa vision d’une Ouganda plus moderne, réactive et terre d’opportunités. Ce qu’elle n’est en rien pour l’instant, selon Julius.

Sofia Gonzalez s’apprête, à bientôt 20 ans, à connaître ses premiers Jeux Paralympiques à Tokyo. Bien qu’amputée d’une jambe, elle est devenue spécialiste du sprint (100m) et du saut en longueur, les deux disciplines qui lui sont accessibles pour les Jeux. Néanmoins, au-delà de ses performances sportives, la native de Vevey est un exemple de résilience et de persévérance. Ses limites, elle les pose elles-mêmes. Souvent aussi pour se rendre compte qu’aucune barrière psychologique ne peut briser son élan. De Nottwil à Dubaï, son parcours – à défaut d’être atypique – est l’illustration parfaite qu’il faut croire en ses rêves.

« Anti-racisme: le jour où le sport a perdu son innocence »

Le Regard Libre, numéro 66, p.56

Lire l'article

 

Promues en LNF-A cet été sur décision de l’Assemblée des délégués de la Fédération Suisse de Rugby, les Switzers ont parcouru un long chemin pour enfin réussir à s’imposer au plus haut niveau. Aussi, la préparation fut sérieuse; de leur stage de cohésion fin août à Isérables (VS) à leur première victoire dans l’élite face à l’Albaladejo ce week-end (7-10), leMultimedia•info a suivi l’équipe en immersion pleine ces quatre dernières semaines. Et le constat est édifiant.

Trois ans après leur fusion, les Foxes de Pully et Lausanne ont été contraints à l’abandon en LNA. Portés en premier lieu par leurs recrues étrangères, l’équipe fanion de la région lausannoise ne survivait plus sans une base formatrice unie et homogène. « Être Foxes ne signifiait pas grand chose pour bon nombre de joueurs. Certains ne communiquaient pas entre eux et le partage d’expérience entre les pros et leurs cadets était inexistant. Il faut que l’on apprenne à former une génération de jeunes basketteurs qui porteront, à vie, la marque “Foxes” », admettait Pierre Rivereau, ancien joueur du club reconverti. Le club entier a alors décidé cet été de repartir d’un échelon plus bas pour tenter de rebâtir sereinement une structure portée par la jeunesse du club. Un renouveau signe de renaissance.

À 18 ans, Emma Piffaretti est déjà une sportive pleinement accomplie. Championne de Suisse U18 sur 100m et 200 mètres, vice-championne d’Europe U18 au saut en longueur à Györ (Hongrie) et double vice-championne suisse Élite de la discipline, la jeune Tessinoise s’est révélée au meilleur niveau ces deux dernières saisons. En 2018, elle s’est classée excellente quatrième des Jeux Olympiques de la Jeunesse à Buenos Aires avant de battre, une année plus tard, le record national suisse U20 avec un saut à 6,40 mètres. Longtemps entraînée par Beniamino Poserina à Ascona, Emma a finalement rejoint au mois de juin le groupe de Raphaël Monachon, entraîneur national du relais 4×100 mètres et spécialiste des haies. Un cadre de travail qui devrait progressivement lui permettre d’atteindre son meilleur niveau.

Après deux saisons en LNA vécues en Entente avec le RC Yverdon, le club de rugby de Neuchâtel a pris la dure décision cet été de repartir de tout en bas pour se recentrer sur ses objectifs de formation. La décision, contestée par-ci, par-là en interne, a toutefois été rapidement entérinée au vote par les membres du club. Celui-ci repart ainsi de zéro; il renaît presque de ses cendres au contact de nouveaux entraîneurs et de joueurs fidèles au projet commun. Ancien coach de l’équipe en LNA, Gilles Cerede (49 ans) a même retrouvé ce week-end contre Palézieux son nom sur les feuilles de match. L’ambition en faveur de la relève (et des féminines) jouit donc d’un tout nouveau départ.