Athletissima aura bien lieu en 2020, le 2 septembre mais sous un modèle revisité et probablement devant un seul millier de personnes, sous réserve des nouvelles dispositions de l’OFSP. Seule la perche (homme et femme), par ailleurs, sera représentée. Les deux concours se tiendront en simultané sur la place de l’Europe à Lausanne, les athlètes se présentant en alternance sur les deux sautoirs aménagés. Un défi pour le comité d’organisation qui a eu à cœur de ne pas céder aux conséquences de la crise sanitaire. Quand la passion parle…

À Lausanne,  le 9 mars 1894, l’on découvrait qu’un match de rugby avait déjà eu lieu entre deux formations du coin; Lausanne-Nord (quartier que l’on pourrait imaginer des actuelles Plaines-du-Loup et alentours) affrontait une formation de Lausanne-Sud (actuellement Vidy), couplée par des gaillards d’Yverdon. De ce match, l’on en avait succinctement rappelé la faiblesse des avants de la formation du nord qui s’était inclinée 4-16. Soit. Mais c’est bien pour rappeler que dans le canton de Vaud, l’on eut promu très tôt la vivacité d’un sport nouveau et juste ce qu’il faut de physique pour en tirer la pleine nature athlétique. Cela se révèlera d’autant plus marqué quelque 30 années plus tard, à l’époque où un certain Cécilien Marais, promoteur de la région du Havre, urgea la création du Stade Lausanne Rugby Club, puis celle du premier championnat suisse et enfin celle de la Fédération Suisse de Rugby (FSR). Au vrai, tout est vraiment parti de Lausanne. Mieux tout est vraiment parti de Stade Lausanne.

Le dopage est parfois vecteur d’un simple mais arrachant cri du cœur, la dépression touchant sévèrement plusieurs athlètes kényans, souvent les mêmes qui se révèlent spécialistes des épreuves aujourd’hui attaquées par les nouvelles régulations de World Athletics en Diamond League. Parfois ces déprimes profondes résultent d’une sévère mise au ban, parfois par pur dépit. Et si l’on admet que la course d’endurance est vie pour bon nombre de ces athlètes concernés, l’on peut aisément admettre que la diminution de la considération portée à leur(s) discipline(s) impacte lourdement sur leur moral et leurs performances. Voilà pourquoi les épreuves de fond (sur piste) doivent continuer à être valorisées dans les plus grands meetings internationaux.

Un jour, au printemps 1890, le jeune Émile Fiala, étudiant à l’école professionnelle de Genève, reçoit de son père en cadeau un ballon ovale. Le garçon fait le malin auprès des siens, ce présent venait droit d’Angleterre où le rugby trouvait un bel essor. Et qui allait penser, qu’un jour, ce ballon un peu spécial serait le point de départ de la folle histoire du rugby en Suisse et d’un tel club (le F.C. de la Servette) à Genève. Et que 130 ans plus tard, l’on en parle encore! C’est peut-être pour ces belles histoires qu’on en vient à creuser dans les archives. Retour en arrière, épisode 2.

En collaboration avec l’Association Cantonale Genevoise de Rugby (ACGR), leMultimedia.info a retrouvé dans les archives des plus grands titres sportifs romands et lyonnais l’once d’une des faces (copieusement) cachées du rugby suisse. Contrairement à plusieurs croyances, il s’en trouverait que plusieurs clubs de l’arc (a)lémanique des villes de Lausanne, Genève et Zürich se retrouvent – à la lumière de certaines découvertes – centenaires. De plus, si le club de rugby de Servette est la première institution de Suisse dédiée à la pratique de ce sport, force est de constater que le rugby se jouait auprès de plusieurs autres clubs de Football-Association (le football sous sa forme actuelle) bien avant 1890. Notre revue de presse ancienne.

Le rugby suisse sera à l’arrêt jusqu’au terme de la présente saison. C’est la Fédération Suisse de Rugby (FSR) qui l’a annoncé sur les réseaux sociaux vendredi matin. Si la décision est unanimement acceptée par l’ensemble des acteurs du rugby suisse, il n’empêche qu’elle met au cœur des discussions le destin de plusieurs clubs qui s’apprêtaient déjà à vivre un été de promotion. C’est le cas de l’équipe féminine des Switzers, actuellement première de LNF-B. Leur entraîneur Gianni Di Martino, également Secrétaire Général de l’Association Cantonale Genevoise de Rugby (ACGR), pointe les enseignements qu’une telle situation livre sur le rugby actuel à Genève, et chez les filles.

du FRITZ-GRUNEBAUM-SPORTPARK, HEIDELBERG (ALLEMAGNE)

Elle sera peut-être (et à nouveau) parmi les trente meilleures équipes au ranking mondial à son retour d’Allemagne ; en disposant de la Mannschaft 20-33 sur terrain extérieur, l’Équipe de Suisse a frisé la perfection à Heidelberg. Elle s’offre, de fait, une – réelle – finale face aux Pays-Bas le 14 mars prochain à Plan-les-Ouates, barrages de promotion dans le viseur. Frustré en novembre après une défaite de petite circonstance 20-23 devant la Pologne, le XV de l’Edelweiss se prend – tout au contraire – désormais le droit de rêver. Le groupe et son staff le méritent pleinement.

Après avoir connu six promotions de rang dans le courant de ces six dernières années, le club Grenat vient d’en valider une septième dans la foulée, sur décision étudiée de la Fédération Française de Rugby. Leader de Fédérale 3 depuis le début du renouveau, Servette apprêtait sa résistance à l’approche des phases finales de cet été. La crise sanitaire aura balayé toute éventualité. Stabilité dans le jeu, discipline dans les affrontements lourds et soutien continu à la relève Grenat, les chantiers sont encore nombreux mais laissent entrevoir les rayons d’une lumineuse réussite. La Fédérale 2, de ce point de vue-ci, n’en sera qu’un défi plus haletant pour l’entière communauté servettienne.