Mener une expédition extrême à plus de 12’000 kilomètres de chez soi, plonger dans un lac de très haute altitude à plus de 6’300 mètres et y tourner un film, voilà sans doute la définition improbable que le réalisateur Sébastien Devrient propose au terme «Multitasking» (ou multitâches en français). Dans son nouveau documentaire Une Goutte d’Eau sur un Volcan, en tournée dans toute la Suisse romande, le réalisateur veveysan et son compère marseillais Frédéric Swierczynski ont tenté de plonger dans la lagune la plus élevée au monde, située sur le Mont glacier d’Ojos del Salado, à la lisière entre l’Argentine et le Chili.

Nicao a 34 ans. Artiste encore méconnu de la scène hip-hop en Allemagne, comme en Suisse, il pourrait bien incarner le futur du rap germanophone outre-Sarine. Proche stylistiquement du rap incarné par Cro en Allemagne, il a sans doute le potentiel de réinventer son style sur la scène suisse. Son premier EP, disponible sur plusieurs plateformes, s’appelle «Pessimist ». Et il vaut le détour.

Ils ne vivent pas dans la revendication perpétuelle. Mais ils souhaitent que leur territoire et leur histoire ne restent pas dans l’ombre. Les hommes et femmes de culture basés soit à Gaza, soit en Cisjordanie, luttent pour la reconnaissance d’une identité culturelle palestinienne. Et dans un monde où tout est plus relatif qu’ailleurs, rien n’est moins simple.

Tout le monde n’a sans doute pas encore entendu parler du métavers. Plusieurs en ignorent, bien sûr, sa signification. Et pourtant, sous cette notion d’apparence très technique, se cache sans doute le futur des connexions humaines qui seront tissées au niveau universel entre chaque individu de la planète. Un nouvel internet composé d’espaces virtuels, persistants et partagés et qui seront accessibles grâce à une interaction en trois dimensions. Rassurez-vous, on y est pas encore. Mais ça viendra.

Grâce à son nouveau long-métrage “I’m Fine (Thanks for Asking)” tourné en pleine pandémie, à l’été 2020, la réalisatrice (et anthropologue) Kelley Kali s’est attaquée aux maux chroniques et répandus de la société moderne: la précarité et le sans-abris. Entièrement tourné chez elle, dans le quartier de Pacoima à Los Angeles à un moment où pavaner dans les rues était défendu, elle a cousu main tout le crédit d’un film de qualité malgré un budget et des ressources particulièrement limités. Le film est apparu au sein de la sélection du 27e GIFF en novembre.

Entre composition de musiques pour pièces de théâtre et bandes originales pour court-métrages, le duo Psycho Weazel est surtout un surdoué de musique électronique d’un vieux genre, rustre et lascive, un peu dark house sur les bords. Leur style ressemble au duo The Blaze ou à Jean Tonique, tout en s’inspirant du genre Selector. Ils sont depuis quelques années sous les projecteurs à Neuchâtel et dans l’ensemble de la Suisse romande. À découvrir absolument.

Passée par la HES-SO où elle a suivi un bachelor en travail social, la rapeuse KT Gorique a nivelé sa passion pour la musique hip-hop à son goût prononcé pour l’étude des civilisations et des traditions indigènes africaines. Ses origines ivoiriennes et italiennes viennent par ailleurs contrebalancer une vie passée entre les trois coins du monde les plus significatifs à ses yeux. Née à Abidjan en 1991, puis arrivée à Martigny (VS) en 2003 avant de remporter plusieurs prix dans le rap (en 2012) et dans le cinéma (en 2019) à New-York, la jeune musicienne vaut parfaitement son surnom de couteau suisse mais aussi celui d’enfant du monde. Ses expériences les plus abouties, elle les raconte dans son dernier album Akwaba sorti en plein confinement, fin 2020. L’occasion d’en savoir un peu plus sur elle.