Nouveauté

HARDAH, ce doux mélange d’expérience et de modernité

« Il ne faut pas penser que lancer sa start-up, c’est simple. Loin de là, dans un marché qui est très compétitif »

« C’est une belle aventure », nous annonce David Delmi, créateur de la plateforme HARDAH, véritable gestionnaire de favoris. Après des mois de travail et de grandes nouveautés, le CEO de cet utile agrégateur de contenu refait sa tournée des médias pour lancer définitivement la version grand public – et gratuite – de son site, déjà disponible sur www.HARDAH.com. Focus.

David Delmi, CEO d'HARDAH.com

Depuis le mois de mai, David Delmi, créateur d’HARDAH, et son équipe ont beaucoup travaillé. Il y a quelques mois, en plein dans le début du codage de la version grand public sortie au début du mois de novembre, David lançait son nouveau concept de réseau social entièrement pensé comme tableau de bord d’internet. Lire notre panorama de la start-up suisse. Aujourd’hui, les choses ont pas mal avancé ; à force de tendre l’oreille, l’entière équipe a su se perfectionner encore plus pour définitivement lancer sa plateforme en cette fin d’année 2016 : « Nous avons continué à recevoir les feedbacks des utilisateurs et nous avons sans cesse été à leur écoute », explique David. Aussi, après maintes remises en question et foyer d’une innovation perpétuelle, HARDAH a développé de nombreuses nouvelles fonctionnalités depuis le lancement de sa version bêta en début d’année, comme le “C-Book” (répertoire de cercles correspondant à une recherche spécifique) ou “My Feed” (création d’un fil d’actualité selon un thème). Une particularité que David Delmi doit notamment à sa capacité d’écoute des utilisateurs de sa plateforme : « Dès que l’on se remet en question et que l’on parvient à mettre l’égo de côté – ce qui n’est de loin pas évident dans l’entrepreneuriat –, c’est bien là que l’on parvient à faire du vrai entrepreneuriat. Car dans “entreprendre”, il y a bien cette idée de “prendre” des idées et compter avec l’avis des autres. » Voilà donc, à l’aune du mouvement de création lancé il y a plus d’une année, qu’une transformation ait véritablement été opérée depuis le mois de septembre dernier : « Nous sommes clairement passés de la start-up étudiante à la start-up pro. Maintenant, les personnes qui travaillent pour HARDAH sont réellement qualifiées pour leur poste », explique David. Un travail d’équipe, une question de passion. Aucune entreprise ne s’est jamais détournée de ces deux réalités-ci.

Des collaborateurs aux parcours diversifiés

Dans un projet voulu entièrement home made – désavouant toute pratique d’outsourcing, soit l’externalisation de tâches par un prestataire privé – David Delmi a engagé depuis le mois de mai, la nouvelle équipe qui travaillera à ses côtés dans la promotion d’HARDAH. Et pour parvenir à ses objectifs managériaux, il n’a pas hésité à faire la part des choses, notamment entre ses amis qui ont progressivement laissé place à de véritables collaborateurs engagés et investis en faveur du projet. On le sait, le choix des collaborateurs se veut être l’une des étapes les plus importantes du démarrage d’une start-up ; c’est pourquoi David a tenu à s’y engager pleinement : « Nous avons vraiment pris le temps de chercher la bonne équipe. C’est ce qui prend généralement le plus de temps dans la formation d’une start-up. Nous avons eu de très bonnes surprises avec des collaborateurs passionnés et particulièrement visionnaires, comme Matias, notre numéro deux ou encore Stéphane, notre quarantenaire expérimenté », explique-t-il. C’est ainsi, qu’au sein d’HARDAH, l’on retrouve des personnalités de tous genres. Une équipe qui est, de plus, entièrement issue d’une formation du pays que ce soit l’EPFL, l’ECAL ou encore l’HEIG d’Yverdon-les-Bains et qui laisse large place à la jeunesse (le plus jeune a 23 ans) pour s’étendre aussi parmi des techniciens plus expérimentés (jusqu’à 39 ans pour le programmeur principal) : « Nous avons une équipe très diversifiée et 100% swiss made, c’est très agréable. Le but est de privilégier le plus de profils différents afin de véritablement apporter une plus-value à notre travail, en matière de compétence mais aussi d’expérience. » Une très belle complémentarité qui dessine un mélange énergique d’expérience et de modernité.

« Quand vous êtes passifs, feignez l’activité et quand vous êtes actifs, feignez la passivité »
Sun Tzu

Aussi car, au cœur de l’action, l’on retrouve les essentielles vision et passion communes qui forment le dispositif triomphateur des plus vieilles affaires du monde. Mais au-delà des beaux discours, c’est surtout dans l’action que s’inscrit le réseau social. Et à vrai dire, dans son évolution, HARDAH sait construire son image de marque : « C’est un produit qui est assez américain, disons-le. HARDAH est un pur produit à la Silicon Valley, très original en Suisse – avoue David Delmi avant de poursuivre – Et il est vrai que c’est très motivant de le faire développer depuis Lausanne ou Genève. C’est pourquoi, nous partageons tous un même esprit ; une équipe soudée avec des objectifs et des compétences clairs afin de pouvoir, à terme, augmenter les salaires et créer de l’emploi. » C’est bien ce qui facilitera les relations avec de potentiels investisseurs avec un modèle économique qui se verra complètement retravaillé pour une meilleure création de valeur. C’est bien là que David domine le défi qu’il s’était lancé au début de l’aventure : « C’est possible de le faire en Suisse ».

Une influence grandissante pour 2017

Révélé à la lumière de la presse locale, HARDAH a également su se mettre en retrait le temps de cinq mois afin de peaufiner les mécanismes et le graphisme de sa nouvelle version. Le temps aussi de lire « L’Art de la Guerre » de Sun Tzu – « Quand vous êtes passifs, feignez l’activité et quand vous êtes actifs, feignez la passivité » –, qui n’a pas manqué d’inspirer le CEO David Delmi. Pourtant, loin de la guerre des idées, c’est plutôt une révolution que prépare la start-up pour l’année 2017. Car après la mise en ligne de la version grand public d’octobre dernier – qui a permis un triplement des utilisateurs de toutes provenances –, les ambitions n’ont pas été gelées pour autant, le lancement de ces nouvelles dispositions n’étant que la véritable première étape du développement de la start-up. Dès 2017, une application Smartphone, elle aussi 100% suisse – « qui va beaucoup surprendre », avise David – et une version pour les entreprises seront notamment élaborées et commercialisées afin d’étendre le projet au-delà des frontières territoriales suisses. Avec en fond de commerce, une demande de plus en plus grandissante : « Il y a environ un mois, nous étions au Web Summit à Lisbonne et nous y tenions un stand, vers lequel beaucoup d’entreprises comme IBM, L’Oréal, Carrefour, Orange ou encore PMU nous demandaient d’élaborer une version conçue et adaptée pour les entreprises. C’est donc ce que nous sommes en train de développer pour l’année prochaine », explique-t-il. C’est la dernière étape avant d’entrer dans un « marketing international », impliquant médias et utilisateurs d’Europe principalement, avant une extension en Asie et aux États-Unis qui se verrait possible notamment grâce à la viralité de l’application mobile : « Pour le lancement de produit, en 2017, nous souhaiterions vraiment nous concentrer sur le continent européen, avant de penser pour 2018 un élargissement vers l’Asie et l’Amérique. Car ce qu’il faut que l’on comprenne en Europe – comme c’est le cas aux États-Unis – c’est qu’il ne faut pas se limiter au pays dans lequel nous appartenons. Notre marché, donc, n’est ni le suisse, ni le français, ni le marché allemand, ni même le marché de ces trois pays réunis, mais bien le marché européen. » En somme, c’est vers une année intense et très productive que se dirige HARDAH avec à la clef, des attentes très élevées et beaucoup de responsabilité. « Nous sommes très impatients de dévoiler ces nouveautés au grand public », ajoute le créateur du site. De ces défis “expansionnistes”, s’en érigent cependant quelques barrières, notamment celle de la langue (la version grand public n’est limitée qu’au français et l’anglais, avant d’envisager l’élargissement à l’allemand et l’espagnol) ainsi que les frontières administratives liées aux règles et législations différentes dans chaque pays. Mais ce sont bien là des obstacles auxquels une entreprise ou start-up suisse se doit de bien connaître, du simple fait de la potentialité et la diversité culturelle qui composent le pays en entier : « Rien qu’en Suisse, les diverses lois cantonales peuvent varier. Les Romands, les Italophones, les Alémaniques et les Romanches constituent ainsi pour nous un véritable marché test sur lequel nous pourrons observer l’évolution de la plateforme. »

L’entrepreneuriat vers la voie de la vulgarisation ?

Il se trouve un réel engouement pour l’entrepreneuriat, que ce soit en Suisse ou dans n’importe quel autre pays du monde. « Il s’en ressent un grand effet de mode », témoigne David Delmi à l’encontre d’une machinerie qu’il souhaite absolument dompter. Aussi car à trop vulgariser et démocratiser l’entrepreneuriat, on le dessert fortement, selon lui : « Il ne faut pas penser que lancer sa start-up, c’est simple. Loin de là, dans un marché qui est très compétitif. » Aussi, pousse-t-il à se démarquer d’un effet « Mark Zuckerberg » – dont Facebook se veut être un exemple rare de parfaite “success story” – qui sape la réalité des choses. La volonté de David Delmi se résume alors dans la formation d’un écosystème de start-up qui puisse miser davantage sur la qualité que sur la quantité. En Suisse, ce mouvement est encore réalisable, car la plupart des entrepreneurs ont réellement « la tête sur les épaules. Un tri sélectif des meilleures start-up a déjà été réalisé et ceux qui restent ont su mettre la main dans le cambouis tout en se remettant en question. C’est un monde lors duquel il faut avoir de la créativité tout en maintenant la tête sur les épaules », répète-t-il. Mais pendant ces cinq mois d’intense travail, David a notamment pris le temps de rencontrer plusieurs politiciens, journalistes, banquiers, hommes d’affaire ou encore des fonctionnaires à Lausanne et Genève pour tenter de comprendre les inconvénients et les avantages du marché suisse, mais aussi pour s’informer des possibilités d’aides existantes et des possibilités de partenariat qui s’offrent à HARDAH, notamment du côté de l’État, susceptible de se placer alors en soutien indirect de l’économie suisse. « Le domaine des subventions est un domaine particulièrement rigide qu’il faille absolument assouplir. C’est très malheureux, même si le canton de Vaud soutient l’entrepreneuriat et l’aide au lancement de start-up. Cela est mois développé dans le canton de Genève, même si du point de vue du cautionnement bancaire et des prêts, à un stade supérieur pour une somme de plus 400’000 francs, cela est plus accessible, suivant la crédibilité de l’entreprise. » Ainsi, c’est un véritable environnement sain et fortement innovant qui semble entourer HARDAH et son équipe de développeurs. Ne reste donc plus qu’à patienter jusqu’à 2017.

Ce qui n’a pas changé et ne changera jamais

La start-up partage, depuis ses débuts, des valeurs inaltérables, comme celle de la gratuité du site pour les utilisateurs privés et la non-revente des données de ces derniers : « C’est un point qui est important. Je suis moi-même utilisateur de mon produit, je n’ai pas envie qu’une entreprise récolte mes données pour quelconque finalité publicitaire, comme le font bon nombres d’entreprises américaines. Cette pratique n’est pas dans nos gênes », précise David Delmi. Des valeurs et des engagements qui s’accordent particulièrement à la volonté de sobriété dans les placements de produits publicitaires sur la plateforme. Suivant une charte graphique qui se veut, elle aussi, innovante, tout est pensé de manière à rendre la publicité la moins intrusive possible, sans pop-up. Une stratégie qui trace bien sa route, comme le précise David : « Les chiffres sont très bons. Je pense que quand l’on respecte les utilisateurs, ils nous le rendent volontiers. Aussi car le produit est avantageux pour tout le monde. » De cette manière, HARDAH semble alors avoir également révolutionné la manière par laquelle il soit possible de faire de la publicité, un moyen efficient et plus efficace. « La publicité doit être bénéficiaire pour l’entreprise qui investit un capital pour cette action, tout en favorisant autant l’intermédiaire – HARDAH – qui perçoit de l’argent, que l’utilisateur pour qui la publicité se voudra être une réelle plus-value. Et ça marche. » En d’autres termes, HARDAH est parvenu à rendre la publicité agréable, à défaut d’être pénible dans bien d’autres plateformes sociales. Une équipe fidèle à elle-même.

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About Yves Di Cristino (358 Articles)
Rédacteur en chef, membre actif de l'Association Suisse des Journalistes Indépendants (CH-Media) et de l'Association vaudoise de la presse sportive (AVPS). Étudiant en Master de Sciences Politiques à l'Université de Lausanne. Prépare un mémoire en histoire internationale focalisé sur les relations de Guerre Froide et de post-Guerre Froide.

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