Les signaux sont éminemment positifs; en août dernier à Lausanne, à l’occasion de l’ITU Grand Final, les triathlètes suisses ont montré pattes blanches devant leurs résultats résolument et éminemment positifs. Il en est allé de leur saison tantôt compliquée, marquée de défis pluriels et de mise en jambe graduelle sur les routes fort vallonnées de la capitale olympique. Il en va aussi désormais de comprendre comment les Top 15 d’Adrien Briffod et Andrea Salvisberg et les prestations en dent de scie de Sylvain Fridelance puissent s’avérer perfectibles à quelques mois seulement des Jeux Olympiques de Tokyo pour lesquels ils s’évertuent à décrocher une qualification nullement acquise d’office.

Championne d’Europe de triathlon longue distance et médaillée de bronze aux Mondiaux de Nice samedi dernier, Imogen Simmonds n’a cessé de gravir les échelons de son sport pour devenir une athlète professionnelle qui cumule les progressions et les succès. Depuis désormais cinq ans et le début de sa carrière sportive, rien ne semble perturber la pente ascendante de la Suissesse. Une ascension qui va la conduire à Hawaï (USA) le 12 octobre prochain pour ses premiers championnats du monde d’Ironman.

À huit jours du début de la 26e édition du triathlon de Lausanne qui prendra cette année le nom d’ITU World Triathlon Grand Final Lausanne, les organisateurs de l’événement ont mis les petits plats dans les grands pour cette fête du triathlon mondial et populaire. Avec des parcours sélectifs mêlant nouveautés et traditions, les spectateurs assisteront à un spectacle inédit. La grande finale des Championnats du monde de triathlon réunira notamment un plateau mondial d’exception.

« Les montées faisaient mal. La récupération a été difficile jusqu’à mercredi, je paie certainement le coup de l’enchaînement. Mais il faut dire que les encouragements des Suisses, ici à Lausanne, motivent. À pied, surtout, l’on ressentait d’autant plus le soutien incroyable du public. » Sylvain Fridelance (15e) savourait son résultat à Ouchy, une semaine seulement après être un peu passé à côté de ses Championnats d’Europe à Glasgow (25e au Strathclyde Country Park). À Lausanne, la fête suisse fut totale samedi après-midi, malgré la chute d’Andrea Salvisberg qui a été contraint à l’abandon. Autre Suisse, Max Studer a quant à lui brillé à une belle 11e place.

La Suissesse Nicola Spirig a remporté la dixième étape de Coupe du Monde de triathlon samedi après-midi à Lausanne. Une semaine après avoir remporté l’or européen au Strathclyde Country Park de Motherwell, au large de la capitale écossaise Glasgow, la triathlète de 36 ans s’est à nouveau illustrée “chez elle” malgré une courte récupération. Sur la même distance olympique (1,5km de natation, 40,100km de vélo et 10,160km de course à pied), la voilà sacrée à nouveau en Coupe du Monde. Sa dernière victoire remontait à l’étape de Kitzbühel en Autriche il y a dix ans. Les autres Suissesses engagées peuvent, pour la plupart, s’afficher heureuses de leur résultat; Lisa Berger a terminé 20e, Estelle Perriard 21e alors qu’Alissa König a abandonné après quelques kilomètres de course à pied le long de la Place de la Navigation à Ouchy. Toutes concourent pour une place qualificative chère pour les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. À alors 38 ans, Nicola Spirig, double tenante du titre à Londres en 2012 et à Rio en 2016, pourrait encore disputer ses dernières Olympiades.

Du Strathclyde Country Park, Motherwell (Écosse)

La France du triathlon repart de Strathclyde les sacs pleins. Avec trois médailles, dont deux en or de Pierre Le Corre et du relai mixte, la délégation tricolore a fait mieux que ses attentes. Lancée jeudi après-midi par la médaille de bronze de Cassandre Beaugrand, les Bleus ont connu la belle histoire de la montée au sommet de Pierre Le Corre, vainqueur de son épreuve loin devant le double champion olympique Alistair Brownlee (4e). La France prépare, dans les faits, déjà ses prochains Jeux Olympiques à Tokyo en 2020 et cela promet…