Après deux saisons en LNA vécues en Entente avec le RC Yverdon, le club de rugby de Neuchâtel a pris la dure décision cet été de repartir de tout en bas pour se recentrer sur ses objectifs de formation. La décision, contestée par-ci, par-là en interne, a toutefois été rapidement entérinée au vote par les membres du club. Celui-ci repart ainsi de zéro; il renaît presque de ses cendres au contact de nouveaux entraîneurs et de joueurs fidèles au projet commun. Ancien coach de l’équipe en LNA, Gilles Cerede (49 ans) a même retrouvé ce week-end contre Palézieux son nom sur les feuilles de match. L’ambition en faveur de la relève (et des féminines) jouit donc d’un tout nouveau départ.

Le rugby suisse sera à l’arrêt jusqu’au terme de la présente saison. C’est la Fédération Suisse de Rugby (FSR) qui l’a annoncé sur les réseaux sociaux vendredi matin. Si la décision est unanimement acceptée par l’ensemble des acteurs du rugby suisse, il n’empêche qu’elle met au cœur des discussions le destin de plusieurs clubs qui s’apprêtaient déjà à vivre un été de promotion. C’est le cas de l’équipe féminine des Switzers, actuellement première de LNF-B. Leur entraîneur Gianni Di Martino, également Secrétaire Général de l’Association Cantonale Genevoise de Rugby (ACGR), pointe les enseignements qu’une telle situation livre sur le rugby actuel à Genève, et chez les filles.

Lionel Perrin s’y est pris tôt cette année; les 25 et 26 janvier, l’entraîneur national a rassemblé une première sélection de 18 joueuses à Neuchâtel en vue du renouveau continental, alors que la Nati évoluera dans la troisième division européenne cet été prochain. En effet – une première depuis plusieurs années –, la Suisse n’est pas parvenue à se maintenir dans la division supérieure (Europe Trophy) en juin dernier; onzième d’un classement qui comprend douze équipes, elle a immanquablement été reléguée. Mais la promotion directe – et sans délai – ne sera pas hors de portée en Serbie, faut-il encore que la sélection se révèle prête à relever le défi.