Depuis plus de trois mois, l’Association Cantonale Genevoise de Rugby (ACGR) s’est associée à leMultimedia.info dans le but de redécouvrir les origines du rugby en Suisse. L’année 2020 n’aura pas été prospère sur les terrains, sinon sur celui de l’étude historique. Sur ce plan, les premiers résultats se sont révélés prolixes, laissant imaginer un développement nouveau de ce sport sur nos terres romandes, mais aussi alémaniques. CEO de l’ACGR, Gianni Di Martino nous répond à mi-parcours des recherches menées.

À Lausanne,  le 9 mars 1894, l’on découvrait qu’un match de rugby avait déjà eu lieu entre deux formations du coin; Lausanne-Nord (quartier que l’on pourrait imaginer des actuelles Plaines-du-Loup et alentours) affrontait une formation de Lausanne-Sud (actuellement Vidy), couplée par des gaillards d’Yverdon. De ce match, l’on en avait succinctement rappelé la faiblesse des avants de la formation du nord qui s’était inclinée 4-16. Soit. Mais c’est bien pour rappeler que dans le canton de Vaud, l’on eut promu très tôt la vivacité d’un sport nouveau et juste ce qu’il faut de physique pour en tirer la pleine nature athlétique. Cela se révèlera d’autant plus marqué quelque 30 années plus tard, à l’époque où un certain Cécilien Marais, promoteur de la région du Havre, urgea la création du Stade Lausanne Rugby Club, puis celle du premier championnat suisse et enfin celle de la Fédération Suisse de Rugby (FSR). Au vrai, tout est vraiment parti de Lausanne. Mieux tout est vraiment parti de Stade Lausanne.

En collaboration avec l’Association Cantonale Genevoise de Rugby (ACGR), leMultimedia.info a retrouvé dans les archives des plus grands titres sportifs romands et lyonnais l’once d’une des faces (copieusement) cachées du rugby suisse. Contrairement à plusieurs croyances, il s’en trouverait que plusieurs clubs de l’arc (a)lémanique des villes de Lausanne, Genève et Zürich se retrouvent – à la lumière de certaines découvertes – centenaires. De plus, si le club de rugby de Servette est la première institution de Suisse dédiée à la pratique de ce sport, force est de constater que le rugby se jouait auprès de plusieurs autres clubs de Football-Association (le football sous sa forme actuelle) bien avant 1890. Notre revue de presse ancienne.

Ils sont frère et sœur, partagent la même passion pour le rugby et sont tous deux capitaines de leurs clubs respectifs. Arnaud (20 ans) et Anne Thiébaud (25 ans) vivent une saison à destin croisé entre Stade Lausanne et l’Albaladejo. Quid du plus expérimenté, de la mieux préparée, de leur évolution respective dans les cadres variés de l’équipe nationale suisse ou de leurs ressentis sur les terrains de rugby, leur histoire (de famille et d’amitié) est racontée par ceux qui l’ont côtoyée au plus près… et par eux-mêmes.

Avusy, le petit poucet qui domine le favori lausannois ? Cette lecture est celle du commentateur non observateur. Quelques jours après la finale de Coupe de Suisse remportée par les Genevois (9-13) au stade Juan Antonio Samaranch de Vidy, l’invincibilité d’Avusy laisse le monde du rugby sous le charme tout autant qu’elle questionne l’issue d’une finale qui (logiquement peut-être) est revenue à l’équipe la plus expérimentée, celle qui avait le plus de métier. Au travers de ce match, l’on y voit sans doute le reflet d’un long travail mental et psychologique mené – et à mener encore – auprès de ces jeunes lausannois encore cruellement en manque de cran dans les instants décisifs. Bilan.

Stade Lausanne a sans doute cueilli ce week-end sa plus belle victoire de la saison en demi-finale de Coupe de Suisse face au lauréat 2017, Genève Plan-les-Ouates (19-27). Les hommes de Mario Bucciarelli, forts d’un groupe qui n’a jamais abandonné le moindre espoir de créer ce qui s’apparente à un exploit, ont réussi l’un de leurs grands objectifs de la saison: se qualifier pour la finale de Coupe à Lausanne. En effet, les festivités de l’ultime rencontre auront lieu le 29 juin prochain au stade Juan Antonio Samaranch dans le quartier de Vidy. UN complexe lausannois qui pourrait bien voir triompher une équipe… lausannoise. La deuxième équipe qualifiée sera déterminée le 14 avril entre l’actuelle formation de LNB Avusy et Hermance. Quant à PLO, l’heure est déjà à la reprise du championnat face à Grasshopper, une rencontre de première importance dans l’optique d’une qualification pour les play-offs.

Le XV atomique a été contraint de courber l’échine à deux reprises face à Stade Lausanne. En Excellence A, les Stadistes – qui ont pu bénéficié d’un réel coup de poker avec les quatre essais d’Henry Pharaony – l’ont emporté 10-40 face à CERN avant de dominer sur le fil la première équipe en LNA 15-19. Pas de meilleur augure pour les hommes de Yann Mauvoisin. En revanche, Mario Bucciarelli respire à une semaine de recevoir Hermance sur le terrain de Chavannes-près-Renens.

C’est une histoire d’amitié. Entre John Etheridge et Mario Bucciarelli, lesquels préparent un camp de formation à Macolin comme chaque année (l’année passée, il était dispensé également par Patrice Philippe, ancien responsable de la formation à Colovray), le courant passe. Mais si les deux sont d’excellents tacticiens, leur équipe diverge encore de beaucoup. À Colovray, ce dimanche, ce fut l’expérience contre la jeunesse, la discipline face à l’empressement, la rigueur face à la fébrilité. Le RC Nyon s’est imposé 37-10 face à Stade Lausanne mais les Lausannois (pour la plupart de moins de 21 ans) prouvent de semaine en semaine mériter leur place dans l’effectif. Et la rivalité fut de poids; en mêlée, les Stadistes n’eurent pas manqué de contester leurs adversaires.