La championne du monde du semi-marathon, Ruth Chepngetich a remporté le semi-marathon d’Istanbul le 4 avril dernier, établissant également le nouveau record du monde de la discipline. C’est la première fois qu’un semi-marathon a vu trois femmes terminer sous le seuil des 65 minutes ; l’épreuve la plus rapide de tous les temps, en pleine période de Covid-19. La veille, dans la commune de Belp près de Berne, la fondeuse du TG Hütten Fabienne Schlumpf avait, de son côté, également battu le record de Suisse du marathon pour sa première compétition officielle sur la distance. De quoi laisser penser que la pandémie n’a pas eu que des effets négatifs sur la forme et le mental des athlètes (féminines) de longues distances.

Envoyé spécial à Al Corniche, Doha (Qatar)

Au marathon mondial de Doha, lieu peu adapté aux records, sinon aux titres, Ruth Chepng’etich l’a emporté en 2h32’43”, devant la championne sortante Rose Chelimo et la Namibienne Helalia Johannes. La course s’est tenue dans des conditions dantesques et sous une chaleur étouffante – 29,5 degrés et 73,3% d’humidité (selon la Wet Bulb Globe Temperature, principal indicateur de température privilégié par l’IAAF, la Fédération internationale d’athlétisme). Soit un climat par lequel le staff médical de la Fédération recommande des mesures strictes de sécurité. Par chance, elles ont toutes été dûment appliquées, et ce d’autant plus avec l’abandon successif de 28 athlètes sur les 69 en lice. Une énormité, en réalité.