Les États-Unis regorgent de talents et cela est difficilement dissimulable au panthéon des grands champions de l’athlétisme. Ces dernières années, les sprint mondial trouve sur ses pistes une relève extraordinairement engagée sur les plus grands plateaux internationaux. Rien qu’au dernier meeting de la Diamond League à Rabat, en capitale du Maroc, ils furent quatre Étasuniens à dominer la course avec des temps relativement intéressants. L’extraordinaire forme de Christian Coleman pour son premier rendez-vous après sa blessure au jarret a par ailleurs prévalu sur la dynamique de ses coéquipiers Ronnie Baker (2e), Noah Lyles (3e) et Michael Rodgers (4e). Et si l’on compte également le prometteur Michael Norman sur les 200 et 400 mètres, l’on voit flotter en grande et belle domination le drapeau étoilé américain sur le sprint planétaire, toutefois jamais dénué d’outsiders de diverses nationalités, à l’image de l’Antiguais Rai Benjamin. 

Du Complexe Sportif Prince Moulay Abdallah, Rabat (Maroc)

Thomas Röhler n’aura pas atteint les 90 mètres une troisième fois cette saison. Après y être parvenu à l’occasion du premier meeting de la Diamond League le 4 mai dernier à Doha, l’Allemand avait réussi à rempiler au meeting de Dessau en Saxe-Anhalt début juin. Depuis, il accumule les secondes places dans les meetings qu’il a disputés entre Ostrava en République Tchèque et Lucerne en Suisse sans pour autant parvenir à approcher la marque magique. Le meeting de Rabat ne lui aura pas permis de réussir le lancer parfait (85,19m).