Déjà candidate au Conseil National en récoltant 1,2% des voix lors des dernières élections fédérales, la section vaudoise du parti pirate se lance à Lausanne et à Montreux pour ces élections communales. Le mouvement pirate est originellement issu de Suède et d’Allemagne depuis 2006 où il a provoqué des surprises électorales inattendues dans ces pays : 7,1% aux élections européennes de 2009 en Suède et 7,8% (soit 600 000 votes) à l’élection régionale allemande de Rhénanie-du-Nord-Westphalie en 2012. En Suisse, les résultats ne sont pas encore présents mais élection après élection, le parti se structure mieux avec un programme et des listes plus denses comme dans le canton de Vaud où il défend un programme social de logement abordable et de mobilité plus verte. Cependant, il se distingue et s’affirme réellement sur son analyse des conséquences politiques des nouvelles technologies et sur les notions d’internet citoyen. Rencontre avec Thomas Moret, tête de liste pour le Conseil Communal de Lausanne.

Inspirés par la formation politique de gauche espagnole Podemos, les membres de « Casona Latina », le centre culturel des Amériques à Lausanne ont très récemment constitué une liste en vue des élections communales lausannoises. Très engagés dans la volonté de promouvoir les cultures diverses, au-delà même du simple multiculturalisme, Sandrine Cornut, Présidente et Juan Correa, les deux cofondateurs de cet espace culturel dédié à l’Amérique Latine se battent pour colmater le « cultural gap » qui persiste encore au sein de la capitale vaudoise selon eux. leMultimedia.info a rencontré Sandrine Cornut dans les locaux de « Casona Latina », une occasion de se familiariser avec l’univers et les convictions du groupe SoMos qui concoure modestement pour la Municipalité de la ville de Lausanne. Interview.

Partout les formations du centre semblent gagner en popularité, même en Suisse où les élections fédérales faisaient transparaître une déroute centriste au profit de la droite. Et pourtant, le Centre peut être l’alternative souhaitée à des décennies d’immobilisme politique, de prises de bec structurantes sans pour autant qu’une vision claire et précise de la réalité puisse apparaître sous les déclarations de la gauche comme de la droite. De nos jours, engoncés dans une décadente société où parfois le progressisme et les solidarités prévalent sur la raison et transforment les mœurs les plus ancrées, la solution semble apparaître aux extrêmes de l’échiquier politique (comme en témoignent l’aventure Syriza en Grèce ou encore la montée fracassante du Front National en France). Mais qu’en est-il de l’extrême centre ?