Le 5 mars dernier, la reine du rap kényan Muthoni Drummer Queen (36 ans) a sorti son dernier clip vidéo “Power”, entièrement réalisé par la Nyonnaise Mei Fa Tan. Un court-métrage poignant, riche en symbolique, qui met la femme – dans sa splendeur, sa nudité et son courage – au cœur de l’argument artistique. Sans oublier que, dans le titre chanté, la puissance des mots égale hautement celle du message socio-politique qu’ils souhaitent traduire. « Le rap est une technique qui place le texte et les mots au centre de l’attention. C’est de la poésie mouvante. Par le rap, l’on peut se permettre de créer une escalade de niveaux, jouer avec les métaphores et se sentir vraiment fort en les prononçant. » Dans le contexte, cela s’avère parfaitement adapté.

La candidature sur dossier à laquelle s’est prêtée en 2018 l’artiste auprès de la production Picture My Music de Mei Fa Tan – laquelle projette depuis six ans d’illustrer une musique choisie, parmi 140 projets, par la réalisation d’un clip vidéo – ne reflète en réalité que le versant actuel de la progression artistique de Yael Miller. Mais celui-ci n’a pas été le plus anodin non plus. Pour s’en rendre compte, en revanche, il convient de repartir un peu plus loin dans la vie – et la carrière – musicale de cette artiste aux racines israéliennes.

Un peu plus de trois ans après son dernier album avec son groupe Orioxy en 2015 et à peine quelques mois après la sortie officielle de son premier opus en solo 00-08, Yael Miller dévoile en ce 8 mars, journée internationale de lutte des femmes, le nouveau clip vidéo du titre Angry, réalisé par la Nyonnaise Mei Fa Tan. À nouveau pensé comme un véritable court-métrage aux signifiants nombreux, la réalisatrice et instigatrice de la production Picture My Music dévoile, elle aussi en ce jour, un énième travail de très haute portée.