Arsène Passamani (alias Senar) est un jeune homme de 21 ans, passionné de sport et de musique et gorgé de talent, tant pour l’un que pour l’autre. Sur les hauteurs du Léman, à Riex, petit bourg en plein vignoble entre Lausanne et Épesses, il dévoile, en ce mois de mai, “L’aimant”, un dix-titres en hommage à sa région natale. Un vent de fraîcheur vient nous caresser en plein printemps.

Avec son nouveau titre “Mourons de plaisir”, le journaliste et auteur-compositeur-interprète valaisan Jonas Follonier souhaite faire l’éloge du plaisir, du partage et de la convivialité mais aussi dézinguer sous le mode de l’humour toutes les espèces possibles de rabat-joie. Doué au sens de la formule, le jeune homme de 24 ans établi aujourd’hui à Neuchâtel partage, sur papier, comme sur partition, l’ensemble des messages – de liberté et de joie, sur la vie comme sur la mort – qu’il souhaite faire passer à un monde qui parfois se barricade.

Il s’inspire de M83, de Selah Sue et d’Yvan Franel, entre autres. Léo de Riedmatten est un multi-instrumentiste, artiste transversal et entrepreneur d’un style qui outrepasse les frontières du réel. De la pop-électro à la néo-soul, de la batterie au piano, de la musique au film, le Valaisan de 24 ans, batteur des Stevans, vagabonde un peu où le vent le mène. Et les bourrasques font parfois bien les choses…

Bercé entre pop rock et ballade folk, le nouveau titre “Hollow”, en pleine collaboration entre KAY JAM et NALU, est sorti le 30 octobre dernier. Décliné sur écrans, le clip vidéo réalisé par Yannick Maron a, quant à lui, été présenté le 11 novembre. Dans un style léché et en pleine forêt, le projet met en scène quatre danseurs portés par une composition rock des plus cadenassées et adoucies, comme attendu. Après la sortie de l’album “Ocean Eyes” ce printemps, ce nouveau single vaut le détour, en plein automne cette fois-ci.

Vendredi 17 avril sortait le premier album du groupe Nalu, “Ocean Eyes”. Un opus tourné, en ces moments particuliers de la vie humaine en communauté, vers le partage d’émotions. Dans l’idée, n’en reste cette volonté de voyager et faire voyager ; Noa Zalts (24 ans), accompagnée des musiciens Wills Gey, Romain Equey, Marine Wenger et Victor Darmon, invitent également dans cet album le fantasque Mark Kelly qui n’est pas là que pour une simple figuration. Cet échange entre Nalu et l’artiste originaire de Manchester attrape une virevoltante vitalité.

Le 5 mars dernier, la reine du rap kényan Muthoni Drummer Queen (36 ans) a sorti son dernier clip vidéo “Power”, entièrement réalisé par la Nyonnaise Mei Fa Tan. Un court-métrage poignant, riche en symbolique, qui met la femme – dans sa splendeur, sa nudité et son courage – au cœur de l’argument artistique. Sans oublier que, dans le titre chanté, la puissance des mots égale hautement celle du message socio-politique qu’ils souhaitent traduire. « Le rap est une technique qui place le texte et les mots au centre de l’attention. C’est de la poésie mouvante. Par le rap, l’on peut se permettre de créer une escalade de niveaux, jouer avec les métaphores et se sentir vraiment fort en les prononçant. » Dans le contexte, cela s’avère parfaitement adapté.

Lone est le titre du nouvel album vernis par Adriano Koch au début du mois de mars 2020; il rapporte à l’isolement, au confinement noctambule tout autant qu’à une véritable et louable déclaration à son instrument d’origine, le piano. Dans un morceau acoustique du même nom – alors qu’il délivre un grand opus toisé d’électronique –, il redécouvre la joie d’un titre entièrement délivré sur piano, seul et isolé du reste. « J’ai passé beaucoup de temps à l’électronique que le tout dernier titre que j’ai composé pour cet album – Lone –, j’ai voulu le dédier à mon instrument, en acoustique pure. » Il explique qu’il faut le voir comme un hommage et c’est une bien belle invitation au partage. L’album est disponible depuis le 6 mars.

Jean-Charles Guichen en a encore sous le pied. Et dans les bras. Au festival interceltique de Lorient, en août 2019, le natif de Quimper s’est illustré corps et âme face à une assistance de plus 4’000 personnes, livrant l’un des concert en fest-noz les plus aboutis pour l’assemblage en live de son cinquième album. “Braz Live” est justement sorti le 6 mars dernier, délivrant l’orne d’un opus aussi inédit que traditionnel. Avec la revisite de plusieurs titres de ses derniers albums “Elipsenn” (2015) et “Breizh an Ankou” (2017), il en a adjoint quelques nouveaux, dont l’impensable Bro Gozh’, l’hymne breton réarrangé version valse. Une belle occasion de voyager – à nouveau – entre le monde celtique et la proche Amérique.