Étiquette : Montreux

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Le Montreux Comedy Festival à la page d’une (nouvelle) révolution numérique

Le Montreux Comedy Festival a 30 ans et la fête fut intense durant dix jours et douze galas à l’Auditorium Stravinski; avec une centaine d’artistes de tous bords, de toutes provenances et de tous styles, le public – aussi varié que possible – a validé – par voie de billetterie qui compte une progression de 80% sur l’ensemble de la manifestation – les choix onéreux et risqués de la direction du festival. Car si la marque Montreux Comedy s’exporte depuis quelques années également sur d’autres continents, entre l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Asie et bientôt l’Amérique, « tout est fait pour que le public montreusien puisse vivre en plein l’expérience Montreux », assure le Président fondateur Grégoire Furrer. En effet, si les artistes ont plusieurs publics, le Montreux Comedy Festival en compte surtout un de prestige: « Il n’y a pas de publics plus important que d’autres. » Mais celui de Montreux est particulier car il est surtout fidèle depuis plusieurs décennies.

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Remi Bruggmann: « On a été très impressionnés par la chanson de Mahmood »

Beaucoup s’en réjouissent comme un signe avant-coureur de l’été, une poignée la voient comme l’aboutissement d’une année de recherche dans les salles et de négociations à l’interne. Rémi Bruggmann est l’un de ces derniers. Programmateur du Lab et des scènes gratuites au Montreux Jazz Festival depuis 2017, l’ancienne tête chercheuse du Romandie nous raconte les coulisses de la programmation de cette 53e édition.

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Flèche Love : le singulier au pluriel

Faut-il être nécessairement motivé par une tête d’affiche pour se rendre à un concert ? L’artiste suisse Flèche Love nous a donné un début de réponse, vendredi dernier au Montreux Jazz Lab. Généreuse dans ses textes comme à la scène, l’artiste genevoise s’est illustrée avec brio, avant de céder sa place à Angèle et Lomepal. Dernier coup de projecteur de cette 52e édition, sous de très bons auspices pour la scène romande.

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Nick Cave & the Bad Seeds : From Montreux to Eternity

On avait ouï-dire la légende. Tel saint Thomas, on voulait la voir : on l’a touchée. Figure christique en costume trois pièces, Nick Cave accompagné de ses mauvaises graines ont transcendé le Stravinski, ce jeudi soir. Le rapport viscéral qu’entretient le sexagénaire avec son public n’a rien subtilisé à la décharge émotionnelle, délivrée pendant plus de deux heures, par un live au zénith de l’imaginable. Sauvagerie envoûtante, dégâts magnifiques, voluptuosité saturnienne… une intensité sans précédent pour le plus beau show de cette édition, si ce n’est d’une vie.

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Une pierre qui roule : Queens of the Stone Age

Point d’orgue de cette soirée dominicale, Josh Homme et ses compagnons ont fait mordre la poussière au Stravinski. Les Queens of the Stone Age ont rempli les attentes d’une des plus grosses soirées du festival : show généreusement rodé, jeux de lumières époustouflants et maestria à la hauteur du groupe californien. Seule ombre au tableau : une acoustique qui semble s’être calquée sur les open airs estivaux, oubliant les qualités inhérentes de l’Auditorium.

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The Last Internationale: la conscience du rock

Les bracelets rouge vif en annonçaient la couleur : nuit d’été saignante au Stravinski. Le duo The Last Internationale, dont les titres ont une coloration politique marquée, a ouvert les hostilités, en première partie des Californiens de QOTSA. Poings levés, revendications pleinement assumées, les New-Yorkais n’ont rien fait à moitié et ont livré une performance solide. Retour sur ce baroud d’honneur de début de soirée.

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Margareth Menezes, Mart’Nália, Gilberto Gil, quand les identités croisent la musique

Richard Bona, présent sur la scène du Montreux Jazz Club lundi à 1h du matin, lors du concert surprise du 85e anniversaire de Quincy Jones à Montreux, l’a toujours annoncé: il faut chanter avec ses racines, au plus près de ses origines. Sinon ? il n’y a pas de musique. Disons-le, au-delà de Richard Bona, cet auteur, musicien et chanteur camerounais, il y a de parfaits exemples d’artistes engagés dans la promotion de leur identité au travers d’une musique qui leur est propre. Il n’y avait qu’à jeter un coup d’œil à la Brazil Night de samedi soir à l’Auditorium Stravinski; Margareth Menezes, Mart’Nália et Gilberto Gil ont offert un récital de presque quatre heures et demi sur la scène cardinale du Montreux Jazz Festival avec, pour seule mission, vivre leur musique. De Bahia à Rio, l’on retrace volontiers les trois artistes qui ont donné, souvent de leur temps et de leur énergie, à la promotion et au développement de la culture dans leur pays, le Brésil.