Depuis son arrivée à Genève en 2015, à 20 ans, Helen Bekele Tola surplombe désormais la moindre compétition de course organisée sur l’arc lémanique. Depuis ses premières courses disputées dès l’âge de majorité, l’Éthiopienne rêve désormais des Olympiades… mais uniquement à condition de recevoir prochainement le passeport suisse. Un cas précédent existe et il ne concerne nul autre que son mari Tesfaye Eticha qui avait disputé le marathon des Jeux Olympiques de Londres en 2012 sous la bannière helvétique. Et les histoires de familles, c’est tout ce qu’on aime, à priori.

Récemment nommée ambassadrice des Jeux de la Jeunesse 2020 à Lausanne, Sarah Atcho est actuellement en pleine saison (sur les 200m surtout) en vue des Championnats Suisses d’athlétisme à Bâle (23 et 24 août), avant les Mondiaux de Doha du 27 septembre au 6 octobre en Qatar. Si la Lausannoise peine à se révéler sur les pistes en individuel cette année, c’est avec le sourire qu’elle assume sa mauvaise préparation, son épanouissement avec le relai national, ses objectifs pour Tokyo et enfin son engagement en marge des JOJ de Lausanne dès le 9 janvier 2020. (Longue) rencontre.

Après les JOJ, la panacée ? Les Tessinois Noè Ponti et Leoni Richter, ainsi que leurs homologues italiens Thomas Ceccon et Federico Burdisso ont tous été du voyage à Buenos Aires avec leur délégation nationale respective. Constatant leur toute première participation aux Jeux Olympiques de la Jeunesse en Argentine en octobre dernier, tous ont témoigné leur satisfaction et les apports que celle-ci ait pu procurer à l’aube d’une saison clef pour la natation mondiale. Mais il reste du travail à effectuer dans la promotion de ce nouveau raout, en vue également de la volée hivernale 2020 qui sera inaugurée à Lausanne le 9 janvier.

De nombreux grands athlètes de la natation mondiale étaient absents des Championnats du Monde en petit bassin à Hangzhou en Chine. Si la plupart se révèlent moins performants sur le bassin de 25 mètres, d’autres avouent nourrir des objectifs prioritaires sur le grand bassin. Katie Ledecky, Adam Peaty, Sarah Sjöström et avec eux, une grande partie de la natation française et britannique avaient décidé de passer leur tour. D’autres délégations, en revanche, ont répondu massivement présentes; au-delà de la Chine et du Japon, les États-Unis, la Russie et l’Italie ont été les plus représentés en Extrême-Orient, ce qui en fait – sans aucun doute – les meilleures nations de la natation mondiale. Mais au-delà du nombre, certains athlètes ont aussi démontré être capables de concilier les deux, à l’image de Katinka Hosszú, Ranomi Kromowidjodjo, Chad Le Clos ou encore Federica Pellegrini. Nous en avons discuté avec quelques nageurs cette semaine à Lausanne.

La compagne du starter suisse Jérémy Desplanches, Charlotte Bonnet (23 ans) est présente à la Swim Cup pour la troisième fois, en trois éditions. La nageuse de l’Olympic Nice Natation a connu une année flamboyante sur tous les fronts. Championne d’Europe des 200 mètres à Glasgow et médaillée de bronze sur les 100 mètres en nage libre, la native d’Enghien-les-Bains fait partie d’un groupe élargi du club niçois ayant fait le déplacement à Lausanne. Bien entourée auprès des athlètes de grande expérience entraînés par Fabrice Pellerin, la multiple championne de France (avec plus de 30 titres cumulés entre le petit et le grand bassin) se dresse aujourd’hui à l’image du renouveau de la natation française. Ce jeudi soir, à Mon-Repos, la Niçoise d’adoption a terminé seconde d’une finale remportée par la Canadienne Kayla Sanchez sur les 100 mètres nage libre.

Plusieurs fois champion suisse et athlète lors des Jeux Olympiques de Pyeongchang en début d’année, Pat Burgener est également musicien entre deux compétitions. Avant le début de la nouvelle saison, nous avons pu rencontrer cet homme à tout faire, figure montante du snowboard international. À seulement 24 ans, le parrain des Jeux de la Jeunesse 2020 de Lausanne nous explique comment il arrive à concilier ses deux passions, le sport et la musique, sans se sentir surchargé, en tentant même de nouveau projets.

Il n’a terminé que sixième avec un temps qui ne satisfera pas grand monde (20”40) mais il n’empêchera pas que le sprinteur suisse Alex Wilson (27 ans) a terminé sa saison avec un sentiment profond de travail accompli. Le Bâlois a tenu bon ses objectifs à Berlin, décrochant sa première grande médaille dans des championnats continentaux au prix d’un bronze sur les 200 mètres. Fier, c’est avant tout un grand tour d’honneur qu’il est venu réaliser “chez lui” à Zürich, déclassant notamment sur de son couloir numéro 7 le Britannique Nethaneel Mitchell-Blake. « Ma saison a été extraordinaire et elle m’aidera à envisager mes compétitions futures en 2019 », affirmait-il. Un temps au-dessous des 20 secondes et une finale aux Mondiaux de Doha en octobre feront bien partie de ses concrètes intentions à la prochaine année. En attendant, Noah Lyles et le désormais champion du monde et d’Europe Ramil Guliyev se sont disputés le titre à la Weltklasse. Le diamant est revenu pour la deuxième année consécutive à la faveur de l’Américain, frisant par ailleurs la meilleure performance mondiale de l’année à moins de deux centièmes de seconde.