La Suisse perd son troisième match amical mais rien ne converge avec la léthargie du mois de mars. Malgré les buts de Romelu Lukaku (34e) et Kevin De Bruyne (83e), en réponse à l’ouverture du score de Blerim Dzemaili (31e), les hommes de Vladimir Petkovic ont séduit par leur volontarisme et leurs envolées percutantes. La Nati a toutefois été réduite à dix suite à l’expulsion de Haris Seferovic à la 81e pour protestations injurieuses envers l’arbitre italien Mazzoleni.

Alex Roy est-il unique en son genre ? Avec une énergie sans limite et un humour détonant, le Québécois a présenté un spectacle en toute simplicité pour ses premières sur les planches du Lido Comedy & Club de Lausanne ce vendredi et samedi soir. En compagnie d’anecdotes bien ficelées et d’un talent pour la « beat box » impressionnant, Alex a séduit, une nouvelle fois, le public suisse 24 heures après avoir emballé la scène du Casino-Théâtre à Genève. Rencontre avec le phénomène prometteur de l’humour.

Il n’aura pas fallu plus de cinq minutes après le début du match, ou du moins, d’une intention de jouer, pour que le jeu cesse. Cinq minutes durant lesquelles un des onze joueurs de l’Entente St-Amour-Coligny s’est blessé si l’on se fie à la douleur qu’il exprimait, renvoyant tout le monde au vestiaire. Plus qu’un forfait, une perte de temps, d’énergie, d’humilité. Une vraie mascarade qui dessert beaucoup Servette, spécialement venu pour jouer à Hermance dans le cadre de son partenariat avec l’Association Cantonale Genevoise de Rugby. Retour sur cette journée brumeuse pour le rugby genevois. Voir la galerie photo de la journée.

Au Théâtre du Léman, Éric Carrière et Francis Ginibre, dits les Chevaliers du Fiel ont assuré une représentation des plus complètes et abouties de leur nouveau spectacle « Otaké ». Marquant les retrouvailles de nombreux personnages auparavant dissimulés derrière la présence des « Municipaux », les deux acteurs de comédie ont enflammé de leur maestria la scène genevoise. Rencontre avec les deux grands artistes.

Stephen Ritz est un maître d’école quelque peu atypique (et ce même sans son côté théâtral et son grand chapeau jaune), plus du genre à pousser un coup de gueule contre le système gouvernemental, éducatif et alimentaire que contre le cancre du fond de la classe. Et pourtant les jeunes en difficulté, il en connaît. Car l’enseignant travaille dans un établissement publique de l’aile sud du Bronx, NY, dans ces pattés de maison connus pour être particulièrement hostiles et dangereux, pourtant à quelques minutes du scintillant Manhattan. Ce qu’il a accompli avec ses élèves peut être difficile à croire, car en quelques années le côté sud du quartier s’est transformé en un véritable jardin botanique comestible. Désemparé devant les conditions de vie et l’alimentation de ses élèves, le prof a tout simplement planté des vitamines naturelles dans les salles de classes, puis dans les jardins abandonnés, puis dans les entrepôts glauques et les usines désaffectées. Les salades, courgettes, pommes et carottes sauvent le paysage austère du Bronx, ainsi que l’avenir de ses écoliers. Interview.

Cyril Léger, en compagnie de quatre autres de ses camarades ont développé un projet ambitieux visant à développer une vision, une pensée globale qui serait à même de faire barrage à la tradition utilitariste, rationnelle et individualiste de la pensée de l’être humain. Traverser son esprit en tentant de faire miroiter une pensée d’intérêt privé à une pensée d’intérêt commun et public est un exercice périlleux et complexe autant que l’enjeu est révolutionnaire. Interview.