La cinquième défaite du FC Lugano coïncide, en ce lundi de Pâques, avec le premier succès de l’année 2018 pour le FC Lausanne-Sport. Les Vaudois ont cependant battu les Tessinois sans la manière et sans satisfaire – en rien – leur entraîneur Fabio Celestini. Malgré les réussites d’Enzo Zidane (21e) et de Gonzalo Zarate (66e) – les deux meilleurs éléments de l’effectif cet après-midi –, le LS aura fait montre d’une étonnante vacuité dans le jeu. Très loin d’un FC Lugano qui aura produit et fait le jeu pendant plus d’une heure (8 tirs contre 1 en première période), mais sans trouver la voie du but, au-delà de la réussite de Carlinhos (34e). Au classement, Lausanne agrippe la septième place à égalité de points avec Grasshopper et son adversaire du jour (31). Sion reste quant à lui dernier, à six unités des Lausannois avant le derby romand de dimanche prochain à la Pontaise.

Un voile noir s’abat encore sur la Pontaise. Les hommes de Fabio Celestini ont succombé, une nouvelle fois, sous les coups du FC Saint-Gall (1-4). La défaite, aussi lourde que significative, marque le sceau de la mauvaise santé du club de la capitale olympique depuis la reprise du championnat début février. En manque cruel d’organisation, le LS a quitté la pelouse la tête basse ce samedi soir et entérine encore davantage le risque planant de relégation en Challenge League. L’entraîneur lausannois en est aussi ressorti dépité. Récit.

En 36 minutes de jeu, Simone Rapp avait, à lui seul, déjà atterré le FC Lausanne-Sport au sein de sa creuse Pontaise (3’135 spectateurs samedi soir). Auteur d’un coup du chapeau magistral (6e, 30e et 36e) – « le premier de ma carrière, pas seulement en Super League ! », avouait-il en zone mixte – le joueur formé au Tessin (à Locarno) a dûment permis à son FC Thoune d’abandonner une irritante neuvième place au classement de la Super League. Pour le LS – malgré une réduction temporaire du score par Joël Geissmann (32e) – le tableau est toutefois moins réjouissant, les hommes de Fabio Celestini stagnant au sixième rang du championnat. Mais l’heure semble grave…

Dans une Pontaise garnie (5’774 spectateurs) malgré le chassé-croisé des vacances, le premier derby romand a laissé un goût mi-figue, mi-raisin aux Lausannois, battus 1-0 au Stade de la Pontaise où une victoire locale semble avoir définitivement pris le large. Satisfait de l’envie prodiguée sur le terrain et du parcours entamé depuis le début de la saison, Fabio Celestini ne regrette qu’une seule chose, le déficit de conviction dans les vingt derniers mètres adverses où la défense sédunoise opérait en bloc. Voir également la galerie photo du match.