Envoyé Spécial au Khalifa International Stadium, Doha (Qatar)

Pour sa première finale mondiale, Mujinga Kambundji a créé un sensationnel exploit en s’adjugeant la médaille de bronze sur 200 mètres en 22”51, derrière l’intouchable Dina Asher-Smith et l’Américaine Brittany Brown. Ce podium est d’autant plus marquant que les trois athlètes qui l’ont foulé n’ont jamais obtenu la moindre médaille individuelle dans une grande compétition internationale auparavant. Pour la Britannique, plus particulièrement, ces Mondiaux de Doha sonnent comme une sonnante révélation; en plus d’un statut de favorite assumé, elle a abaissé sa marque nationale sur les deux disciplines reines du sprint, sur 100m (10”83) et 200m (21”88), devenant même la première Britannique à être sacrée sur le demi-tour de piste.

Celle qui a commencé l’athlétisme que très tard après avoir entamé une très courte expérience dans le football dans sa jeunesse dans la banlieue d’Abidjan, Marie-Josée Ta Lou (1,59m pour 50kg) a, à son tour, enfoncé au nom de l’entière Côte d’Ivoire la porte du cercle mondial de l’athlétisme, dans la lignée des performances déjà accomplies par sa compatriote Murielle Ahouré (31 ans) il y a quelques années, médaillée d’argent des Mondiaux de Moscou en 2013. Nul doute, au sprint avec Ta Lou et Ahouré, c’est l’Afrique qui vient taper à la porte du continent américain. L’aînée des deux a remporté sa première Diamond League sur les 100 mètres à Zürich, luttant contre un vent légèrement défavorable (-0,5m/s) alors que Ta Lou a dû, une nouvelle fois, se contenter d’une troisième place. La Suissesse Mujinga Kambundji a, quant à elle, terminé 4e (encore!) devant Dafne Schippers.