Jusqu’ici tout va bien, la nouvelle comédie de Mohamed Hamidi, après Né quelque part (2012) et La Vache (2016), sort ce mercredi en salles. Véritable ode à la réconciliation entre notables des villes et résidents des cités, le long-métrage (90′) figure la détresse d’un chef d’entreprise (Fred Bartel) qui, pour se remettre en conformité auprès du fisc français, est contraint de se délocaliser dans un zone franche, région défiscalisée à condition d’y baser une activité économique. Plus qu’un film tourné en banlieue – en l’occurrence à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) – la comédie milite pour la cohabitation entre citadins et zonards. Contacté par téléphone, le réalisateur franco-algérien a répondu à nos questions quelques heures avant la sortie officielle au cinéma.

Les Rencontres du 7e Art officialisent leur statut d’événement phare dans la capitale olympique avec une seconde édition, du 7 au 10 mars. Vincent Perez, son président, dévoilait ce mercredi matin au Beau-Rivage les projections (Apocalypse Now, Belle de jour, Freaks, Le Mans) ainsi que les invités (Jeremy Thomas, Andreï Zviaguintsev, Joel Coen). En harmonie avec l’esprit de la manifestation, nous avons conversé avec lui, sur le cinéma d’hier et de demain.

Antoine Raimbault se lance dans son premier long métrage avec l’affaire “Jacques Viguiez”. Bien loin d’une banale reconstitution, ce fait divers du début de siècle est réinvesti par le cinéaste grâce à Nora (Marina Foïs), personnage fictif et double du spectateur. Un film d’une extrême intelligence où l’appareil judiciaire, faisant parade au désir insatiable de savoir, fait office de garde-fous.

Après Jet Set, Camping, Disco et Turf, Fabien Onteniente ravive l’ensemble des symboles caractéristiques qui font ses films depuis le début des années 2000 dans sa nouvelle comédie de premier plan: All Inclusive. Parallèle alléchant, à première vue: la participation de deux grands noms des Bronzés, Thierry Lhermitte et Josiane Balasko qui donnent la réplique, 92 minutes durant, au duo nouvellement composé entre Franck Dubosc (Jean-Paul Cisse) et François-Xavier Demaison (Bruno). L’histoire reste cocasse et intelligente, mais le gentil “beauf” du cinéma d’Onteniente semble avoir fait son chemin…

Quel lien entre les aventures des Chevaliers de la table ronde et celles d’Astérix et Obélix, sinon que leur auteur Alexandre Astier en ait recopié le trait presque à l’identique ? La réponse sied dans les coulisses d’un film d’animation qui calque la mécanique certaine qui fut celle de la série Kaamelott sur le petit écran. Des ressors humoristiques évidents au casting énonciateur – où Roger Carel a définitivement cédé la voix d’Astérix à Christian Clavier –, tout semble fonctionner selon la logique qui fut celle de la réussite du réalisateur, producteur, scénariste et compositeur lyonnais. De pair avec Louis Clichy, Alexandre Astier vient sans doute de signer un nouveau chef d’œuvre, quatre ans après avoir adapté une première fois en film d’animation les idées originales de René Goscinny et Albert Uderzo au cinéma. Ainsi, après avoirs cosigné Astérix: Le Domaine des Dieux (2014), le chef d’orchestre – créateur d’une véritable machine à réussir – sort Astérix: Le Secret de la Potion Magique ce mercredi dans les salles. Une pépite à ne pas manquer.

Outre les thèmes de la violence et de l’addiction, le jeu vidéo a-t-il une place dans le débat public ? C’est en tout cas ce que propose la communauté universitaire de Lausanne, ce mercredi 28 décembre au Palais de Rumine avec un cours public intitulé « Cinéma et jeux vidéo ». L’événement sera aussi l’occasion de vernir le dernier numéro de la revue Décadrages, consacré à la thématique. À cette double occasion, nous avons rencontré Selim Krichane, premier assistant à la section d’histoire et esthétique du cinéma de l’Université de Lausanne et directeur de la publication. Comment l’objet “jeu vidéo” s’est-il démocratisé à l’université ? Quels sont ses liens avec le cinéma ? Une plongée dans le monde vidéoludique à travers Red Dead Redemption, The Stanley Parable ou encore Fortnite.

Gare à celui qui évoque le passé! L’adage veut que toute représentation historique soit plus révélatrice de l’époque à laquelle elle est énoncée que les faits eux-mêmes. Tout juste extirpés du centenaire de la Première Guerre et du canevas du “devoir de mémoire”, voilà que le cinéma reprend la patate chaude des mains de Macron. Julius Avery (Son of a Gun, Jerrycan) signe, avec Overlord, le projet ambitieux de mêler une fiction fortement ancrée historiquement avec le surnaturel. Tentative qui se traduit par une démonstration d’ultra-violence qui n’aurait pas été si désobligeante si le film n’évacuait pas tout background historique au profit de… l’incinération de zombies.