Le rugby à Genève a sans doute été le plus résilient de Suisse; le plus ancien à coup sûr mais probablement aussi le plus résistant. Alors que plusieurs impressions liminaires laissaient penser que le rugby avait connu un coup de frein à la sortie de la Seconde guerre mondiale, il se peut, en réalité, que le RC Genève ait perduré de façon intensive durant la période courant de 1947 à 1960, voire même quelques années de plus. Et si le rugby à Genève n’avait en réalité jamais disparu ?

En LNF-B, les projets évoluent à leur rythme. À Avusy, ce week-end, avait lieu le tout premier derby genevois entre deux équipes féminines de rugby. Une première pourtant quelque peu gâchée par un forfait technique imposé aux Switzers pour un oubli de demande de surclassement pour la jeune joueuse Talya De Cleene (16 ans), auteure par ailleurs de trois essais au stade communal d’Athénaz samedi après-midi. Avusy qui avait alors concédé le match sur un lourd score de 0-63, prend alors les quatre points de la victoire, plus un bonus (30-0). Une décision qui, si elle paraît juste, manque quelque peu de subtilité selon le Président de l’ACGR et entraîneur des Geneva Switzers Gianni Di Martino. Cela n’empêche – pourtant – que les deux clubs poursuivent leur objectif (commun): faire évoluer le rugby féminin tout autant que le niveau de la LNF-B. Et ils y parviennent non sans un certain brio.

Le rugby féminin ce dimanche 8 avril se développait à deux endroits bien distincts. Pour les Alémaniques, un programme entier était réservé à Würenlos, dans le canton d’Argovie. Pour les Romandes, le rendez-vous était à Avusy (Genève). Un endroit pas choisi au hasard, aussi parce que le club au bulldog a lancé, dès septembre 2017, sa propre formation féminine. Celle-ci devrait rejoindre la LNB féminine dès la saison prochaine. Une nouvelle équipe qui vient ainsi grossir les rangs des équipes genevoises à avoir développé une section pour les filles, après les Wildcats et les Switzers. Focus.