Le tournant électrique n’a pas échappé à Hernan Cortés, natif de Monterrey, grandi avec la cumbia dans les années 1980, devenu chanteur et accordéoniste du collectif Kumbia Boruka, fondé par la collaboration de genres avec le Lyonnais Bob Sikou. Kumbia Boruka se résume par le mélange de la cumbia des années 1960, revue à l’ère de la naturelle modernité où les batteries, guitares électriques et basses font s’élever le vent de nouvelles traditions. Aussi, de la cumbia colombienne originaire et du reggae made in la colline française de Croix-Rousse, dans les alentours de Lyon, naît un projet fédérateur, par les styles et les provenances nationales de nombreux musiciens, venus de Chili, Colombie, Mexique et donc France. De l’intérêt grandissant, à l’écoute des divers sets que le collectif a faits tout au long des journées de vendredi et samedi au Village du Monde du 42e Paléo Festival de Nyon. Retour en immersion, dans le nord de la plaine de L’Asse.

Au Village du Monde du 42e Paléo Festival, la fête fut encore de la partie mercredi soir. Après l’apparition sur scène des Béliziens de The Garifuna Collective et du Mexicain Celso Piña, tenant d’une cumbia révolutionnaire, c’est le collectif Systema Solar qui a eut l’honneur de conclure les festivités du quartier le plus au nord du site du festival nyonnais, déjetant notamment les repères les plus ancrés de la tradition colombienne à la faveur de leur genre de musique singularisé et inventé à l’image de leur personnalité, la Berbenautika. Rencontre.

Pour l’ouverture du Village du Monde de la 42e édition du Paléo Festival, l’artiste tous horizons Boogát n’a pas manqué de faire danser les quelques centaines de personnes regroupées au devant de la scène du Dôme mardi après-midi. Immersion profonde dans l’univers du chanteur paraguayen et mexicain, né à Québec et établi à Montréal, tenant d’un hip-hop des années 1990, mélangé à une pointe de reggaetón et une grande dose de cumbia. Rencontre.

Lors de traditionnelle conférence de presse d’ouverture du Festival, le Paléo a amorcé sa 42e édition à La Ruche, recoin actif et vitrine sensationnelle du cirque et de l’art de la rue qui fête cette année les dix ans de présence sur le terrain de l’Asse. Reportant l’effort pour cultiver à chaque édition la créativité des structures et l’urbanisme du terrain, Daniel Rossellat n’a pas été sans rappeler la qualité d’accueil de son festival. Puis, au terme de la conférence de presse, s’ensuivit, comme de coutume, la visite du terrain. Exploration sur les nouveautés de la volée 2017.