Richard Bona, présent sur la scène du Montreux Jazz Club lundi à 1h du matin, lors du concert surprise du 85e anniversaire de Quincy Jones à Montreux, l’a toujours annoncé: il faut chanter avec ses racines, au plus près de ses origines. Sinon ? il n’y a pas de musique. Disons-le, au-delà de Richard Bona, cet auteur, musicien et chanteur camerounais, il y a de parfaits exemples d’artistes engagés dans la promotion de leur identité au travers d’une musique qui leur est propre. Il n’y avait qu’à jeter un coup d’œil à la Brazil Night de samedi soir à l’Auditorium Stravinski; Margareth Menezes, Mart’Nália et Gilberto Gil ont offert un récital de presque quatre heures et demi sur la scène cardinale du Montreux Jazz Festival avec, pour seule mission, vivre leur musique. De Bahia à Rio, l’on retrace volontiers les trois artistes qui ont donné, souvent de leur temps et de leur énergie, à la promotion et au développement de la culture dans leur pays, le Brésil.