Jean-Charles Guichen en a encore sous le pied. Et dans les bras. Au festival interceltique de Lorient, en août 2019, le natif de Quimper s’est illustré corps et âme face à une assistance de plus 4’000 personnes, livrant l’un des concert en fest-noz les plus aboutis pour l’assemblage en live de son cinquième album. “Braz Live” est justement sorti le 6 mars dernier, délivrant l’orne d’un opus aussi inédit que traditionnel. Avec la revisite de plusieurs titres de ses derniers albums “Elipsenn” (2015) et “Breizh an Ankou” (2017), il en a adjoint quelques nouveaux, dont l’impensable Bro Gozh’, l’hymne breton réarrangé version valse. Une belle occasion de voyager – à nouveau – entre le monde celtique et la proche Amérique.

Panayotis Zamaros s’est adonné depuis plusieurs années maintenant à son empire musical. Aussi, ce que l’on appelle “empire” aujourd’hui n’est rien d’autre qu’une réussite personnelle familiale, aux côtés de son épouse Khun Mam et notamment de ses deux filles Donna et Vikki Zed, toutes deux emballées dans un projet musical prospère en Suisse mais aussi à l’étranger. Une réussite qui est pourtant partie d’une résidence un peu particulière sur les hauts de Belmont-sur-Lausanne. On a fait un tour d’horizon de l’étendue musicale de cette famille bercée à la tonalité rock.

Julie Campiche est une artiste de conviction, passée seize ans par le Conservatoire de Genève à l’étude de la musique classique avant de changer diamétralement de voie. Elle se réinvente au tournant de ses 20 ans, en 2003, dans l’improvisation et le jazz ; pour une harpiste de formation, le tournant était osé mais elle est parvenue à se faire valoir. Elle a appris sur le tard les plus grands jazzmen du dernier siècle et s’est grandement révélée dans plusieurs projets musicaux à succès qu’elle a elle-même instigué. Co-leadeuse du groupe Orioxy (avec Yael Miller) pendant huit ans, elle fonde le Julie Campiche Quartet en 2016 et en révèle, trois ans plus tard, en février 2020, le premier album “Onkalo”. Et elle ne s’arrête certainement pas là…

du FRITZ-GRUNEBAUM-SPORTPARK, HEIDELBERG (ALLEMAGNE)

Elle sera peut-être (et à nouveau) parmi les trente meilleures équipes au ranking mondial à son retour d’Allemagne ; en disposant de la Mannschaft 20-33 sur terrain extérieur, l’Équipe de Suisse a frisé la perfection à Heidelberg. Elle s’offre, de fait, une – réelle – finale face aux Pays-Bas le 14 mars prochain à Plan-les-Ouates, barrages de promotion dans le viseur. Frustré en novembre après une défaite de petite circonstance 20-23 devant la Pologne, le XV de l’Edelweiss se prend – tout au contraire – désormais le droit de rêver. Le groupe et son staff le méritent pleinement.

Après avoir connu six promotions de rang dans le courant de ces six dernières années, le club Grenat vient d’en valider une septième dans la foulée, sur décision étudiée de la Fédération Française de Rugby. Leader de Fédérale 3 depuis le début du renouveau, Servette apprêtait sa résistance à l’approche des phases finales de cet été. La crise sanitaire aura balayé toute éventualité. Stabilité dans le jeu, discipline dans les affrontements lourds et soutien continu à la relève Grenat, les chantiers sont encore nombreux mais laissent entrevoir les rayons d’une lumineuse réussite. La Fédérale 2, de ce point de vue-ci, n’en sera qu’un défi plus haletant pour l’entière communauté servettienne.

De Paris (France)

Franjo, c’est moins drôle que François-Joseph. Pourtant, c’est le nom de scène d’un humoriste parisien de 29 ans. Depuis trois ans et demi, il a fait ses preuves sur le web en cumulant des millions de vues et s’attèle désormais à la création de son premier spectacle. En effet, un rodage est prévu le 1er mars au Point Virgule, une salle culte de l’humour dans le Marais. Pour cette interview, le rendez-vous est fixé avec l’intéressé au Paname Art Café après son… cinquième plateau de la soirée. Il vient d’y tester deux ou trois nouvelles blagues en vue de sa future échéance et se présente un peu fatigué, mais non sans plaisir, pour répondre à quelques questions. En effet, sa dernière vidéo sur le coronavirus interpelle.

Les Jeux Olympiques enveloppent un ensemble de disciplines athlétiques. Mais aussi différentes soient-elles dans la forme, les athlètes qui les pratiquent partagent toujours des points communs dans leur préparation et – souvent aussi – dans leurs objectifs. En athlétisme, Sylvain Chuard rêve d’un relais national masculin 4×100 mètres aux prochains JO ; en natation, Noémi Girardet partage presque la même ambition. Sauf que pour la jeune femme de 25 ans, Tokyo constituera(it) ses deuxièmes Olympiades, mais cela ne change pas grand-chose, au final… Toutefois, à cette heure, le relais 4×100 mètres nage libre féminin n’est toujours pas qualifié et souffre de l’absence sur blessure de Sasha Touretski : une pleine course contre la montre.

Lionel Perrin s’y est pris tôt cette année; les 25 et 26 janvier, l’entraîneur national a rassemblé une première sélection de 18 joueuses à Neuchâtel en vue du renouveau continental, alors que la Nati évoluera dans la troisième division européenne cet été prochain. En effet – une première depuis plusieurs années –, la Suisse n’est pas parvenue à se maintenir dans la division supérieure (Europe Trophy) en juin dernier; onzième d’un classement qui comprend douze équipes, elle a immanquablement été reléguée. Mais la promotion directe – et sans délai – ne sera pas hors de portée en Serbie, faut-il encore que la sélection se révèle prête à relever le défi.