Le 5 mars dernier, la reine du rap kényan Muthoni Drummer Queen (36 ans) a sorti son dernier clip vidéo “Power”, entièrement réalisé par la Nyonnaise Mei Fa Tan. Un court-métrage poignant, riche en symbolique, qui met la femme – dans sa splendeur, sa nudité et son courage – au cœur de l’argument artistique. Sans oublier que, dans le titre chanté, la puissance des mots égale hautement celle du message socio-politique qu’ils souhaitent traduire. « Le rap est une technique qui place le texte et les mots au centre de l’attention. C’est de la poésie mouvante. Par le rap, l’on peut se permettre de créer une escalade de niveaux, jouer avec les métaphores et se sentir vraiment fort en les prononçant. » Dans le contexte, cela s’avère parfaitement adapté.

Le rugby suisse sera à l’arrêt jusqu’au terme de la présente saison. C’est la Fédération Suisse de Rugby (FSR) qui l’a annoncé sur les réseaux sociaux vendredi matin. Si la décision est unanimement acceptée par l’ensemble des acteurs du rugby suisse, il n’empêche qu’elle met au cœur des discussions le destin de plusieurs clubs qui s’apprêtaient déjà à vivre un été de promotion. C’est le cas de l’équipe féminine des Switzers, actuellement première de LNF-B. Leur entraîneur Gianni Di Martino, également Secrétaire Général de l’Association Cantonale Genevoise de Rugby (ACGR), pointe les enseignements qu’une telle situation livre sur le rugby actuel à Genève, et chez les filles.

Lone est le titre du nouvel album vernis par Adriano Koch au début du mois de mars 2020; il rapporte à l’isolement, au confinement noctambule tout autant qu’à une véritable et louable déclaration à son instrument d’origine, le piano. Dans un morceau acoustique du même nom – alors qu’il délivre un grand opus toisé d’électronique –, il redécouvre la joie d’un titre entièrement délivré sur piano, seul et isolé du reste. « J’ai passé beaucoup de temps à l’électronique que le tout dernier titre que j’ai composé pour cet album – Lone –, j’ai voulu le dédier à mon instrument, en acoustique pure. » Il explique qu’il faut le voir comme un hommage et c’est une bien belle invitation au partage. L’album est disponible depuis le 6 mars.

Jean-Charles Guichen en a encore sous le pied. Et dans les bras. Au festival interceltique de Lorient, en août 2019, le natif de Quimper s’est illustré corps et âme face à une assistance de plus 4’000 personnes, livrant l’un des concert en fest-noz les plus aboutis pour l’assemblage en live de son cinquième album. “Braz Live” est justement sorti le 6 mars dernier, délivrant l’orne d’un opus aussi inédit que traditionnel. Avec la revisite de plusieurs titres de ses derniers albums “Elipsenn” (2015) et “Breizh an Ankou” (2017), il en a adjoint quelques nouveaux, dont l’impensable Bro Gozh’, l’hymne breton réarrangé version valse. Une belle occasion de voyager – à nouveau – entre le monde celtique et la proche Amérique.

Panayotis Zamaros s’est adonné depuis plusieurs années maintenant à son empire musical. Aussi, ce que l’on appelle “empire” aujourd’hui n’est rien d’autre qu’une réussite personnelle familiale, aux côtés de son épouse Khun Mam et notamment de ses deux filles Donna et Vikki Zed, toutes deux emballées dans un projet musical prospère en Suisse mais aussi à l’étranger. Une réussite qui est pourtant partie d’une résidence un peu particulière sur les hauts de Belmont-sur-Lausanne. On a fait un tour d’horizon de l’étendue musicale de cette famille bercée à la tonalité rock.

Julie Campiche est une artiste de conviction, passée seize ans par le Conservatoire de Genève à l’étude de la musique classique avant de changer diamétralement de voie. Elle se réinvente au tournant de ses 20 ans, en 2003, dans l’improvisation et le jazz ; pour une harpiste de formation, le tournant était osé mais elle est parvenue à se faire valoir. Elle a appris sur le tard les plus grands jazzmen du dernier siècle et s’est grandement révélée dans plusieurs projets musicaux à succès qu’elle a elle-même instigué. Co-leadeuse du groupe Orioxy (avec Yael Miller) pendant huit ans, elle fonde le Julie Campiche Quartet en 2016 et en révèle, trois ans plus tard, en février 2020, le premier album “Onkalo”. Et elle ne s’arrête certainement pas là…

du FRITZ-GRUNEBAUM-SPORTPARK, HEIDELBERG (ALLEMAGNE)

Elle sera peut-être (et à nouveau) parmi les trente meilleures équipes au ranking mondial à son retour d’Allemagne ; en disposant de la Mannschaft 20-33 sur terrain extérieur, l’Équipe de Suisse a frisé la perfection à Heidelberg. Elle s’offre, de fait, une – réelle – finale face aux Pays-Bas le 14 mars prochain à Plan-les-Ouates, barrages de promotion dans le viseur. Frustré en novembre après une défaite de petite circonstance 20-23 devant la Pologne, le XV de l’Edelweiss se prend – tout au contraire – désormais le droit de rêver. Le groupe et son staff le méritent pleinement.

Après avoir connu six promotions de rang dans le courant de ces six dernières années, le club Grenat vient d’en valider une septième dans la foulée, sur décision étudiée de la Fédération Française de Rugby. Leader de Fédérale 3 depuis le début du renouveau, Servette apprêtait sa résistance à l’approche des phases finales de cet été. La crise sanitaire aura balayé toute éventualité. Stabilité dans le jeu, discipline dans les affrontements lourds et soutien continu à la relève Grenat, les chantiers sont encore nombreux mais laissent entrevoir les rayons d’une lumineuse réussite. La Fédérale 2, de ce point de vue-ci, n’en sera qu’un défi plus haletant pour l’entière communauté servettienne.