En collaboration avec l’Association Cantonale Genevoise de Rugby (ACGR), leMultimedia.info a retrouvé dans les archives des plus grands titres sportifs romands et lyonnais l’once d’une des faces (copieusement) cachées du rugby suisse. Contrairement à plusieurs croyances, il s’en trouverait que plusieurs clubs de l’arc (a)lémanique des villes de Lausanne, Genève et Zürich se retrouvent – à la lumière de certaines découvertes – centenaires. De plus, si le club de rugby de Servette est la première institution de Suisse dédiée à la pratique de ce sport, force est de constater que le rugby se jouait auprès de plusieurs autres clubs de Football-Association (le football sous sa forme actuelle) bien avant 1890. Notre revue de presse ancienne.

Le rugby suisse sera à l’arrêt jusqu’au terme de la présente saison. C’est la Fédération Suisse de Rugby (FSR) qui l’a annoncé sur les réseaux sociaux vendredi matin. Si la décision est unanimement acceptée par l’ensemble des acteurs du rugby suisse, il n’empêche qu’elle met au cœur des discussions le destin de plusieurs clubs qui s’apprêtaient déjà à vivre un été de promotion. C’est le cas de l’équipe féminine des Switzers, actuellement première de LNF-B. Leur entraîneur Gianni Di Martino, également Secrétaire Général de l’Association Cantonale Genevoise de Rugby (ACGR), pointe les enseignements qu’une telle situation livre sur le rugby actuel à Genève, et chez les filles.

du FRITZ-GRUNEBAUM-SPORTPARK, HEIDELBERG (ALLEMAGNE)

Elle sera peut-être (et à nouveau) parmi les trente meilleures équipes au ranking mondial à son retour d’Allemagne ; en disposant de la Mannschaft 20-33 sur terrain extérieur, l’Équipe de Suisse a frisé la perfection à Heidelberg. Elle s’offre, de fait, une – réelle – finale face aux Pays-Bas le 14 mars prochain à Plan-les-Ouates, barrages de promotion dans le viseur. Frustré en novembre après une défaite de petite circonstance 20-23 devant la Pologne, le XV de l’Edelweiss se prend – tout au contraire – désormais le droit de rêver. Le groupe et son staff le méritent pleinement.

Après avoir connu six promotions de rang dans le courant de ces six dernières années, le club Grenat vient d’en valider une septième dans la foulée, sur décision étudiée de la Fédération Française de Rugby. Leader de Fédérale 3 depuis le début du renouveau, Servette apprêtait sa résistance à l’approche des phases finales de cet été. La crise sanitaire aura balayé toute éventualité. Stabilité dans le jeu, discipline dans les affrontements lourds et soutien continu à la relève Grenat, les chantiers sont encore nombreux mais laissent entrevoir les rayons d’une lumineuse réussite. La Fédérale 2, de ce point de vue-ci, n’en sera qu’un défi plus haletant pour l’entière communauté servettienne.

Lionel Perrin s’y est pris tôt cette année; les 25 et 26 janvier, l’entraîneur national a rassemblé une première sélection de 18 joueuses à Neuchâtel en vue du renouveau continental, alors que la Nati évoluera dans la troisième division européenne cet été prochain. En effet – une première depuis plusieurs années –, la Suisse n’est pas parvenue à se maintenir dans la division supérieure (Europe Trophy) en juin dernier; onzième d’un classement qui comprend douze équipes, elle a immanquablement été reléguée. Mais la promotion directe – et sans délai – ne sera pas hors de portée en Serbie, faut-il encore que la sélection se révèle prête à relever le défi.

Ils sont frère et sœur, partagent la même passion pour le rugby et sont tous deux capitaines de leurs clubs respectifs. Arnaud (20 ans) et Anne Thiébaud (25 ans) vivent une saison à destin croisé entre Stade Lausanne et l’Albaladejo. Quid du plus expérimenté, de la mieux préparée, de leur évolution respective dans les cadres variés de l’équipe nationale suisse ou de leurs ressentis sur les terrains de rugby, leur histoire (de famille et d’amitié) est racontée par ceux qui l’ont côtoyée au plus près… et par eux-mêmes.

Le XV féminin de l’Edelweiss est décidément dans le coup au niveau européen. Les Suissesses ont largement dominé les débats lors de leur affrontement face à la Finlande samedi après-midi au stade municipal d’Yverdon-les-Bains – cinq essais, aucun subi (32-0). Il faut dire que depuis la prise en main, à l’été dernier, du management de l’équipe par Aurélie Lemouzy et le travail de qualité auprès des instances supérieures initié par Veronika Mülhofer, la condition du XV féminin national a grandement évolué. D’une vingtaine de filles concernées par l’équipe nationale au début de l’année 2018, elles sont désormais plus de 70 dans les rangs à espérer un jour une sélection avec le maillot de l’Équipe de Suisse. Une immensité, en réalité. « Sur ces 70, seules 35 ont été sélectionnées pour les rencontres du mois de novembre, ce qui constitue une nouveauté pour le contingent de joueuses en Suisse », assure Aurélie Lemouzy. « Auparavant les 23 filles présentes sur les feuilles de match étaient – à très peu près – les seules aptes et disponibles à une sélection avec l’équipe nationale. Aujourd’hui, pour les coaches, il s’agit de faire des choix. » Et des choix gagnants…

Avusy, le petit poucet qui domine le favori lausannois ? Cette lecture est celle du commentateur non observateur. Quelques jours après la finale de Coupe de Suisse remportée par les Genevois (9-13) au stade Juan Antonio Samaranch de Vidy, l’invincibilité d’Avusy laisse le monde du rugby sous le charme tout autant qu’elle questionne l’issue d’une finale qui (logiquement peut-être) est revenue à l’équipe la plus expérimentée, celle qui avait le plus de métier. Au travers de ce match, l’on y voit sans doute le reflet d’un long travail mental et psychologique mené – et à mener encore – auprès de ces jeunes lausannois encore cruellement en manque de cran dans les instants décisifs. Bilan.