Malgré un début et une fin de match prometteurs, les Pirates de Nyon n’ont pas su aplatir plus de deux fois le ballon. Leur domination stérile est aussi le reflet de l’efficacité défensive des Chevaliers de Plan-les-Ouates, qui ont su prendre le match à leur avantage. Leurs contres et le jeu rapide sur les pénalités ont été un atout. Au classement de LNA, Nyon descend à la troisième place tandis que le LUC rejoint GePLO en tête grâce à sa victoire bonifiée 43 à 10 contre Hermance.

Samedi, Plan-les-Ouates a laminé 77 à 0 le Stade Lausanne à domicile. Grâce à treize essais de la 4e à la 82e minute, la revanche de l’année dernière a pris des airs de match référence pour les Chevaliers, premiers avec 15 points en seulement trois matches. Le Stade Lausanne a une fois de plus dû compter sur une équipe peu entraînée et restera relégable avant son déplacement chez le champion nyonnais. Retour sur la pilée et la collecte de fonds pour l’association Zoe4Life qui a été organisée par le club de GePLO.

Après sa victoire 190 contre le GC Zürich, le Lausanne Université Club est victorieux 33 à 18 de ses camarades du Stade Lausanne. Bonus à la clé, il se classe premier de la LNA, au coude à coude avec Nyon avant que Genève Plan-Les-Ouates joue aujourd’hui à Zurich. « Je suis content de nos essais, tous bien construits », se satisfait Didier Vasseur, entraîneur du LUC. Pour le Stade qui rentrait en compétition sans son équipe type, l’addition a été salée.

Les jours de match, William Grand-Pierre longe encore les terrains des Cherpines ou du Stade de Genève. À bientôt 80 ans ans, l’ex-éducateur livre ses mémoires de plus de trente ans à l’école de rugby de Genève. Ses aventures au ballon ovale ont directement touché sa vie de famille, puisque son fils Laurent a joué pour la sélection suisse. Si le rugby suisse fait partie de son cœur, il regrette son intimité et la fébrilité des médias pour raconter son histoire. Comme lors de notre rencontre avec Vincent Ducros en octobre dernier, voici la parole d’un éducateur qui a contribué à transmettre le rugby à ceux, qui, une fois fidélisés, en feront sa publicité d’eux-mêmes toute leur vie : les enfants.