En collaboration avec l’Association Cantonale Genevoise de Rugby (ACGR), leMultimedia.info a retrouvé dans les archives des plus grands titres sportifs romands et lyonnais l’once d’une des faces (copieusement) cachées du rugby suisse. Contrairement à plusieurs croyances, il s’en trouverait que plusieurs clubs de l’arc (a)lémanique des villes de Lausanne, Genève et Zürich se retrouvent – à la lumière de certaines découvertes – centenaires. De plus, si le club de rugby de Servette est la première institution de Suisse dédiée à la pratique de ce sport, force est de constater que le rugby se jouait auprès de plusieurs autres clubs de Football-Association (le football sous sa forme actuelle) bien avant 1890. Notre revue de presse ancienne.

du FRITZ-GRUNEBAUM-SPORTPARK, HEIDELBERG (ALLEMAGNE)

Elle sera peut-être (et à nouveau) parmi les trente meilleures équipes au ranking mondial à son retour d’Allemagne ; en disposant de la Mannschaft 20-33 sur terrain extérieur, l’Équipe de Suisse a frisé la perfection à Heidelberg. Elle s’offre, de fait, une – réelle – finale face aux Pays-Bas le 14 mars prochain à Plan-les-Ouates, barrages de promotion dans le viseur. Frustré en novembre après une défaite de petite circonstance 20-23 devant la Pologne, le XV de l’Edelweiss se prend – tout au contraire – désormais le droit de rêver. Le groupe et son staff le méritent pleinement.

Lionel Perrin s’y est pris tôt cette année; les 25 et 26 janvier, l’entraîneur national a rassemblé une première sélection de 18 joueuses à Neuchâtel en vue du renouveau continental, alors que la Nati évoluera dans la troisième division européenne cet été prochain. En effet – une première depuis plusieurs années –, la Suisse n’est pas parvenue à se maintenir dans la division supérieure (Europe Trophy) en juin dernier; onzième d’un classement qui comprend douze équipes, elle a immanquablement été reléguée. Mais la promotion directe – et sans délai – ne sera pas hors de portée en Serbie, faut-il encore que la sélection se révèle prête à relever le défi.

Le XV féminin de l’Edelweiss est décidément dans le coup au niveau européen. Les Suissesses ont largement dominé les débats lors de leur affrontement face à la Finlande samedi après-midi au stade municipal d’Yverdon-les-Bains – cinq essais, aucun subi (32-0). Il faut dire que depuis la prise en main, à l’été dernier, du management de l’équipe par Aurélie Lemouzy et le travail de qualité auprès des instances supérieures initié par Veronika Mülhofer, la condition du XV féminin national a grandement évolué. D’une vingtaine de filles concernées par l’équipe nationale au début de l’année 2018, elles sont désormais plus de 70 dans les rangs à espérer un jour une sélection avec le maillot de l’Équipe de Suisse. Une immensité, en réalité. « Sur ces 70, seules 35 ont été sélectionnées pour les rencontres du mois de novembre, ce qui constitue une nouveauté pour le contingent de joueuses en Suisse », assure Aurélie Lemouzy. « Auparavant les 23 filles présentes sur les feuilles de match étaient – à très peu près – les seules aptes et disponibles à une sélection avec l’équipe nationale. Aujourd’hui, pour les coaches, il s’agit de faire des choix. » Et des choix gagnants…

La Suisse fait dès lors – et méritoirement – partie du Top 15 européen après sa victoire contre la néo-promue Lituanie (34-24) à Schaffhouse. Un goût (virtuel) de bronze dès lors que la le XV de l’Edelweiss termine à la troisième place de l’Europe Trophy, la deuxième division européenne (hors Six-Nations). L’année passée, les Suisses avaient échoué à la quatrième place du classement ; il y a donc définitivement du mieux en 2019. « Et l’on peut certainement aller chercher plus ces prochaines années », assure Olivier Nier.

D’origine samoane et suisse, le trois-quart centre de l’Équipe de Suisse et des espoirs U22 de l’US Oyonnax, Jérémy To’a (22 ans) est à la croisée de sa jeune carrière. Prêt à quitter la Pro D2 cet été pour tenter sa chance en Angleterre, l’Argovien, natif d’Hausen (AG) s’est également révélé ce samedi après-midi à l’occasion de la troisième journée de l’Europe Trophy face aux leaders portugais malgré une cuisante défaite (14-48). Jouant les 80 minutes de la rencontre pour la première fois, il a même manqué d’inscrire un (second) essai d’honneur pour le XV de l’Edelweiss dans les derniers instants de la partie (79e). En vain pour l’économie de la rencontre mais fort symbolique d’un jeune homme déterminé à passer le cap professionnel outre-Manche. Portrait.

L’Équipe de Suisse a fièrement combattu au centre sportif de Vessy à l’occasion d’un match amical tenu face à la Côte d’Ivoire. Quelque 365 jours après avoir battu ces mêmes Éléphants 30-27 au Stade Marius Berthet à Hermance, dans un contexte parfaitement similaire – à en omettre le synthétique flambant neuf de Vessy –, les hommes d’Olivier Nier ne sont, cette fois, pas parvenus à débloquer un résultat campé plus d’une mi-temps durant sur un décharné 6-6. Mais cette rencontre permit à tout Genevois présent aux alentours du terrain de connaître une histoire plus profonde du rugby international; la Côte d’Ivoire est une nation simple et déterminée, dont les objectifs se révèlent relevés pour les prochains mois. De leur sélectionneur Edgar Babou (48 ans) à leur emblématique trois-quart Silvère Tian (38 ans) – ancien joueur d’Olivier Nier à Oyonnax –, la communauté ivoirienne présente en Suisse ce week-end ne fut rien d’autre, en réalité, qu’une séance de retrouvailles entre anciennes connaissances. Le récit vaut le détour.

L’Équipe de Suisse a assuré une première victoire d’importance face à la République Tchèque samedi après-midi à Yverdon-les-Bains, à l’occasion de son premier match de deuxième division européenne, l’Europe Trophy. Défaits il y a six mois 17-13 face à cette même équipe, le XV de l’Edelweiss a su jouer sur ses nombreux atouts pour venir à bout à l’usure des hommes de Daniel Beneš. Un match tout en maîtrise qui aura su parfaitement compter sur ses jeunes pousses et ses joueurs évoluant en LNA suisse, en l’absence de plusieurs cadres retenu par leurs championnats français respectifs qui n’ont opéré à aucune halte ce week-end. Costaud.