Lionel Perrin s’y est pris tôt cette année; les 25 et 26 janvier, l’entraîneur national a rassemblé une première sélection de 18 joueuses à Neuchâtel en vue du renouveau continental, alors que la Nati évoluera dans la troisième division européenne cet été prochain. En effet – une première depuis plusieurs années –, la Suisse n’est pas parvenue à se maintenir dans la division supérieure (Europe Trophy) en juin dernier; onzième d’un classement qui comprend douze équipes, elle a immanquablement été reléguée. Mais la promotion directe – et sans délai – ne sera pas hors de portée en Serbie, faut-il encore que la sélection se révèle prête à relever le défi.

2020 est olympique. Mais pas pour le jeune sprinteur de 23 ans qui prendra son temps cette saison – et les prochaines – pour viser plus haut dans un palmarès étoffé dans les catégories jeunes. Cette fois, il s’agira de l’enrichir au niveau supérieur mais sans précipitation aucune ; les JO de Tokyo cet été ne figurent ainsi pas dans sa ligne de mire, ni même les Mondiaux en salle de Nanjing en mars, qui lui sont largement inaccessibles pour l’heure. En revanche, la prochaine ville-étape du garçon est à Paris, tant pour les Européens Élite du mois d’août que pour la vision longue des futurs JO de 2024.

Ils sont frère et sœur, partagent la même passion pour le rugby et sont tous deux capitaines de leurs clubs respectifs. Arnaud (20 ans) et Anne Thiébaud (25 ans) vivent une saison à destin croisé entre Stade Lausanne et l’Albaladejo. Quid du plus expérimenté, de la mieux préparée, de leur évolution respective dans les cadres variés de l’équipe nationale suisse ou de leurs ressentis sur les terrains de rugby, leur histoire (de famille et d’amitié) est racontée par ceux qui l’ont côtoyée au plus près… et par eux-mêmes.

Les Skins – les “Australiennes” ou familièrement appelées finales par K.O – auraient pu avoir raison de la résistance physique des athlètes. Mais à la Swim Cup de Lausanne, tous ont fini par dûment jouer le jeu, faisant des 50 mètres papillon et nage libre les clous d’un spectacle enjoué deux jours durant à la piscine de Mon Repos. Par-delà les grands noms de la natation mondiale – le Brésilien Nicholas Santos, l’Ukrainien Andriy Govorov, le Belge Pieter Timmers ou encore l’Allemand Philip Heintz –, les jeunes locaux du Lausanne Natation ont réellement pu s’aligner dans un bassin de compétition; le jeune spécialiste du papillon (et crawler) Alex Ogbonna en a notamment profité pour remettre l’ouvrage sur le métier au terme d’une saison – et d’une année 2019 – teintées de réussites… mais aussi de réalisme.

La Lausanne Swim Cup a déjà quatre ans ; en ce mois de décembre 2019, comme chaque année depuis 2016 à la piscine de Mon Repos, la compétition réunit – en bouquet de la saison en petit bassin – les nageurs et nageuses parmi les plus en forme du moment. Ou plutôt les athlètes ayant favorisé une fin d’année plus “festive” à quelque six mois des Jeux Olympiques à Tokyo à l’été prochain. Cette année encore, un peu moins d’une vingtaine de nations (17 au dernier pointage) sera représentée, à la sortie des championnats d’Europe de Glasgow tenus au début du mois. Parmi elles, la Suisse compte plusieurs jeunes espoirs, heureux de se confronter au plus haut niveau mondial deux jours durant. « C’est assurément une opportunité pour eux, depuis que la Swim Cup existe, de disputer une compétition relevée en Suisse et contre des athlètes de renommée qu’ils n’auraient pas l’occasion de croiser ailleurs, car pas assez robustes pour se qualifier dans les plus grandes compétitions du circuit », précise alors Nicolas Balthasar, Président du comité d’organisation.

Les signaux sont éminemment positifs; en août dernier à Lausanne, à l’occasion de l’ITU Grand Final, les triathlètes suisses ont montré pattes blanches devant leurs résultats résolument et éminemment positifs. Il en est allé de leur saison tantôt compliquée, marquée de défis pluriels et de mise en jambe graduelle sur les routes fort vallonnées de la capitale olympique. Il en va aussi désormais de comprendre comment les Top 15 d’Adrien Briffod et Andrea Salvisberg et les prestations en dent de scie de Sylvain Fridelance puissent s’avérer perfectibles à quelques mois seulement des Jeux Olympiques de Tokyo pour lesquels ils s’évertuent à décrocher une qualification nullement acquise d’office.

Le XV féminin de l’Edelweiss est décidément dans le coup au niveau européen. Les Suissesses ont largement dominé les débats lors de leur affrontement face à la Finlande samedi après-midi au stade municipal d’Yverdon-les-Bains – cinq essais, aucun subi (32-0). Il faut dire que depuis la prise en main, à l’été dernier, du management de l’équipe par Aurélie Lemouzy et le travail de qualité auprès des instances supérieures initié par Veronika Mülhofer, la condition du XV féminin national a grandement évolué. D’une vingtaine de filles concernées par l’équipe nationale au début de l’année 2018, elles sont désormais plus de 70 dans les rangs à espérer un jour une sélection avec le maillot de l’Équipe de Suisse. Une immensité, en réalité. « Sur ces 70, seules 35 ont été sélectionnées pour les rencontres du mois de novembre, ce qui constitue une nouveauté pour le contingent de joueuses en Suisse », assure Aurélie Lemouzy. « Auparavant les 23 filles présentes sur les feuilles de match étaient – à très peu près – les seules aptes et disponibles à une sélection avec l’équipe nationale. Aujourd’hui, pour les coaches, il s’agit de faire des choix. » Et des choix gagnants…

De Lewis Hamilton à Jean-Éric Vergne, les formules 1 et E établissent des figures notoires et reconnues du sport automobile moderne. Certains – trop – s’aventurent, au lendemain du sixième sacre mondial du Britannique, à déterminer quel pilote est en passe de devenir le meilleur de l’histoire de la discipline reine. Et le seul résultat unanime se recentre autour d’une incertitude chronique ; d’entre Ayrton Senna, Alain Prost, Juan Manuel Fangio, Michael Schumacher et Lewis Hamilton, l’heure du départage n’est pas arrivé… et il n’adviendra probablement jamais. Mais derrière cette réalité, derrière ce besoin latent de couronner le champion des champions, l’on en oublie ceux qui s’avèrent être les réels ambassadeurs du sport automobile ; auprès des ingénieurs, penseurs et promoteurs de la Formule E, se tient un entier débat écologique et climatique visant à changer les mentalités – certaines encore étriquées – sur les bienfaits de la motricité électrique.