La dernière sortie du LS à la Stockhorn Arena s’était soldée sur une lourde défaite 5-2. Cette fois-ci, les hommes de Fabio Celestini ont fait mieux (0-0). Un point glané, un moindre mal au vue d’une rencontre dominée – territorialement et au nombre d’occasions procurées – par le FC Thoune. « Nous avons joué à zéro sans perdre les trois points. C’est le plus important », lâche Guillaume Faivre, de retour entre les montants du FC Thoune. « Il nous faudra maintenant retrouver notre efficacité offensive. » Un commentaire qui semble s’adresser aux deux formations, encore en manque latent de créativité dans les 30 derniers mètres.

« C’est un bon match que nous avons disputé mais malheureusement, nous n’avons pris qu’un point. » Le buteur Simone Rapp relativise sa joie, aussi à quatre jours d’affronter le FC Thoune à la Stockhorn Arena dimanche après-midi, lors de la confrontation directe de la 26e journée de Super League. Pourtant, le FC Lausanne-Sport revient de loin face à un FC Bâle à mille lieues de son plus haut niveau. Les hommes de Fabio Celestini ont cueilli, avec le courage de circonstance, le point du 1-1 grâce à une réalisation de Rapp à la 89e minute. Une renaissance ? Peut-être.

Amputé de ses cadres en défense, Neuchâtel Xamax FCS aura attendu un coup de main malhabile d’Asllan Demhasaj pour trouver le but de la victoire (sur pénalty) face au FC Schaffhouse (1-0). Sans histoire, la partie s’est pourtant terminée sur une double expulsion pour Liridon Mulaj et Imran Bunjaku. « Il se sont pris par le maillot mais il n’y a rien eu de grave. Ils ne vont pas prendre quatre matches pour ça », relativise Michel Decastel qui ne voit pas son dimanche terni par l’affaire. La victoire seule comptera.

Un voile noir s’abat encore sur la Pontaise. Les hommes de Fabio Celestini ont succombé, une nouvelle fois, sous les coups du FC Saint-Gall (1-4). La défaite, aussi lourde que significative, marque le sceau de la mauvaise santé du club de la capitale olympique depuis la reprise du championnat début février. En manque cruel d’organisation, le LS a quitté la pelouse la tête basse ce samedi soir et entérine encore davantage le risque planant de relégation en Challenge League. L’entraîneur lausannois en est aussi ressorti dépité. Récit.

« Ses derniers mots, j’aimerais que ça reste entre lui et moi. » Bojan Dimic reste réservé sur son dernier échange avec Meho Kodro, l’entraîneur du Servette FC limogé jeudi matin. Les résultats actuels du club Grenat et les chances amoindries de promotion en Super League – les attentes affichées du club en début de saison – ont eu raison du coach bosnien. Bojan Dimic, son adjoint, assure l’intérim jusqu’à la fin de la saison. Une promotion et une formidable opportunité pour cet enfant de Genève pour qui rien n’advient par hasard dans la vie. Rencontre.

La situation est éminemment meilleure pour les Rouges et Noirs qui trouvent le point du match nul face au Servette FC lors du troisième et avant-dernier derby romand au sommet de la Challenge League ce lundi soir au Stade de la Maladière (1-1). Avec onze unités d’avance, les hommes de Michel Decastel maintiennent leur destin en leurs pleines main pour les 15 dernières rencontres encore à disputer dans le présent exercice. Si les mauvaises surprises sont encore possibles, la tendance se dessine déjà passablement pour la présidence de Neuchâtel Xamax FCS qui avouait déjà avoir « trois orteils en Super League ». Mais le championnat n’est pas encore terminé, rappellera prudent Michel Decastel.

Lundi, Neuchâtel Xamax joue sa promotion en Raiffeisen Super League. Les hommes de Michel Decastel vont certainement jouer le match au sommet le plus important qu’ils n’aient jamais disputé. Lors des sept dernières confrontations directes, les Rouges et Noirs n’ont jamais concédé la moindre défaite au Servette FC. Mais les Grenat ont des ressources… à commencer par une grandissime envie de revanche. « Servette est la meilleure défense du championnat mais a aussi connu plusieurs passages à vide », Michel Decastel.

Les huitièmes de finale aller de la Champions League n’auront pas manqué de prestige ce mardi soir. Au Parc Saint-Jacques, le FC Bâle subissait nettement la loi du rouleau compresseur anglais et leader de la Premier League, Manchester City. Dans ce match qui s’annonçait compliqué, les hommes de Raphaël Wicky n’auront pas démérité malgré le score, sévère certes, mais justifié en faveur des Citizens (0-4).