En un mot, “No Billag” n’est pas une initiative qui nourrit les intérêts de la Suisse, ni même de sa démocratie participative. Le texte soumis au peuple le 4 mars 2018 souhaite l’abolition de la redevance, actuellement perçue par l’entreprise Billag, ce qui causerait la mort du service public en Suisse. Plus grand groupe public, la SSR – par son président Jean-Michel Cina – redoute des effets néfastes pour la liberté d’expression et le respect de la diversité des opinions dans l’audiovisuel national. Interview à un peu plus d’un mois du scrutin.

Ce vendredi 12 janvier, la Radiotelevisione Svizzera Italiana (RSI) tenait une conférence de presse dans les locaux de leurs confrères de la RTS à Genève. Le directeur de la section tessinoise de la SSR, Maurizio Canetta y présentait le nouveau long-métrage coproduit par la RSI “Frontaliers Disaster” accompagné des acteurs, producteurs et réalisateurs du projet. Le film, d’ores et déjà un véritable événement au Tessin depuis sa sortie le 21 décembre dernier, a ensuite été présenté en avant-première à La Praille en vue de sa sortie le 17 janvier en Suisse Romande et le 18 en Suisse Alémanique. La production sera disponible dans l’ensemble des cinémas du groupe Pathé et Arena Cinémas de Genève et sera visionnée en version originale dans toute la Suisse (sous-titrée dans la langue locale). « Nous avons 32 copies en start au-delà du Gothard », annonçait alors le producteur Luca Morandini qui verra également le film (110 minutes) diffusé aux 53e Journées de Soleure les 28 et 31 janvier.

La cinéaste Kathryn Bigelow signe son retour, après les blockbusters Démineurs (2008) et Zero Dark Thirty (2012), avec un film à l’actualité brûlante : Detroit. Basé sur un fait divers sordide durant les émeutes raciales de l’été 1967 au cœur de la ville éponyme, le long-métrage résonne particulièrement avec les tensions identitaires américaines actuelles. Immersion (incomplète) dans un chaos, loin d’appartenir à une époque révolue. Le film sort le 11 octobre 2017 dans les salles suisses.

Feras Fayyad fait partie de ces cinématographes qui ont risqué leur vie au premier front d’une guerre interminable entre des hommes et des bombardiers. De 2013 à 2015, le réalisateur a suivi la mission des Casques Blancs partout ils étaient amenés à creuser pour sauver miraculeusement des vies. Ce sont tous ces moments d’une très grande tristesse que “Last Men in Aleppo” nous repropose dans le plus vif et le plus réaliste du quotidien de millions de Syriens. Un documentaire qui, malgré lui, replace au centre de nos préoccupations occidentales, toute notre impuissance. Le film de clôture au 15e Festival du Film et Forum international sur les droits humains.

Le chef-d’œuvre du Floridien est sorti dans les salles suisses romandes mercredi 15 mars. Une création qui tient toutes ses promesses en ce qu’elle témoigne d’un récit poignant à l’heure où les droits les plus élémentaires sont questionnés, bafoués et stigmatisés. Après 8 nominations aux Oscars 2017, “Moonlight” a finalement reçu la plus prestigieuse de ses huit potentielles récompenses : le prix du meilleur film de l’année. Aussi mérité que juste tel que Barry Jenkins nous livre à une exploration riche en tendresse et émotions.