La candidature sur dossier à laquelle s’est prêtée en 2018 l’artiste auprès de la production Picture My Music de Mei Fa Tan – laquelle projette depuis six ans d’illustrer une musique choisie, parmi 140 projets, par la réalisation d’un clip vidéo – ne reflète en réalité que le versant actuel de la progression artistique de Yael Miller. Mais celui-ci n’a pas été le plus anodin non plus. Pour s’en rendre compte, en revanche, il convient de repartir un peu plus loin dans la vie – et la carrière – musicale de cette artiste aux racines israéliennes.

Un peu plus de trois ans après son dernier album avec son groupe Orioxy en 2015 et à peine quelques mois après la sortie officielle de son premier opus en solo 00-08, Yael Miller dévoile en ce 8 mars, journée internationale de lutte des femmes, le nouveau clip vidéo du titre Angry, réalisé par la Nyonnaise Mei Fa Tan. À nouveau pensé comme un véritable court-métrage aux signifiants nombreux, la réalisatrice et instigatrice de la production Picture My Music dévoile, elle aussi en ce jour, un énième travail de très haute portée.

Lors de sa prestation au Montreux Jazz Festival, elle nous avait ébloui par son univers incomparable. Flèche Love révèle, en ce 1er mars, la première partie de son tout premier album Naga. Une œuvre protéiforme dans laquelle la Genevoise conjugue, comme elle l’a toujours fait, son art et ses convictions. Entretien avec l’artiste qui puise, dans le jazz tout comme la déconstruction des identités de genre, une respiration nécessaire et salvatrice.

Jusqu’ici tout va bien, la nouvelle comédie de Mohamed Hamidi, après Né quelque part (2012) et La Vache (2016), sort ce mercredi en salles. Véritable ode à la réconciliation entre notables des villes et résidents des cités, le long-métrage (90′) figure la détresse d’un chef d’entreprise (Fred Bartel) qui, pour se remettre en conformité auprès du fisc français, est contraint de se délocaliser dans un zone franche, région défiscalisée à condition d’y baser une activité économique. Plus qu’un film tourné en banlieue – en l’occurrence à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) – la comédie milite pour la cohabitation entre citadins et zonards. Contacté par téléphone, le réalisateur franco-algérien a répondu à nos questions quelques heures avant la sortie officielle au cinéma.

Les Rencontres du 7e Art officialisent leur statut d’événement phare dans la capitale olympique avec une seconde édition, du 7 au 10 mars. Vincent Perez, son président, dévoilait ce mercredi matin au Beau-Rivage les projections (Apocalypse Now, Belle de jour, Freaks, Le Mans) ainsi que les invités (Jeremy Thomas, Andreï Zviaguintsev, Joel Coen). En harmonie avec l’esprit de la manifestation, nous avons conversé avec lui, sur le cinéma d’hier et de demain.

Antoine Raimbault se lance dans son premier long métrage avec l’affaire “Jacques Viguiez”. Bien loin d’une banale reconstitution, ce fait divers du début de siècle est réinvesti par le cinéaste grâce à Nora (Marina Foïs), personnage fictif et double du spectateur. Un film d’une extrême intelligence où l’appareil judiciaire, faisant parade au désir insatiable de savoir, fait office de garde-fous.

Après Jet Set, Camping, Disco et Turf, Fabien Onteniente ravive l’ensemble des symboles caractéristiques qui font ses films depuis le début des années 2000 dans sa nouvelle comédie de premier plan: All Inclusive. Parallèle alléchant, à première vue: la participation de deux grands noms des Bronzés, Thierry Lhermitte et Josiane Balasko qui donnent la réplique, 92 minutes durant, au duo nouvellement composé entre Franck Dubosc (Jean-Paul Cisse) et François-Xavier Demaison (Bruno). L’histoire reste cocasse et intelligente, mais le gentil “beauf” du cinéma d’Onteniente semble avoir fait son chemin…