De Paris (France)

Franjo, c’est moins drôle que François-Joseph. Pourtant, c’est le nom de scène d’un humoriste parisien de 29 ans. Depuis trois ans et demi, il a fait ses preuves sur le web en cumulant des millions de vues et s’attèle désormais à la création de son premier spectacle. En effet, un rodage est prévu le 1er mars au Point Virgule, une salle culte de l’humour dans le Marais. Pour cette interview, le rendez-vous est fixé avec l’intéressé au Paname Art Café après son… cinquième plateau de la soirée. Il vient d’y tester deux ou trois nouvelles blagues en vue de sa future échéance et se présente un peu fatigué, mais non sans plaisir, pour répondre à quelques questions. En effet, sa dernière vidéo sur le coronavirus interpelle.

Le Montreux Comedy Festival a 30 ans et la fête fut intense durant dix jours et douze galas à l’Auditorium Stravinski; avec une centaine d’artistes de tous bords, de toutes provenances et de tous styles, le public – aussi varié que possible – a validé – par voie de billetterie qui compte une progression de 80% sur l’ensemble de la manifestation – les choix onéreux et risqués de la direction du festival. Car si la marque Montreux Comedy s’exporte depuis quelques années également sur d’autres continents, entre l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Asie et bientôt l’Amérique, « tout est fait pour que le public montreusien puisse vivre en plein l’expérience Montreux », assure le Président fondateur Grégoire Furrer. En effet, si les artistes ont plusieurs publics, le Montreux Comedy Festival en compte surtout un de prestige: « Il n’y a pas de publics plus important que d’autres. » Mais celui de Montreux est particulier car il est surtout fidèle depuis plusieurs décennies.

Voici l’électro-rock des Dunes. Le trio Horizon Liquide a repris, en quelque sorte, l’influence orientale des paroliers des mythiques Led Zep’; il n’y a, certes, pas l’Inde des Jimmy Page et Robert Plant, mais il y a le Beyrouth Underground de Serge Ghazale, l’Irak de Laure Betris et l’âme vagabonde de Valentin Savio. Et puis, il y a surtout ce mélange des genres qui accouche d’une musique des plus orientales et mystérieuses que possible. Nous avions cueilli l’occasion de leur venue au 44e Paléo Festival pour en apprendre davantage sur eux, mais aussi sur la musique orientale et l’ésotérisme musical de leur approche. Récit.

Première artiste à se présenter pour la 44e édition du Paléo, la Lausannoise Billie Bird s’est élancée sous la tente du Club Tent mardi après-midi. Associées à la canicule, ses nappes sonores évoquant les marées ont, pour une heure, embarqué les festivaliers au large là où les recoins intimes et lancinants surgissent. À l’issue de ce voyage en mer, notre reine de l’azur s’est confiée sur son premier passage à la plaine de l’Asse ainsi que sur son parcours.

À Montreux, le pas de grâce. Né à Gratosoglio, dans un quartier administratif de la ville de Milan, d’un père égyptien et d’une mère sarde, Alessandro Mahmood a fait de la musique – comme souvent – sa ligne d’échappement d’une enfance coupée par l’abandon de son père à l’âge de 5 ans. Révélé en Italie grâce à sa victoire au 69e Festival de San Remo, puis vice-champion de l’Eurovision à Tel-Aviv dans la foulée en mai, l’artiste a connu une ascension fulgurante; disque d’or en Espagne et numéro un des charts en Israël avec son titre Soldi. Aujourd’hui, l’artiste se révèle pas à pas… et celui du Montreux Jazz Festival en était un grand.

Depuis le début de l’année, Christophe Chassol tourne dans le monde entier pour présenter son nouveau projet d’ultrascores “Ludi”, inspiré du roman biographique de Hermann Hesse. L’ultrascore, comme l’artiste français le définit, consiste en une méthode de composition toute personnelle, inédite. La technique consiste à filmer le réel, puis à l’habiller d’une mélodie qui y superpose les harmonies. Ce faisant, les séquences tournées font partie intégrante de la musique ainsi composée. Après trois séries d’ultrascores abouties, dans la Nouvelle-Orléans, en Inde puis en Martinique, Chassol: présente Ludi. De passage au Montreux Jazz Festival, au dernier soir d’un mois de juin caniculaire.

10 jours que le Blues Rules a fermé les portes de sa 10e édition au Chateau de Crissier. 10 jours que la fièvre bleue est retombée. Mais 10 jours que l’histoire des Burnside continue d’ajouter des chapitres au récit bientôt séculaire du Hill Country Blues, initié il y a plus de 70 ans par un inimitable guitariste d’Oxford (Mississippi), R.L. Burnside. Les petits-fils Kent (après sa venue en 2014) et Cedric (après son set hypnotique à 1h du matin en 2016) ont réinvesti à nouveau la scène ensemble pour les 10 ans du festival. L’histoire n’en est ressortie que plus belle…

La première fut une immense interprète américaine des années 1950, proche de l’Europe et de sa culture. La seconde est une toute jeune artiste unique et authentique. Et pourtant d’une Donna à une autre, il se trouve quelques similitudes. Si Donna Hightower, décédée en 2013, fut l’une des premières mixeuses de styles, du R&B au soul-jazz, Donna Zed (21 ans) s’assure, quant à elle, de dynamiter les plus simples codes de la musique traditionnelle. Après deux ans de carrière, la jeune femme révèle un projet musical plus puissant, plus tranchant. Son deuxième EP “Surrounding Me” sera verni lors d’un concert aux Docks agendé au 23 mai dans le cadre du Projet Proxima. Entre-temps, l’artiste d’origine suisse, grecque et thaïlandaise – conseillère communale (indépendante) de Belmont-sur-Lausanne – a déjà présenté, depuis janvier, son single “Enough Years”. Le second “Bold” sortira le 17 mai prochain.