Lone est le titre du nouvel album vernis par Adriano Koch au début du mois de mars 2020; il rapporte à l’isolement, au confinement noctambule tout autant qu’à une véritable et louable déclaration à son instrument d’origine, le piano. Dans un morceau acoustique du même nom – alors qu’il délivre un grand opus toisé d’électronique –, il redécouvre la joie d’un titre entièrement délivré sur piano, seul et isolé du reste. « J’ai passé beaucoup de temps à l’électronique que le tout dernier titre que j’ai composé pour cet album – Lone –, j’ai voulu le dédier à mon instrument, en acoustique pure. » Il explique qu’il faut le voir comme un hommage et c’est une bien belle invitation au partage. L’album est disponible depuis le 6 mars.

Jean-Charles Guichen en a encore sous le pied. Et dans les bras. Au festival interceltique de Lorient, en août 2019, le natif de Quimper s’est illustré corps et âme face à une assistance de plus 4’000 personnes, livrant l’un des concert en fest-noz les plus aboutis pour l’assemblage en live de son cinquième album. “Braz Live” est justement sorti le 6 mars dernier, délivrant l’orne d’un opus aussi inédit que traditionnel. Avec la revisite de plusieurs titres de ses derniers albums “Elipsenn” (2015) et “Breizh an Ankou” (2017), il en a adjoint quelques nouveaux, dont l’impensable Bro Gozh’, l’hymne breton réarrangé version valse. Une belle occasion de voyager – à nouveau – entre le monde celtique et la proche Amérique.

Panayotis Zamaros s’est adonné depuis plusieurs années maintenant à son empire musical. Aussi, ce que l’on appelle “empire” aujourd’hui n’est rien d’autre qu’une réussite personnelle familiale, aux côtés de son épouse Khun Mam et notamment de ses deux filles Donna et Vikki Zed, toutes deux emballées dans un projet musical prospère en Suisse mais aussi à l’étranger. Une réussite qui est pourtant partie d’une résidence un peu particulière sur les hauts de Belmont-sur-Lausanne. On a fait un tour d’horizon de l’étendue musicale de cette famille bercée à la tonalité rock.

Julie Campiche est une artiste de conviction, passée seize ans par le Conservatoire de Genève à l’étude de la musique classique avant de changer diamétralement de voie. Elle se réinvente au tournant de ses 20 ans, en 2003, dans l’improvisation et le jazz ; pour une harpiste de formation, le tournant était osé mais elle est parvenue à se faire valoir. Elle a appris sur le tard les plus grands jazzmen du dernier siècle et s’est grandement révélée dans plusieurs projets musicaux à succès qu’elle a elle-même instigué. Co-leadeuse du groupe Orioxy (avec Yael Miller) pendant huit ans, elle fonde le Julie Campiche Quartet en 2016 et en révèle, trois ans plus tard, en février 2020, le premier album “Onkalo”. Et elle ne s’arrête certainement pas là…

De Paris (France)

Franjo, c’est moins drôle que François-Joseph. Pourtant, c’est le nom de scène d’un humoriste parisien de 29 ans. Depuis trois ans et demi, il a fait ses preuves sur le web en cumulant des millions de vues et s’attèle désormais à la création de son premier spectacle. En effet, un rodage est prévu le 1er mars au Point Virgule, une salle culte de l’humour dans le Marais. Pour cette interview, le rendez-vous est fixé avec l’intéressé au Paname Art Café après son… cinquième plateau de la soirée. Il vient d’y tester deux ou trois nouvelles blagues en vue de sa future échéance et se présente un peu fatigué, mais non sans plaisir, pour répondre à quelques questions. En effet, sa dernière vidéo sur le coronavirus interpelle.

Le Montreux Comedy Festival a 30 ans et la fête fut intense durant dix jours et douze galas à l’Auditorium Stravinski; avec une centaine d’artistes de tous bords, de toutes provenances et de tous styles, le public – aussi varié que possible – a validé – par voie de billetterie qui compte une progression de 80% sur l’ensemble de la manifestation – les choix onéreux et risqués de la direction du festival. Car si la marque Montreux Comedy s’exporte depuis quelques années également sur d’autres continents, entre l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Asie et bientôt l’Amérique, « tout est fait pour que le public montreusien puisse vivre en plein l’expérience Montreux », assure le Président fondateur Grégoire Furrer. En effet, si les artistes ont plusieurs publics, le Montreux Comedy Festival en compte surtout un de prestige: « Il n’y a pas de publics plus important que d’autres. » Mais celui de Montreux est particulier car il est surtout fidèle depuis plusieurs décennies.

Voici l’électro-rock des Dunes. Le trio Horizon Liquide a repris, en quelque sorte, l’influence orientale des paroliers des mythiques Led Zep’; il n’y a, certes, pas l’Inde des Jimmy Page et Robert Plant, mais il y a le Beyrouth Underground de Serge Ghazale, l’Irak de Laure Betris et l’âme vagabonde de Valentin Savio. Et puis, il y a surtout ce mélange des genres qui accouche d’une musique des plus orientales et mystérieuses que possible. Nous avions cueilli l’occasion de leur venue au 44e Paléo Festival pour en apprendre davantage sur eux, mais aussi sur la musique orientale et l’ésotérisme musical de leur approche. Récit.

Première artiste à se présenter pour la 44e édition du Paléo, la Lausannoise Billie Bird s’est élancée sous la tente du Club Tent mardi après-midi. Associées à la canicule, ses nappes sonores évoquant les marées ont, pour une heure, embarqué les festivaliers au large là où les recoins intimes et lancinants surgissent. À l’issue de ce voyage en mer, notre reine de l’azur s’est confiée sur son premier passage à la plaine de l’Asse ainsi que sur son parcours.