Ils furent ensemble accompagnés de leur brass band, les Américains The Roots mardi soir au Stravinski et les Toulousains Funky Style Brass au “Music in the Park” dimanche soir avec, chacun, dans leurs cordes – ou leurs cuivres – un instrument phare: le soubassophone constitutif des plus grandes fanfares. Un instrument, à l’allure imposante, mais si accommodant qu’il s’est prêté à la variété des genres au Montreux Jazz Festival, du rap typiquement américain, passant par un hip-hop allégé version française, jusqu’à y retrouver des tonalités plus funk, zouk et jazz sous la cape décalée du collectif toulousain. Tour d’horizon.

Après Casey et Youssoupha & Crew Peligrosos, c’est au tour de Kery James de fouler, pour la toute première fois de sa carrière, les planches du Montreux Jazz Festival. Attendu avec grande impatience, le public du Lab a du prouver au rappeur aux 700’000 disques vendus qu’il était encore chaud bouillant. Attention : il va y avoir du sport.

Après la prestation de la talentueuse Casey, c’est au tour du rappeur Youssoupha d’investir la scène du Lab pour son deuxième passage montreusien. Mais le natif de Kinshasa n’est pas venu tout seul. Il était accompagné du groupe colombien Crew Peligrosos. Ils nous offrent un set à la croisée des influences d’Amérique latine, d’Afrique centrale et d’Occident.

La formation italienne Bomba Titinka s’est produite sur la scène du “Music in the Park” vendredi soir au Parc de Vernex à l’occasion de la 51e édition du Montreux Jazz Festival. Cinq garçons et une fille dans le vent qui ont rapproché, une heure durant, les deux genres parallèles du swing et de l’électro. De plus, le groupe, initialement composé de cinq membres, a invité spécialement pour l’occasion Gianmaria Ito Dazzi au saxophone ténor et soprano incurvé, dans l’entreprise de perfection d’une identité si personnelle. Rencontre avec le groupe quelques heures avant leur concert à Montreux.

Le début de soirée à l’Auditorium Stravinski, en partie inspiré par l’annulation de la tournée européenne d’Emeli Sandé, a vu se produire deux artistes à la soul légère et sentimentale, triturée dans des directions aussi inédites qu’insolites. La jeune Lausannoise de 19 ans, Imelda Gabs, trouvait – en l’absence malheureuse de la chanteuse britannique – sa première occasion de se produire sur la scène première du Montreux Jazz Festival, en première partie de Lianne La Havas. Une surprise qui a d’autant plus conquis le public au style arraché d’une soul gracieuse et élégante interprétée, chacune à sa manière, dans des dispositions diverses mais toutes deux sous le modèle de l’acoustique.

Fils aîné de Jacques Monnier, programmateur sensiblement reconnu du Paléo Festival, Mathieu est entré à faire part du comité de programmation du Montreux Jazz Festival il y a cinq ans maintenant. Il nous raconte la programmation du Lab et – surtout – de la nouvelle salle gratuite, “Lisztomania” qu’il a daigné composer avec David Torreblanca. Interview.