Passée par la HES-SO où elle a suivi un bachelor en travail social, la rapeuse KT Gorique a nivelé sa passion pour la musique hip-hop à son goût prononcé pour l’étude des civilisations et des traditions indigènes africaines. Ses origines ivoiriennes et italiennes viennent par ailleurs contrebalancer une vie passée entre les trois coins du monde les plus significatifs à ses yeux. Née à Abidjan en 1991, puis arrivée à Martigny (VS) en 2003 avant de remporter plusieurs prix dans le rap (en 2012) et dans le cinéma (en 2019) à New-York, la jeune musicienne vaut parfaitement son surnom de couteau suisse mais aussi celui d’enfant du monde. Ses expériences les plus abouties, elle les raconte dans son dernier album Akwaba sorti en plein confinement, fin 2020. L’occasion d’en savoir un peu plus sur elle.

Après trois ans d’absence, les revoici. Après “Fiston” au Cervin en 2017, puis “Don Simon” dans les Dolomites en 2018, le groupe Estelle Zamme a sorti, le 14 avril dernier, “Claude”. Ce nouveau titre a été filmé dans les montagnes alpines suisses après avoir dû renoncer à voyager plus loin pour cause de pandémie. Etienne Bel et Julien Ledermann ont alors posé leur matériel de tournage dans certaines des plus belles régions du pays; le Saxer Lücke, le col du Susten, le Bachalpsee sur les hauts de Grindelwald ou encore le col du Grimsel figurent parmi les lieux emblématiques du tournage. Et le résultat vaut le détour.

Yellowstraps a toujours ses lanières jaunes sur ses guitares. Après le le départ de son frère Alban en janvier dernier, Yvan Murenzi a conservé l’esprit du duo dans des chansons et musiques plus personnelles et toujours plus recherchées. Il se produisait cet été au Petit Théâtre du Montreux Palace à l’occasion de la 55e édition du Montreux Jazz Festival. Le premier pour le jeune artiste de 29 ans.

Ils sont deux: un jeune homme, une jeune femme et chantent en français. En toute simplicité, cela ferait une belle composition d’accroche pour présenter Baron.e. Faustine Pochon et Arnaud Rolle (tous deux 24 ans) ont beau faire feu contre tout spécifique et déterminisme, comme le style de leur musique – un condensé d’électro et de pop taillé jeunesse qui empoigne les tracasseries de leur génération –, que l’on vient finalement à manquer de qualificatif pour les introduire simplement et sans redondance. Une chose est sûre néanmoins: leur notoriété toute fraîche le dispute à leur humble fraîcheur.

Le groupe Etienne Machine a sorti, le 26 mars dernier, son premier album “Off & Off” qui dévoile les contours d’une musique aussi éclectique que décoiffante. Sur une base electronica, les six artistes qui le composent ont progressivement ajouté des instruments lourds et massifs, versant ainsi dans un style hybride au croisement du rock, du trip-hop et de l’électro. Ce six-titres, enregistré au studio de la Fonderie à Fribourg, et en prises directes, dévoile ainsi l’histoire d’un groupe lié par l’amitié mais aussi par des connexions musicales et artistiques évidentes.

Arsène Passamani (alias Senar) est un jeune homme de 21 ans, passionné de sport et de musique et gorgé de talent, tant pour l’un que pour l’autre. Sur les hauteurs du Léman, à Riex, petit bourg en plein vignoble entre Lausanne et Épesses, il dévoile, en ce mois de mai, “L’aimant”, un dix-titres en hommage à sa région natale. Un vent de fraîcheur vient nous caresser en plein printemps.

Avec son nouveau titre “Mourons de plaisir”, le journaliste et auteur-compositeur-interprète valaisan Jonas Follonier souhaite faire l’éloge du plaisir, du partage et de la convivialité mais aussi dézinguer sous le mode de l’humour toutes les espèces possibles de rabat-joie. Doué au sens de la formule, le jeune homme de 24 ans établi aujourd’hui à Neuchâtel partage, sur papier, comme sur partition, l’ensemble des messages – de liberté et de joie, sur la vie comme sur la mort – qu’il souhaite faire passer à un monde qui parfois se barricade.

Il s’inspire de M83, de Selah Sue et d’Yvan Franel, entre autres. Léo de Riedmatten est un multi-instrumentiste, artiste transversal et entrepreneur d’un style qui outrepasse les frontières du réel. De la pop-électro à la néo-soul, de la batterie au piano, de la musique au film, le Valaisan de 24 ans, batteur des Stevans, vagabonde un peu où le vent le mène. Et les bourrasques font parfois bien les choses…