En adaptant deux récits du recueil éponyme de Duras, Emmanuel Finkiel revient à la Seconde Guerre qu’il avait déjà abordée dans Voyages (1999). L’auteur de Je ne suis pas un salaud (2005) rejoint la liste fournie des cinéastes ayant eu l’audace – ou le malheur – de se frotter aux textes de l’écrivain. Une belle surprise de ce début d’année à découvrir en salle dès ce mercredi 24 janvier.

Ce vendredi 12 janvier, la Radiotelevisione Svizzera Italiana (RSI) tenait une conférence de presse dans les locaux de leurs confrères de la RTS à Genève. Le directeur de la section tessinoise de la SSR, Maurizio Canetta y présentait le nouveau long-métrage coproduit par la RSI “Frontaliers Disaster” accompagné des acteurs, producteurs et réalisateurs du projet. Le film, d’ores et déjà un véritable événement au Tessin depuis sa sortie le 21 décembre dernier, a ensuite été présenté en avant-première à La Praille en vue de sa sortie le 17 janvier en Suisse Romande et le 18 en Suisse Alémanique. La production sera disponible dans l’ensemble des cinémas du groupe Pathé et Arena Cinémas de Genève et sera visionnée en version originale dans toute la Suisse (sous-titrée dans la langue locale). « Nous avons 32 copies en start au-delà du Gothard », annonçait alors le producteur Luca Morandini qui verra également le film (110 minutes) diffusé aux 53e Journées de Soleure les 28 et 31 janvier.

Samedi pluvieux, samedi heureux. Pour sa dernière journée, le Geneva International Film Festival (GIFF) proposait une sélection de longs-métrages aux antipodes les uns des autres. Sur les traces du cinéaste subversif Carlos Reygadas en passant par les méandres de l’Histoire chilienne jusqu’aux sphères parisiennes boboïsées de Saint-Germain-des-Prés. Revue d’une journée dans la cité de Calvin.

Avec l’adaptation libre du roman à polémiques En finir avec Eddy Bellegueule (Seuil, 2004) signé Édouard Louis, Anne Fontaine (Coco avant Chanel 2009, Gemma Bovary 2014) s’attelle à un exercice périlleux. La cinéaste surprend et désavoue les préjugés liés à la pratique de la transposition du roman sur grand écran, souvent synonymes de désillusions pour le spectateur. Marvin ou la belle éducation, un long métrage d’émancipation est disponible depuis le 22 novembre dans les salles.

Du 27 au 29 octobre prochain, Vevey accueillera pour sa troisième édition le Vevey International Funny Film Festival (VIFFF). Crée en 2015 par Loïs de Goumoëns et Maryke Oosterhoff, la manifestation promulgue sur les terres de Chaplin trois jours de projections, de rencontres et de débats autour de la notion d’humour au cinéma. Rencontre avec ses deux créateurs à une semaine des festivités.

Gratifié de sa labellisation – bien que discutée – Palme d’or cette année, The Square est l’un des films les plus attendus de cette rentrée. Exposant les pérégrinations d’un conservateur de musée d’art contemporain remis en question par un vol dont il est victime en pleine rue, le film étale les contradictions et les travers des sociétés occidentales. En déclinant intelligemment la question du rapport à autrui, Ruben Östlund plonge le spectateur dans une contemplation aussi drôle qu’oppressante. À voir d’urgence dès le 18 octobre.

La cinéaste Kathryn Bigelow signe son retour, après les blockbusters Démineurs (2008) et Zero Dark Thirty (2012), avec un film à l’actualité brûlante : Detroit. Basé sur un fait divers sordide durant les émeutes raciales de l’été 1967 au cœur de la ville éponyme, le long-métrage résonne particulièrement avec les tensions identitaires américaines actuelles. Immersion (incomplète) dans un chaos, loin d’appartenir à une époque révolue. Le film sort le 11 octobre 2017 dans les salles suisses.

Feras Fayyad fait partie de ces cinématographes qui ont risqué leur vie au premier front d’une guerre interminable entre des hommes et des bombardiers. De 2013 à 2015, le réalisateur a suivi la mission des Casques Blancs partout ils étaient amenés à creuser pour sauver miraculeusement des vies. Ce sont tous ces moments d’une très grande tristesse que “Last Men in Aleppo” nous repropose dans le plus vif et le plus réaliste du quotidien de millions de Syriens. Un documentaire qui, malgré lui, replace au centre de nos préoccupations occidentales, toute notre impuissance. Le film de clôture au 15e Festival du Film et Forum international sur les droits humains.