Un film d’une indispensable authenticité; “Les Chatouilles” traduit le parcours de vie, mais aussi de rémission de la jeune Odette (8 ans) aux traits très autobiographiques. Andréa Bescond (dans son “propre” rôle de victime de pédophilie) livre avec le père de ses deux enfants, Éric Métayer, une histoire dans laquelle elle a transposé toute sa volonté et son désir irrésistible de vivre. Dans un long-métrage très dynamique, entre flashbacks et balades au plus près des fantasmes de la protagoniste, le chef d’œuvre de 103 minutes ne tombe jamais dans le fatalisme. Un film dont il ne faut absolument pas avoir peur de découvrir; sortie le 14 novembre prochain. Nous avons rencontré Andréa Bescond et Éric Métayer dans le cadre du 24e Geneva International Film Festival (GIFF), à l’occasion de sa première suisse.

Lauréat d’un appel d’offre de la RTS, la websérie « Bip » sera diffusée ce mois de novembre sur la toile. Avec un format de 3 minutes par épisode, la série retrace les moments d’évasion de Marie (Marie Fontannaz), caissière d’un supermarché qui imagine la vie de ses clients, selon le contenu de leur caddie. Avec son réalisateur Vincent Bossel, nous avons évoqué dans les locaux d’ImaJack, producteur de « Bip », la genèse du projet qu’il a porté du haut de ses 22 ans, l’impact de la musique dans ses productions cinématographiques ainsi que son avenir.

Teasé en long et en large depuis l’annonce du casting jusqu’aux images promotionnelles diffusées au compte-gouttes, le biopic consacré à Freddie Mercury, et plus généralement à l’épopée des reines britanniques, sort ce mercredi 31 octobre. Bryan Singer – largué pour la postproduction – raconte le parcours de Farrokh Bulsara alias Freddie de manière lisse et paresseuse. Il en résulte un film sans prise de risque “stempelisé” « biopic » duquel – en se mentant peut être à soi-même  – on espérait davantage.

Pour cette nouvelle année, le cinéma d’auteur joue une place prépondérante dans les programmes de la RTS. “Ondes de choc”, collection de quatre films inspirés de faits-divers et dirigés par le quatuor renommé de la production “Bande à part” présage une ligne de qualité et originale face aux séries américaines. À l’approche des votations du 4 mars, la RTS semble rappeler que ses productions ont une carte à jouer dans l’espace audiovisuel francophone.

En adaptant deux récits du recueil éponyme de Duras, Emmanuel Finkiel revient à la Seconde Guerre qu’il avait déjà abordée dans Voyages (1999). L’auteur de Je ne suis pas un salaud (2005) rejoint la liste fournie des cinéastes ayant eu l’audace – ou le malheur – de se frotter aux textes de l’écrivain. Une belle surprise de ce début d’année à découvrir en salle dès ce mercredi 24 janvier.

Ce vendredi 12 janvier, la Radiotelevisione Svizzera Italiana (RSI) tenait une conférence de presse dans les locaux de leurs confrères de la RTS à Genève. Le directeur de la section tessinoise de la SSR, Maurizio Canetta y présentait le nouveau long-métrage coproduit par la RSI “Frontaliers Disaster” accompagné des acteurs, producteurs et réalisateurs du projet. Le film, d’ores et déjà un véritable événement au Tessin depuis sa sortie le 21 décembre dernier, a ensuite été présenté en avant-première à La Praille en vue de sa sortie le 17 janvier en Suisse Romande et le 18 en Suisse Alémanique. La production sera disponible dans l’ensemble des cinémas du groupe Pathé et Arena Cinémas de Genève et sera visionnée en version originale dans toute la Suisse (sous-titrée dans la langue locale). « Nous avons 32 copies en start au-delà du Gothard », annonçait alors le producteur Luca Morandini qui verra également le film (110 minutes) diffusé aux 53e Journées de Soleure les 28 et 31 janvier.

Samedi pluvieux, samedi heureux. Pour sa dernière journée, le Geneva International Film Festival (GIFF) proposait une sélection de longs-métrages aux antipodes les uns des autres. Sur les traces du cinéaste subversif Carlos Reygadas en passant par les méandres de l’Histoire chilienne jusqu’aux sphères parisiennes boboïsées de Saint-Germain-des-Prés. Revue d’une journée dans la cité de Calvin.

Avec l’adaptation libre du roman à polémiques En finir avec Eddy Bellegueule (Seuil, 2004) signé Édouard Louis, Anne Fontaine (Coco avant Chanel 2009, Gemma Bovary 2014) s’attelle à un exercice périlleux. La cinéaste surprend et désavoue les préjugés liés à la pratique de la transposition du roman sur grand écran, souvent synonymes de désillusions pour le spectateur. Marvin ou la belle éducation, un long métrage d’émancipation est disponible depuis le 22 novembre dans les salles.