Une facilitation de paix n’est pas un chemin de velours, c’est une voie semée d’embûches et de chausse-trappes. Mais de quelle paix parle-t-on réellement ? Celle du royaume de Logres menée de façon autoritaire par Lancelot du Lac, ou celle du roi Arthur qui semble toujours traîner son trouble dépressif récurrent ? Seule certitude: entre ses vacances amoureuses, le souvenir de sa formation à Rome et la guerre fratricide qu’il livre à Sire Lancelot, Arthur Pendragon délaisse toujours la quête du Graal.

“Si le vent tombe” est le premier film arménien en sélection officielle du Festival de Cannes depuis 1965. Cette semaine, en revanche, c’est dans le cadre du Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains (FIFDH) – et en parallèle de sa première nationale en Arménie le 10 mars – que le public suisse a pu le découvrir en avant-première. L’histoire, tristement prémonitoire et dotée d’une authenticité unique, permet de mettre en lumière ce que trop peu de monde sait, aujourd’hui, du territoire meurtri du Nagorno-Karabakh.

Invité à animer une masterclass à l’occasion de la sixième édition du Vevey International Funny Film Festival (VIFFF), Jean-Luc Bideau (80 ans, dont 55 de pleine carrière), un peu gauche dans sa démarche arrive avec un léger retard au cinéma Astor. Il y reçoit finalement le VIFFF d’honneur pour l’ensemble de son œuvre et s’amusera à prendre, couper, s’accaparer la parole de ceux qui ne lui réservent qu’une procession de compliments. Mais avant, l’acteur suisse, retranché dans le Valais, nous avait concédé un entretien. Espiègle et fougueux.

“Time Machinery” est un court-métrage entièrement pensé et écrit par Mei Fa Tan; le propos est pourtant bien ténébreux. La jeune réalisatrice nyonnaise a déconfiné dernièrement ce projet de belle intelligence, deux ans après sa finalisation. Jouant entre différents codes – ceux de la science-fiction et du film dramatique –, elle a mis en abîme un sujet des plus insondables pour l’être humain tel que constitué: la démence, la folie, la maladie d’Alzheimer. Et la réussite est, une nouvelle fois, intacte. Le film est disponible sur la toile depuis le 23 avril dernier.

INÉDIT — Le 28 août dernier, sortait dans les salles le nouvel opus de Mehdi Idir et Fabien Marsaud (GCM) “La Vie Scolaire”. leMultimedia.info les avait rencontré en amont de l’avant-première – la dernière de leur tournée dans la Francophonie – à Lausanne le 20 août 2019. Une interview exclusive que la rédaction déconfine dans une période propice à la découverte des principaux films ayant marqué l’histoire du cinéma français ces dernières années. La profondeur de cet échange n’égale que la qualité tangible dudit long-métrage. Autrement dit, elle vaut le détour.

Jusqu’ici tout va bien, la nouvelle comédie de Mohamed Hamidi, après Né quelque part (2012) et La Vache (2016), sort ce mercredi en salles. Véritable ode à la réconciliation entre notables des villes et résidents des cités, le long-métrage (90′) figure la détresse d’un chef d’entreprise (Fred Bartel) qui, pour se remettre en conformité auprès du fisc français, est contraint de se délocaliser dans un zone franche, région défiscalisée à condition d’y baser une activité économique. Plus qu’un film tourné en banlieue – en l’occurrence à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) – la comédie milite pour la cohabitation entre citadins et zonards. Contacté par téléphone, le réalisateur franco-algérien a répondu à nos questions quelques heures avant la sortie officielle au cinéma.

Les Rencontres du 7e Art officialisent leur statut d’événement phare dans la capitale olympique avec une seconde édition, du 7 au 10 mars. Vincent Perez, son président, dévoilait ce mercredi matin au Beau-Rivage les projections (Apocalypse Now, Belle de jour, Freaks, Le Mans) ainsi que les invités (Jeremy Thomas, Andreï Zviaguintsev, Joel Coen). En harmonie avec l’esprit de la manifestation, nous avons conversé avec lui, sur le cinéma d’hier et de demain.