Après deux saisons en LNA vécues en Entente avec le RC Yverdon, le club de rugby de Neuchâtel a pris la dure décision cet été de repartir de tout en bas pour se recentrer sur ses objectifs de formation. La décision, contestée par-ci, par-là en interne, a toutefois été rapidement entérinée au vote par les membres du club. Celui-ci repart ainsi de zéro; il renaît presque de ses cendres au contact de nouveaux entraîneurs et de joueurs fidèles au projet commun. Ancien coach de l’équipe en LNA, Gilles Cerede (49 ans) a même retrouvé ce week-end contre Palézieux son nom sur les feuilles de match. L’ambition en faveur de la relève (et des féminines) jouit donc d’un tout nouveau départ.

« Première compétition avec l’ensemble de mes amis au moment où je commence à retrouver mes sensations, dans le rythme et dans l’élan, que j’avais lors de la saison indoor. » En interprétant ces mots de Mondo Duplantis, l’on se rend bien compte qu’il venait de réunir les meilleures conditions pour sauter haut à Lausanne. Il aura rendu hommage aux promesses jetées sans ménagement sur ses épaules; le Suédois s’est imposé sur la Place de l’Europe grâce à son envolée solitaire à 6,07 mètres, un nouveau record national de Suède, autant que celui de la Diamond League. Seule la pénombre de la nuit tombante lui aura entravé la voie vers le record du monde en plein air (toujours pointé aux 6,14 mètres de Sergey Bubka en 1994). Mais rien ne saurait tarder tant la progression du prodige de 20 ans se révèle fulgurante…

Filippo Tortu est de passage en Suisse cet été. En pleine préparation pour les championnats d’Italie agendés à Padoue du 28 au 30 août, le Lombard d’origine sarde réserve de fines escapades dans les plaines suisses, d’abord à Langenthal puis à La Chaux-de-Fonds une semaine plus tard. De ses premières courses en rentrée, il en retient une amélioration constante. Mais les temps sont perfectibles ; la voie menant vers un nouveau chrono en sub-10 est tracée mais l’écluse est encore engorgée de bourbe. « Rien d’alarmant : on prend pas à pas la distance qui m’éloigne de mes objectifs. »

Depuis plus de trois mois, l’Association Cantonale Genevoise de Rugby (ACGR) s’est associée à leMultimedia.info dans le but de redécouvrir les origines du rugby en Suisse. L’année 2020 n’aura pas été prospère sur les terrains, sinon sur celui de l’étude historique. Sur ce plan, les premiers résultats se sont révélés prolixes, laissant imaginer un développement nouveau de ce sport sur nos terres romandes, mais aussi alémaniques. CEO de l’ACGR, Gianni Di Martino nous répond à mi-parcours des recherches menées.

Berne pluvieuse, Berne heureuse. Les athlètes suisses ont marqué d’un sceau le meeting CITIUS, revisité avec la collaboration de Swiss Athletics. Au record de Suisse de Jason Joseph sur 100 mètres haies (13”34, soit cinq centièmes de mieux que sa précédente marque dernièrement réétablie lors des Championnats du monde à Doha), Ajla Del Ponte a fait mesure de belle continuité dans ses performances. Sur la ligne droite, la Tessinoise s’est distinguée en 11”15, quelques jours seulement après avoir établi la meilleure marque européenne de l’année à Bulle (11”08). Une saison de remise en confiance à un an des Jeux Olympiques de Tokyo, pour lesquels il faudra toutefois réitérer la marque qualificative établie à 11”15, justement.

Athletissima aura bien lieu en 2020, le 2 septembre mais sous un modèle revisité et probablement devant un seul millier de personnes, sous réserve des nouvelles dispositions de l’OFSP. Seule la perche (homme et femme), par ailleurs, sera représentée. Les deux concours se tiendront en simultané sur la place de l’Europe à Lausanne, les athlètes se présentant en alternance sur les deux sautoirs aménagés. Un défi pour le comité d’organisation qui a eu à cœur de ne pas céder aux conséquences de la crise sanitaire. Quand la passion parle…

À Lausanne,  le 9 mars 1894, l’on découvrait qu’un match de rugby avait déjà eu lieu entre deux formations du coin; Lausanne-Nord (quartier que l’on pourrait imaginer des actuelles Plaines-du-Loup et alentours) affrontait une formation de Lausanne-Sud (actuellement Vidy), couplée par des gaillards d’Yverdon. De ce match, l’on en avait succinctement rappelé la faiblesse des avants de la formation du nord qui s’était inclinée 4-16. Soit. Mais c’est bien pour rappeler que dans le canton de Vaud, l’on eut promu très tôt la vivacité d’un sport nouveau et juste ce qu’il faut de physique pour en tirer la pleine nature athlétique. Cela se révèlera d’autant plus marqué quelque 30 années plus tard, à l’époque où un certain Cécilien Marais, promoteur de la région du Havre, urgea la création du Stade Lausanne Rugby Club, puis celle du premier championnat suisse et enfin celle de la Fédération Suisse de Rugby (FSR). Au vrai, tout est vraiment parti de Lausanne. Mieux tout est vraiment parti de Stade Lausanne.