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Servette frappe-t-il aux portes de la Fédérale 2 ?

Par superstition ou autre, l’idée d’une promotion ne produit pas plus de verbe que cela au Stade de Genève

Après avoir connu six promotions de rang dans le courant de ces six dernières années, le club Grenat est – peut-être – en passe d’en valider une septième dans la foulée. Actuellement leader de Fédérale 3, Servette prépare déjà sa résistance à l’approche des phases finales de cet été. Stabilité dans le jeu, discipline dans les affrontements lourds et soutien continu à la relève Grenat, les chantiers sont encore nombreux mais laissent entrevoir les rayons d'une lumineuse réussite. La Fédérale 2, de ce point de vue-ci, ne semble pas hors de toute portée.

Tête bien connue à la Praille où il a officié à la réathlétisation des joueurs du Servette FC, Frédéric Dubrana revient aujourd'hui au Stade de Genève sous son premier costume de rugbymen. © leMultimedia.info / Oreste Di Cristino [Stade de Genève]

Finalement, ils l’ont eu, ce point de bonus offensif. Ce samedi-là, le Servette Rugby Club affrontait dans son enceinte de la Praille l’équipe de Givors Deux Vallées à l’occasion de la seizième journée du championnat de Fédérale 3, la cinquième division dans la hiérarchie du rugby français. Et autant dire que le spectacle – au gré d’un bon match de rugby – était autrement plus contenu que d’accoutumée. Provenant des divisions régionales où ils dominaient la plupart de leurs adversaires à parfois plus de cinquante points d’écart, les Grenat connaissent, depuis le renouveau de la saison en septembre dernier, un challenge autrement plus coriace. Les victoires se révèlent plus coutes et le XV de la Praille a même goûté, par deux fois (pour l’heure), à la défaite ; à Saint-Savin le 16 février dernier (30-27) après un essai concédé dans les ultimes instants de la rencontre et – plus surprenant encore, de par son ampleur – à Saint-Marcel-Bel-Accueil (44-20, la plus lourde défaite du club servettien depuis sa naissance en 2014). À ces occasions, leur promesse de victoire les aura tristement et amèrement confinés à l’acte de contrition.

« Le temps de la Promotion Honneur est fini. Désormais nous sommes amenés à affronter des clubs centenaires qui ont assurément l’habitude de jouer à ce niveau-ci »

Jonathan Torossian, demi d’ouverture et responsable de l’Académie du Servette Rugby Club

Mais revenons-en au match contre Givors. Vainqueur “limite” 29-17 – en galvaudant pas moins de dix-huit points au pied –, le SRC s’en est bien sorti. Cinq essais contre trois, le bonus offensif est même validé. Mais la mine reste basse chez la plupart des joueurs ; ils se savent perfectionnistes mais ont trop peu l’occasion de le démontrer sur le terrain cette année, au vu d’une résistance, à tous les coups, inédite. Mais il fallait bien s’y attendre après plusieurs années d’insolente – façon de dire – facilité. « Le temps de la Promotion Honneur [ndlr, la division régionale inférieure à la Fédérale 3] est fini. Désormais nous sommes amenés à affronter des clubs centenaires qui ont assurément l’habitude de jouer à ce niveau-ci », aiguillonne dès lors Jonathan Torossian, demi d’ouverture des premières heures du Servette RC. « Notre jeu se révèle parfois, même souvent, un peu décomposé mais cela ne nous empêche jamais d’aller vers l’avant. » C’est bien là retrouver l’ADN du club, n’allaient y changer quelque chose les défaites subies en phase régulière. Trouver patience est désormais marque de succès pour les joueurs de la Praille, laquelle précipitation à certains moments les dispute à un jeu de moins bonne facture. Mais n’en reste qu’ils occupent tout de même la première place du championnat. Et souverainement, dirons-nous. « Servette est premier, oui. Mais nous ne sommes jamais sereins sur nos matches que nous n’arrivons jamais à gérer de bout en bout. Nous jouons toujours en réaction et par à-coups. Cela [nous] irrite parfois », commente alors à chaud le Président Marc Bouchet. « C’est dommage de perdre des points de bonus ou des rencontres pour des détails de jeu que nous sommes censés maîtriser en tout temps. » On l’aura compris : Servette domine mais les performances manquent de sainteté, de précellence – marque inaltérable d’un besoin continu d’apprentissage. « Notre situation actuelle au classement est très satisfaisante mais cela ne suffit pas. Nous devons absolument arriver à jouer chaque match quatre-vingts minutes et ne pas se délester par à-coups comme c’est le cas actuellement. Si l’on veut s’augurer de figurer plus haut [ndlr, en Fédérale 2 donc, mais sans le mentionner textuellement] la saison prochaine, il y a encore des défauts majeurs à gommer. Nous nous attendions, en début de saison, à un exercice difficile. Certes. Mais raison de plus de figurer disciplinés et concernés par l’enjeu. » Le ton présidentiel claque bien, ici – franc parler, bon parler.

Frédéric Dubrana, un franc connaisseur à la barre du SRC

Dès lors, le Servette Rugby Club, premier de son championnat – bien que bousculé par les meilleures équipes de sa région (comprenez la géographie française) – est-il en train de frapper fort des poings aux portes de la Fédérale 2 ? En réalité, l’idée d’une promotion ne produit pas plus de verbe que cela au Stade de Genève. Mais tout le monde y pense (peut-être un peu trop bas, au vrai). « Nous sommes capables d’aller le plus loin possible. Aujourd’hui, nous sommes un bon club de Fédérale 3 mais tout le monde sait que l’appétit vient en mangeant et que l’on en veut toujours plus », se contient dès lors Marc Bouchet. « Quand on monte d’une division inférieure, l’objectif premier que l’on se fixe reste le maintien. Aujourd’hui, on peut viser plus haut, croquer des points jusqu’aux phases finales, mais il nous faut surtout assurer une meilleure sécurité sur l’ensemble de nos matches », assure, de même concert, Frédéric Dubrana. Entraîneur des Grenat depuis septembre 2019, en remplacement de l’ancien international espagnol Gabriel Lignières, Dubrana connaît, de fait, bien ce niveau de jeu. Ancien joueur de Fédérale 1 pendant dix ans (de 1992 à 2002) à Fleurance et Lannemezan, il a longtemps été mis au parfum de l’exigence du rugby français. Sa carrière, par ailleurs, il l’a terminée dans plusieurs clubs historiques de Fédérale 3, avant de rejoindre la Suisse (principalement) pour y parfaire son expérience d’entraîneur et de spécialiste du sport de haut niveau. Le tout dans une transversalité qui ne tient nullement du factice.

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Depuis sa première expérience à la barre du RC Thonon Chablais Léman en 2010, il a ensuite rejoint le LUC [ndlr, Lausanne Université Club] en tant que consultant, tout en empilant au poste de responsable technique au sein de l’Association Vaudoise de Rugby (AVR) dès 2012. Dans la foulée, en 2013, il devient sélectionneur de l’équipe de Suisse espoirs (Suisse A), dont la plupart des joueurs ont connu leur première cape internationale dans le courant des deux dernières saisons en Europe Trophy, la deuxième division européenne de rugby (hors Six-Nations). Dubrana s’est aussi longtemps occupé des animations et des initiations des plus jeunes au sein des catégories U8, U10 et U12 à Hermance, avant d’y occuper le poste d’entraîneur principal dès juillet 2014. Finalement, en mars 2016, après une licence à l’Université Claude Bernard à Lyon, il entame un certificat en politique et management du sport à l’Université de Lausanne et intègre le staff élargi du Servette FC (l’équipe de football donc) à la préparation physique et à la réathlétisation des joueurs revenant de blessure. Et comme du football au rugby, il n’y a qu’un pas, au Stade de Genève, il en vient désormais également à (re)dresser, avec grand brio (si l’on n’en vient pas à tordre la réalité), également la barre du Servette RC en Fédérale 3. Notez qu’il n’en tire aucun orgueil, sinon une connaissance très approfondie de son sport et du sport, si bien qu’il est notamment, aujourd’hui, réputé en tant qu’expert Jeunesse et Sport à Macolin.

« Servette en tant qu’institution – donc pas seulement son équipe de rugby – ne m’est de loin pas inconnue. Je sais très bien qu’ici, on va vous demander toujours plus qu’ailleurs »

Frédéric Dubrana, entraîneur du Servette Rugby Club

« Le rugby que j’ai connu de mon temps était sans doute moins rapide que celui que l’on vit de nos jours. Mais le combat reste le combat, la seule réalité qui vaille est toujours celle du terrain. » L’homme d’expérience est aussi homme de précision ; perfectionniste à souhait, il connaît l’exigence des grandes institutions. Servette n’est pas un club de rugby historique à l’échelon fédéral français – il n’a, de fait, que six ans d’âge – mais la détermination de ses dirigeants et les moyens mis en œuvre pour parvenir au plus haut niveau lui soulignent une grande et respectable réputation. Si bien que son passage, cet été, du LUC (et la réalité du championnat de LNA suisse) à Genève marque le pas d’une promotion personnelle reconnue. « Je dois dire que depuis le temps, le LUC est un club de cœur pour moi. J’y ai commencé en tant qu’intervenant il y a longtemps », introduit alors Frédéric Dubrana avant de poursuivre : « Il est vrai qu’arriver à Servette représente une marche de rigueur supplémentaire. Mais le rugby reste le rugby, sans compter que Servette en tant qu’institution – donc pas seulement son équipe de rugby – ne m’est de loin pas inconnue. Je sais très bien qu’ici, on va vous demander toujours plus qu’ailleurs. C’est une mission que j’ai naturellement acceptée. » Sans le dévoiler – nous le savons désormais –, l’entraîneur d’expérience s’apprête à vivre un printemps prometteur ; Servette vit bien en Fédérale 3 et sa qualification pour les phases finales – qui détermineront, en juin, l’équipe promue à l’échelon supérieur – semble pratiquement acquise. De ce point de vue-ci, Servette révèle toujours ses pleines garanties.

L’effectif du SRC se révèle désormais stable entre la puissance de ses fortes individualités d’expérience – qui ont progressivement rejoint Genève ces trois, quatre, voire cinq dernières années et qui ont clairement fait le choix de rester – et la relève de qualité que le club dispense semaine après semaine, tour après tour. © leMultimedia.info / Oreste Di Cristino [Stade de Genève]

La richesse d’un collectif nourri par la propre Académie

« Nous conservons notre volonté de faire place aux jeunes formés dans notre Académie. » Marc Bouchet y avait tenu belle promesse à la création du club en 2014 ; le projet n’est pas uniquement de créer une équipe de rugby performante au plus haut niveau mais surtout de permettre un renouvellement constant et prospère du rugby auprès des jeunes. C’est pourquoi, dès le début, le projet ventilait autour de la création d’une école (officiellement labellisée par la Fédération Française de Rugby depuis l’été 2019), dans le but que les jeunes pousses qui y développent leur jeu finissent un jour par intégrer l’équipe première au sein d’un championnat de grande envergure. Ce jour tant espéré est presque arrivé ; si tout se passe bien, les premiers jeunes joueurs pleinement formés par l’Académie du Servette Rugby Club auront l’âge d’intégrer l’équipe A dès la saison 2020-2021. Ce moment se révèlera dès lors historique pour l’entière institution.

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En attendant, dès cette nouvelle saison, le club a freiné sur les mouvements de recrutement auprès des meilleures équipes de l’Hexagone (des Fédérale 2 et 1, voire de Pro D2). Pour preuve, en septembre dernier, le club comptait davantage de départs que d’arrivées, une première – là aussi – dans son histoire récente. Cinq joueurs ont changé de club (comptant notamment Fahd Rguibi Idrissi qui a rejoint Bellegarde, autre équipe de Fédérale 3 figurant dans la même poule que Servette) alors que cinq autres ont pris leur retraite sportive (à l’aune de l’international algérien Jilali Aïb). Six en revanche – et seulement, au regard des dix-sept recensés en 2017 et des dix-neuf en 2018 – ont rejoint le club Grenat en provenance d’équipes voisines (principalement de Rumilly, Grenoble, Florac, Annecy et Genève Plan-les-Ouates). Le reste des mouvements ne concerne que des promotions de grade à l’interne ; si bien que neuf individualités de la formation U19 – championne de sa ligue la saison passée – ont été promus avec l’équipe première en 2020. Une belle énormité, à vrai dire. « C’est la preuve par le fait que les jeunes, à Servette, ont leur opportunité de jouer. La motivation n’en est que grandie ; les anciens ont longtemps montré la voie à suivre, désormais ce sont aux nouveaux de ramener des résultats », assure donc Jonathan Torossian qui est également responsable de l’Académie à la Praille. « Cette année, ils ont déjà été quarante-huit à avoir eu leur opportunité de jouer en Fédérale 3. C’est un réel groupe impliqué qui dépasse de beaucoup les simples équipes première et d’Excellence B. Tout le contingent aura sa chance à un moment donné. » Une réalité que confirme le Président Marc Bouchet : « Ce tournus collectif est à la fois souhaité mais, malheureusement, aussi rendu nécessaire. Sur notre contingent de soixante-neuf joueurs que nous avons à notre disposition, vingt-quatre sont [aujourd’hui] indisponibles, entre les impératifs professionnels, les blessures, les suspensions ou encore les cartons bleus [ndlr, une solution facilitée pour l’arbitre de suspendre un joueur en cas de suspicion de commotion cérébrale afin de favoriser une meilleure sécurité]. C’est ce qui fait que, cette année, nous n’avons pas vu deux week-end de suite les mêmes vingt-deux joueurs sur la feuille de match, sans compter que quatre d’entre eux jouent régulièrement à la fois le match des espoirs en Excellence B et le match séniors quelques minutes plus tard. »

« Nous avons actuellement beaucoup de sollicitations de jeunes qui témoignent leur réelle envie de jouer au rugby. Accéder à leur souhait est déjà une très belle réussite à mettre à notre crédit »

Marc Bouchet, Président du Servette Rugby Club

Ainsi, si l’on veut, l’effectif du SRC se révèle désormais stable entre la puissance de ses fortes individualités d’expérience – qui ont progressivement rejoint Genève ces trois, quatre, voire cinq dernières années et qui ont clairement fait le choix de rester – et la relève de qualité que le club dispense semaine après semaine, tour après tour. Arrivés à ce stade, le recrutement de nouvelles têtes ne constitue logiquement plus une priorité de circonstance pour la dirigeance servettienne. « Tout comme en 2020, la saison prochaine ne sera pas chargée en nombre de transferts », confirme Marc Bouchet. Cela prouve bien que l’heure est à la stabilité. « Nous avons actuellement beaucoup de sollicitations de jeunes qui témoignent leur réelle envie de jouer au rugby. Accéder à leur souhait est déjà une très belle réussite à mettre à notre crédit. C’est pourquoi, pour ces raisons-ci, l’ensemble de l’encadrement de l’équipe première – et ses joueurs – doivent tenir un niveau élevé d’exigence. » Un niveau élevé d’exigence qui se révèle partagé entre la direction, les éducateurs mais aussi – on ne le mentionne jamais assez – les formateurs d’arbitres, corps d’importance pour la bonne tenue d’un club de haut niveau. « Assurément, nous souhaitons exceller à tous les niveaux. Nous ne pouvons pas nous permettre la demi-mesure. Nous continuons sans cesse d’avancer sans ne jamais nous arrêter », tonne toujours le Président.

Louis Baudouin est l’une des meilleures individualités du contingent servettien. Il est aussi l’un des joueurs qui ont pleinement contribué à l’invincibilité du SRC au Stade de Genève. © leMultimedia.info / Oreste Di Cristino [Stade de Genève]

Toujours invaincus au Stade de Genève

Si l’on devait, enfin, entrer dans le champ des statistiques, une seule vaudrait réellement la peine d’être mentionnée : Servette reste – depuis ses tout débuts en 2014 – toujours invaincu dans son enceinte de la Praille. Preuve que le Stade de Genève, en lui-même, est porteur d’espoir et de courage. Surtout pour des joueurs qui n’ont jamais connu la chaleur des grandes structures et des grands championnats. « Il faut le dire : la plupart de nos individualités n’ont jamais connu le niveau de la Fédérale 3. La grande partie de nos titulaires ont dû se mettre dans le bain au plus rapidement possible cette année et ce n’est jamais gagné d’avance. C’est dans ces cas-ci que le cadre de jeu peut influer sur les mentalités », assure, pour sa part, Frédéric Dubrana. « Servette, c’est six ans d’un travail acharné qui s’est construit autour d’un groupe solide et uni depuis toujours. » La clairvoyance du propos s’illustre notamment à la vue des joueurs qui ont rejoint le projet en 2014 – à l’heure où Servette intégrait, pour la toute première fois, la quatrième série du désormais ancien Comité du Lyonnais, la plus basse division de jeu en France. Au-delà de Jonathan Torossian, Maxime Tognon, Dylan Dene et Arnaud Kooger font toujours autant montre de fidélité au maillot Grenat. « À leurs côtés, nous sommes heureux de toujours pointer à la hauteur de nos attentes », soutient Marc Bouchet.

D’autres, en complément, ont rejoint le club quelques mois plus tard mais ne l’ont jamais plus quitté au prix d’une promotion professionnelle reconnue. En exemple, ancien joueur servettien et professeur de sport de métier, Christophe Carlioz officie depuis septembre au poste d’entraîneur adjoint sur le banc de Frédéric Dubrana. D’un autre genre, mais dans la même veine, le troisième ligne Vincent Darracq – qui n’a toutefois pas encore quitté les terrains – est en passe de décrocher ses diplômes pour officier en tant qu’éducateur auprès des U16. On peut décemment y faire carrière, dans les rangs du Servette Rugby Club.

About Yves Di Cristino (510 Articles)
Rédacteur en chef et cofondateur de leMultimedia.info. Membre de l'Association Internationale de la Presse Sportive (AIPS). Doctorant à l'Université de Lausanne. Master en Sciences Politiques.

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