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Le sprint mondial reste une affaire d’Américains, ou presque

Le sprint outre-Atlantique a quelque chose d’aérien, une dynamique légère, un potentiel certain

Les États-Unis regorgent de talents et cela est difficilement dissimulable au panthéon des grands champions de l'athlétisme. Ces dernières années, les sprint mondial trouve sur ses pistes une relève extraordinairement engagée sur les plus grands plateaux internationaux. Rien qu'au dernier meeting de la Diamond League à Rabat, en capitale du Maroc, ils furent quatre Étasuniens à dominer la course avec des temps relativement intéressants. L'extraordinaire forme de Christian Coleman pour son premier rendez-vous après sa blessure au jarret a par ailleurs prévalu sur la dynamique de ses coéquipiers Ronnie Baker (2e), Noah Lyles (3e) et Michael Rodgers (4e). Et si l'on compte également le prometteur Michael Norman sur les 200 et 400 mètres, l'on voit flotter en grande et belle domination le drapeau étoilé américain sur le sprint planétaire, toutefois jamais dénué d'outsiders de diverses nationalités, à l'image de l'Antiguais Rai Benjamin. 

Christian Coleman, double recordman du monde des 60 mètres en salle (6”37 à Clemson, puis 6”34 à Albuquerque), a enlevé le Meeting Mohammed VI de Rabat le 13 juillet dernier. Il a remporté la course en 9”98 (record du meeting) pour sa première course après son claquage au jarret au début du mois de juin. © leMultimedia.info / Oreste Di Cristino [Rabat]

Le sprint outre-Atlantique a quelque chose d’aérien, une dynamique légère, un potentiel certain. Il n’y a qu’à voir le nombre de représentants du circuit universitaire américain dans les grands rendez-vous planétaires pour s’y rendre compte. En Diamond League, ils sont nombreux à concourir, sur tous les continents, du Moyen-Orient en Asie, en Europe et en Afrique. À Rabat, sur la distance reine, ils étaient quatre à avoir obtenu leur départ; et mieux, sur les neuf, les Américains ont occupé les quatre premiers rangs de la course. Le plus âgé est Michael Rodgers, un vétéran classe 1985, deux fois médaillé d’argent aux Championnats du Monde sur le relai 4×100 mètres, six fois vainqueur de meetings de la Diamond League entre 2010 et 2015 et deux fois champion national en 2009 et 2014. Le honneurs vieillissent, certes, mais l’homme d’expérience reste. Il est devancé aujourd’hui par la relève universitaire – tant mieux – mais il reste un garde-performances pour l’athlétisme étasunien sur les scènes mondiales. À 33 ans – deux ans de moins que l’effacé Tyson Gay –, le natif de Saint-Louis est encore au meilleur de sa forme. Son meilleur résultat sur les 100 mètres avait été établi à Eugene en 2011 (9”85 secondes) mais il ne s’en est jamais vraiment éloigné depuis. À l’exception de l’année 2017 (10”00), le Missourien est toujours parvenu à descendre en-deça du seuil symbolique des 10 secondes. Encore que cette année, il n’est resté qu’à trois centièmes de son temps référence lors des séries aux championnats nationaux à Des Moines (9”89 à un vent favorable de +1,4 m/s). Michael Rodgers est encore épanoui sur le circuit, plus compétitif encore contre la concurrence mondiale. Sur ses 13 courses effectuées cette année, il est presque toujours monté sur le podium, seuls les rendez-vous de la Diamond League lui échappent encore en 2018; 10”13 à Rome, 10″10 à Paris et désormais – mieux – 10”01 à Rabat. Et devant lui, donc, la relève. Au Maroc, ils étaient trois à un centième d’écart: Christian Coleman et Ronnie Baker se sont partagé le record du meeting en 9”98, alors que l’irréfragable Noah Lyles a été “relégué” à 9”99, son plus mauvais temps cette saison.

« Je suis en train d’écrire l’histoire et j’en suis très fier »

Lalu Muhammad Zohri, champion du monde U20 des 100 mètres à Tampere (Finlande)

C’est ce qui vaut aux 100 mètres son spectaculaire délice; son intérêt public est tel car l’issue n’est jamais réellement prédéfinie. Le choc Justin Gatlin en finale du sprint roi à Londres en août 2017 en fut l’exemple le plus parlant. Il y en eut un autre, dernièrement, il y a quelques jours. Il s’appelle Lalu Muhammad Zohri, vit dans le Lombok du Nord, une subdivision à l’extrémité ouest de l’île d’Indonésie et est, à le dire franchement, le digne successeur de l’Américain Noah Lyles sur les 100 mètres des championnats du monde U20. Zohri est, en effet, devenu le nouveau lauréat de la discipline le 11 juillet dernier à Tampere en Finlande, en devenant le tout premier Indonésien à inscrire son pays sur la carte mondiale de l’athlétisme junior alors que, jusqu’ici, aucun représentant du pays n’était parvenu à sortir des séries sur le sprint. Mieux encore, pour la belle histoire, le garçon a couru avec son talent et ses convictions, son passé retraçant une vie sous sa plus dure simplicité. Son domicile – fait de bois et de branches de bambous – où il a grandi devient aujourd’hui, la fantastique marque de persévérance du jeune athlète, luttant contre la pauvreté au rythme de ses rêves et de ses croyances les plus profondes. Lors de sa finale, Lalu Muhammad Zohri a même abaissé son meilleur temps personnel aux 10”18 secondes – reléguant sur le finish les deux Américains favoris alignés Anthony Schwartz et Eric Harrison (en 10”22) –, soit un centième de plus seulement du temps établi par Lyles lors de sa victoire en finale des Mondiaux U20 de Kazan en 2016, loin du record de l’épreuve mais témoin de sa superbe, sa fantastique progression. « Je sais être en train d’écrire l’histoire et j’en suis très fier », concédait alors le jeune homme (classe 2000) en Finlande. Par ailleurs, le communiqué de presse de l’IAAF révélant son histoire ne manque pas de préciser que derrière l’exploit, gît, comme toujours, le travail acharné au plus près de ses deux entraîneurs expérimentés, lesquels apparemment savent « deux, trois petites choses sur comment fabriquer des champions ». Au-delà de l’outre-Atlantique, l’outre-Pacifique révèle aussi ses plus francs talents, preuve du renouvellement de la classe athlétique, laquelle pourtant reste passablement dominée par nombre d’universitaires américains.

Une nouvelle génération au perron de la distinction mondiale

Sur les 100 mètres, l’accélération est fugace, instantanée que chaque erreur, chaque imperfection est définitive, rédhibitoire sur le temps de course. À Rabat, en simple illustration, Noah Lyles perdit déjà trois centièmes dans les starting-blocks par rapport à Christian Coleman, les temps de réaction se révélant particulièrement décisifs en cette occasion (0.198 pour Lyles contre 0.172 pour Baker et 0.160 pour Coleman). L’estampe de la discipline agit donc sur l’immédiateté, la précision, la rigueur sur l’ensemble du rectiligne. Et s’y illustrer n’est jamais une simple formalité, la conviction d’y parvenir faisant notamment défaut chez beaucoup. Parmi les athlètes américains, néanmoins, les objectifs sont mis à plat, presque à chaque course. Attablé devant la presse à l’Hôtel Mövenpick d’Ouchy le 4 juillet dernier, à un peu plus de 24 heures du meeting Athletissima de Lausanne, Noah Lyles confiait avec éloquence vouloir devenir une icône du sprint mondial. Il y parvient très certainement, à l’aune de ces quatre lettres “ICON” dont il s’est fait tatouer sur le flanc du buste. Le choix des mots ne fut pas insensé; aspirer à devenir une icône signifie ambitionner et prétendre retenir les capacités nécessaires pour devenir le meilleur, un héros national. Usain Bolt l’était; Justin Gatlin, par le passé, le fut également. Noah Lyles partage le même appétit, la même avidité pour la réussite. « Mon but dans la vie est devenir grand; je veux atteindre, sinon battre, le niveau qui fut celui de Michael Johnson et Justin Gatlin », lâchait le jeune homme de 20 ans, quelques minutes après avoir dominé les 200 mètres de sa course à Lausanne, devant un autre Américain de son âge, Michael Norman. « Hier [ndlr, à Ouchy le 4 juillet], j’avais dit vouloir devenir une icône. Être constant dans mes résultats est définitivement la première étape pour y parvenir. Je sais que je peux toujours faire mieux, je ne me pose aucune limite quant à mes performances », avouait-il encore, tout en admettant devoir améliorer sa technique sur le virage du demi-tour de piste. « Et ensuite, qui sait ? »

Lire également: Mutaz Barshim, Thomas Röhler, Noah Lyles, ces athlètes qui ont enflammé Doha

L’histoire – l’historique annuel – en sait probablement déjà quelque chose. Cette année, Noah Lyles a explosé les compteurs; l’IAAF le retient plus rapide que Usain Bolt lorsque celui-ci avait son âge. Dans les faits, le Jamaïcain – à ses 20 ans passés en 2007 – courait les 100 mètres en 10”03 et les 200 mètres en 19”75. Noah les a courus respectivement cette année en 9”88 et 19”69. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, il n’est aussi que le sixième homme dans l’histoire à être parvenu à courir en-dessous des 9”90 secondes deux fois dans la même journée (lors des demi-finales et finale des championnats US le 22 juin). Seuls Usain Bolt, Asafa Powell, Yoann Blake et les Américain Gatlin et Trayvon Bromell appartiennent à ce club très retreint. Le jeune homme de Gainesville, en Floride, reste par ailleurs invaincu sur les 200 mètres cette année, à Doha, Eugene et Lausanne et n’accuse que deux seules “défaites” en six courses (2e à Kingston le 9 juin et donc 3e à Rabat le 13 juillet).

« Les choses se mettent de plus en plus en place durant mes sessions d’entraînement et cela signifie que je peux encore dominer plus sur la piste. Cela est très excitant de voir que je suis sur la bonne voie »

Ronnie Baker, spécialiste du sprint américain

Son parcours cette saison n’est pourtant pas bien différent de celui d’un autre compatriote. Ronnie Baker a fait, en effet, une entrée triomphale sur le circuit professionnel; il y a seulement deux ans, le sprinteur de Louisville dans le Kentucky quittait la sente universitaire pour s’engager dans le sillon de l’athlétisme professionnel. Il a vécu le sillage des nouvelles compétions, du très haut niveau, de la compétition luxuriante, effrénée, abondante. Il le sait, quand bien même la saison universitaire garde un niveau d’exigence élevé aux États-Unis, l’éclosion sur les plateaux internationaux offre une autre réalité tout en imposant de nouveaux impératifs: la régularité, la confiance, la combattivité à toute épreuve. C’est une mise en condition sévère que de débuter sur les parcours élite et le temps d’adaptation s’avère court, presque inexistant. C’est le talent qui doit guider l’entraînement aussi bien que le potentiel conduit aux performances. Et Ronnie le sait: pour survivre dans cet environnement, il faut faire preuve de résistance et de sang-froid. Cette placidité, ce flegme réaliste, le sprinteur l’a; aussi, ces jeunes étasuniens ne se surprennent jamais de leur très bonnes courses, de leur très bon niveau. Vainqueur de chacune de ses courses jusqu’aux championnats US à Des Moines (Iowa), Ronnie Baker restait impavide. Au Golden Gala de Rome, quatrième étape de la Diamond League le 31 mai dernier, il ne dupait personne quant à ses potentialités cette saison, ses résultats relevant d’une moindre et mineure surprise. Mieux, en 9”93 en Italie, il mesurait sa progression sur les pistes: « Les choses se mettent de plus en plus en place durant mes sessions d’entraînement et cela signifie que je peux encore dominer plus sur la piste. Cela est très excitant de voir que je suis sur la bonne voie. » Le sprinteur s’est, en effet, révélé cette saison, abaissant pratiquement, à chaque sortie, sa marque saisonnière: 10”00 à Kingston début mai, 9”93 à Rome, 9”90 à Des Moines et 9”88 à Paris le 30 juin dernier (son PB parfaitement homologué avec un vent favorable à +0,8 m/s). Il avait bien couru en 9”78 à Eugene le 26 mai dernier mais le vent était passablement favorable (+2,4 m/s), que ce temps ne pouvait lui être justement répertorié. Peu importe, à Paris, il s’est démené, surpassé que ses certitudes lui ont valu la juste récompense. « Je ne suis pas surpris par le chrono. Ma technique n’a pas été parfaite. Du coup, je pense que je peux aller plus vite en travaillant mon début de course. Je savais après l’entraînement que je pouvais aller plus vite », lâchait-il alors au stade Sébastien Charléty de Gentilly, près de la capitale française. Ronnie Baker est pleinement dans le feu de l’âge et sa carrière n’est encore qu’au pied d’une montagne qu’il s’apprête à gravir, sans trop de peine – travail persévérant oblige –, ni appréhension.

Christian Coleman, un retour de blessure maîtrisé

C’est un claquage au jarret qui l’a éloigné des piste tout le mois de juin. Il a renoncé à débattre sur les 100 mètres de Paris face au local Jimmy Vicaut et même sur les 200 mètres de Lausanne. Il l’avait annoncé, son retour se ferait au Maroc, fort d’une entraînement décisif, régulier, poussé mais délivré de compétitions. Et faut-il dire; son retour sur les pistes fut explosif. À Rabat, le vice-champion du monde des 100 mètres à Londres – derrière Justin Gatlin et devant le retraité Usain Bolt – et recordman (6”34), puis champion du monde des 60 mètres en salle à Birmingham en mars dernier a enlevé la course, en 9”98 secondes; sa meilleure performance en saison, alors qu’il venait de faire son retour sur le cendré, face à la concurrence qu’on lui connait. C’est aussi le record du meeting marocain, surréaliste ? Pas tant que ça: « C’était une soirée parfaite pour moi: une course satisfaisante pour un très bon temps. Je ne pourrais pas être plus heureux – aiguillonnait-il alors en zone mixte au complexe sportif Moulay Abdallah de Rabat, avant de poursuivre – Je ne suis pas vraiment surpris de gagner pour ma première course, d’autant plus avec un aussi bon sentiment sur la piste parce j’étais déjà très rapide à l’entraînement ces derniers jours. Quand j’étais blessé, j’ai fais en sorte de garder une très bonne condition physique. Cela reste bien évidemment un point positif, porteur de confiance pour le reste de la saison. » Christian Coleman, 22 ans, natif d’Atlanta est de retour sur les pistes et ça fait mal. L’adversité est dévorée, tant le niveau et la technique du sprinteur de l’État de Géorgie, dans le sud-est des États-Unis, sont au point. En cette année dénuée de grands championnats, le garçon ne perd pas ses objectifs: « Je me suis vraiment fixé pour objectif cette année de remporter les plus de meetings possibles en Diamond League », avouait-il au sortir du complexe sportif Prince Moulay Abdallah de Rabat. Ses courses à Londres samedi soir et à Birmingham le 18 août prochain lui serviront encore, certainement. « Je veux accumuler les victoires jusqu’au terme de la saison », insistait-il alors.

« Les 100 mètres sont ma priorité de puis mon retour de blessure, je vais devoir continuer le travail et l’entraînement et améliorer mes performances »

Christian Coleman, champion indoor et double recordman du monde des 60 mètres

Christian Coleman, de sa jeune expérience, semble avoir déjà atteint le faîte de ses potentialités, et pourtant. L’homme détrône toujours ses meilleurs chronos, et même dans les stades et les pays qu’il découvre pour la première fois. Le garçon découvrait en effet pour la première fois la capitale du Maroc. Et Rabat lui a rendu l’atmosphère qu’il attendait à sa belle course. « J’ai un très bon ressenti après ma course ici à Rabat, le public était présent et l’atmosphère porteuse. C’est la raison pour laquelle le circuit de Diamond League est important et l’expérience y est toujours bonne à prendre, même dans un nouveau stade et un nouveau pays. Je ne suis par ailleurs pas surpris par le niveau affiché par mes adversaires, je les connais bien et je sais leur entraînement est aussi dur et aussi poussé que le mien. Sur la piste, la saine concurrence est la plus relevée. Cela porte toujours un sentiment spécial envers nous tous », aiguillonnait-il alors en zone mixte. Il faut justement préciser que, malgré l’endroit nouveau – très belle découverte au plus près du public marocain, maghrébin dans sa généralité –, il se retrouvait en parfaite compagnie, des connaissances de circuit qui rendirent à sa course toute la familiarité (mais aussi la difficulté de la haute concurrence) qu’il préconisait. « Je connais ces garçons depuis longtemps et je sais que face à eux, il faut être prêt. Les courses face à [Ronnie ou Noah] sont les plus compétitives que je connaisse. Et c’est aussi face à cette résistance en course, que je peux véritablement connaître mes temps potentiels sur la distance. De plus, faisant partie de cette nouvelle génération, je sais à quel point la foule de grands soirs peut s’avérer décisive sur les courses. Nous avons le potentiel dans les jambes pour courir toujours plus vite. » Plus vite et sans limites. Pourtant, l’on est encore loin d’envisager le record du monde, à présupposer que les 9”58 du Jamaïcain Bolt ne soient pas éternels. Et, dans les faits, l’envisager relève en effet de l’impensable. Pour l’heure, en tout cas, l’importance est toute autre pour Christian Coleman, lequel reconnaissait l’intelligence de son entourage et de ses conseillers sportifs lui prédisant un retour non anticipé à la compétition après sa blessure du mois dernier. « Aux côtés de Ronnie [Baker] et Noah [Lyles], en course, je mesure toute l’importance d’avoir pris mon temps pour grandir à l’entraînement et de revenir sur les pistes uniquement au moment où je sentais être aux 100% de mes capacités. C’est seulement grâce à la patience et la persévérance que j’ai pu gagner aujourd’hui [ndlr, vendredi 13 juillet à Rabat]. Je dois désormais garder le cap si je veux pouvoir gagner mes prochaines courses. » En effet loin des 9 secondes et demi, Coleman saura parfaitement viser ses meilleurs temps en saison (9”98 donc) et en carrière (les 9”82 réalisés l’année dernière à Eugene) pour satisfaire sa fin de saison extérieure d’autant plus que « les 100 mètres sont ma priorité depuis mon retour, je vais devoir continuer le travail et l’entraînement et améliorer mes performances. » Une chose est sûre, ses objectifs sont parfaitement fixés. Fixed.

Ils dominent les sprint mondial cette année sur les 100 mètres et le demi-tour de piste. Noah Lyles (à gauche) et Christian Coleman restent les meilleurs espoirs d’une Amérique prévalente en talents d’exception. © leMultimedia.info / Oreste Di Cristino [Rabat]

About Yves Di Cristino (452 Articles)
Rédacteur en chef, membre actif de l'Association Suisse des Journalistes Indépendants (CH-Media) et de l'Association vaudoise de la presse sportive (AVPS). Titulaire de la carte AIPS. Étudiant en Master de Sciences Politiques à l'Université de Lausanne. Prépare un mémoire en histoire internationale focalisé sur les relations de Guerre Froide et de post-Guerre Froide.

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