Nouveauté

Deux champions du monde des épreuves combinées à la révélation du public de Charléty

Kevin Mayer et Nafissatou Thiam font leur répétition (non générale) avant les Européens de Berlin

De Rive Gauche, Paris (France)

Rencontres insolites à la journée de la presse du Meeting de Paris. D'habitude inconnus au bataillon de la Ligue de Diamant, les athlètes issus du monde des épreuves combinées font rarement leur apparition sur le perron de la compétition. Le décathlonien tricolore Kevin Mayer et l'heptathlonienne belge Nafissatou Thiam font ensemble une apparition remarquée au Marriot Hotel de Rive Gauche à Paris. Si le Français a déjà concouru à un triathlon l'année passée dans le cadre du même meeting, délocalisé pour la première fois du Stade de France vers le 14e arrondissement, la Wallonne, quant à elle, en sera à sa première Diamond League en carrière. Elle y affrontera nulle autre que Mariya Lasitskene sur son sautoir de la hauteur. Focus.

Kevin Mayer est un athlète et un talent né. Déjà médaillé à trois reprises durant la dernière année écoulée, le natif f'Argenteuil n'est toutefois pas encore au faîte de ses capacités. © leMultimedia.info / Oreste Di Cristino

Kevin Mayer est français, Nafissatou Thiam belge. Mais les deux champions du monde sur les épreuves multiples vont s’illustrer au meeting de Paris, septième étape comptant pour la Diamond League. Pourtant, encore, les deux ne s’alignent pas sur le même plan physique et mental à deux mois des championnats d’Europe de Berlin, du 7 au 12 août prochains. De plus, les deux ne font pas face au même engouement public, le Français profitant à Paris de son – l’un des seuls par ailleurs – championnats internationaux dans l’Hexagone qui programment des épreuves combinées, un triathlon (longueur, poids et 110 mètres haies) encore à sa pure phase expérimentale dans le calendrier de la Ligue de Diamant. Entretemps, la Belge ne disputera qu’une épreuve, sa “favorite”: le saut en hauteur. Elle a pourtant déjà participé à un triathlon le 9 février dernier au meeting d’Eaubonne dans le Val d’Oise, qu’elle a remporté avec grandissime conviction (60 mètres, poids et hauteur). Une marque prometteuse sur les épreuves plus isolées mais qui ne lui enlève en rien sa priorité, tenir la forme pour le championnat majeur de cet été. « À Paris, je ne dispute qu’une compétition de mise en forme, ce que je veux avant tout, c’est être la meilleure à Berlin », explique-t-elle alors à la presse à l’hôtel des médias dans le 14e arrondissement de la capitale. La championne, faut-il dire, ne perd pas de vue sa passion première, le heptathlon. « Ce ne sera, pour moi, jamais la même émotion de disputer une épreuve de saut en hauteur dans le cadre d’un heptathlon que dans une compétition unique. J’aime le saut en hauteur, mais j’adore le heptathlon. Je ne me vois pas privilégier les compétitions de hauteur au détriment du reste. » Il reste toutefois donné que la championne olympique et du monde s’aligne souvent dans des épreuves uniques dans sa Belgique natale avant des grands championnats, qu’ils soient planétaires ou continentaux. L’objectif étant, avant tout, de peaufiner sa superbe dans chacune des sept épreuves. « Ma participation à Paris sur la hauteur n’est pas à prendre comme un entraînement, mais comme une séance de répétition sur la route de Berlin – lâche-t-elle alors avant de poursuivre – Il n’empêche que je ne peux pas passer mon temps à voyager pour le saut en hauteur parce que j’ai d’autres épreuves à travailler. Je ne peux pas négliger les autres spécialités pour la seule discipline de hauteur. Je n’aime pas la demi-mesure. Je dois être à fond pour pouvoir concourir, c’est pourquoi la hauteur restera une discipline secondaire, derrière le heptathlon. » D’ailleurs, la Belge l’avoue: après son très bon heptathlon réalisé à Götzis le 26 mai dernier, elle a pris ses trois semaines qui ont suivi à retravailler les course et la longueur. La hauteur, elle n’a plus fait l’objet du moindre entraînement depuis voilà presque un mois.

« Je n’ai jamais fait de championnats internationaux en France. Charléty est donc un grand moment pour moi, en ce qu’elle est ma seule occasion de me montrer au public français »

Kevin Mayer, champion du monde en plein air du décathlon et indoor de l’heptathlon

Non pas que la logique soit tendanciellement différente pour Kevin Mayer, lequel reste pleinement focalisé sur ses dix épreuves à disputer lors des prochains Européens en capitale allemande. Nulle autre priorité le prendra de court ces prochains mois, même si sa préparation – avoue-t-il – est ponctuellement achevée: « Je ne peux pas être très satisfait de mon début de saison car le grand championnat n’est pas arrivé. Rien ne m’intéresse plus que les Européens cet été, le reste est anecdotique. Maintenant, je ne suis plus dans la préparation, en ce que celle-ci est avant tout menée l’hiver pour l’été. » Mais le plateau de Paris n’en regorge pas moins une saveur d’exception pour l’athlète: « Je n’ai jamais fait de championnats internationaux en France. Charléty est donc un grand moment pour moi, en ce qu’elle est ma seule occasion de me montrer au public français. »

Kevin Mayer, champion du monde à Londres (2017) et à Birmingham (2018), concourra un triathlon un peu particulier au stade de Charléty à Paris ce samedi 30 juin, jour du huitième de finale de la Coupe du Monde entre la France et l’Argentine à Kazan. © leMultimedia.info / Oreste Di Cristino

Kevin Mayer savoure son été dans l’attente impatiente de Berlin

« L’année dernière, ce n’est pas pour rien que j’ai battu deux records personnels sur trois à Charléty [ndlr, au javelot, 70,54m et aux 110m haies, en 13”78 secondes]. C’est que le public français me porte véritablement. » Lors de la première édition du triathlon organisée au sein même du programme du meeting de Paris, le champion du monde indoor et outdoor avait également réalisé un (seul) saut en longueur avec une marque à 7,13 mètres. Ce qui lui avait également ouvert les voies d’un parfait Mondial à Londres, deux mois plus tard. Voilà que l’occasion est belle de réitérer samedi à l’heure d’un fantasmant huitième de finale France-Argentine programmé dans le cadre de la Coupe du Monde en Russie. Nul doute, quel qu’en soit le sort des hommes de Didier Deschamps, que le public lui sera d’une aide motivante pour son concours. D’autant plus que le format a été amélioré, aiguillonne-t-il: « Cette année, ce triathlon est mieux organisé; les épreuves sont plus espacées et permettent une récupération meilleure. Je me souviens qu’en 2017, j’avais terminé sur les rotules, en ayant réalisé qu’un seul saut en longueur. »

« Je me sens prêt, j’ai réalisé une très grosse saison hivernale (en salle) et maintenant, je m’amuse. Tout est bonus à partir de maintenant, jusqu’au début des Européens »

Kevin Mayer, champion du monde en plein air du décathlon et indoor de l’heptathlon

L’athlète a aussi mûri, constatons-le, et pas uniquement sur le plan des résultats (trois médailles d’or en un an aux Européens en salle à Belgrade et aux Mondiaux en plein air de Londres et en salle de Birmingham). Si l’on rajoute, pour plus, son argent aux Jeux Olympiques de Rio, le natif d’Argenteuil (île de France) s’élève au rang de pointure mondiale dans les épreuves combinées. Et pourtant, le jeune homme de 26 ans n’est qu’un phénomène nouveau; ses débuts professionnels en élite datant de 2012. Six ans que l’athlète a aussi grandi dans l’appréhension qu’il porte aux compétitions sur lesquelles il s’aligne depuis sa première médaille (argent) aux Européens de Göteborg en 2013. Le garçon se révèle désormais meilleur quel que soit le stage ou le plateau (international ou national); ses records personnels étant à la perpétuelle merci de son travail pointilleux. « Avant, j’avais besoin d’un grand championnat pour battre des records et l’on voit que ce n’est plus vraiment le cas. J’ai indubitablement gagné en maturité », confirme-t-il. Il faut dire que ses marques éclatent presque l’une après l’autre; après Paris, Londres et Birmingham, c’est dernièrement au meeting de Ratingen, en Allemagne, que Kevin Mayer s’est illustré dans nombre de ses disciplines. Il y a d’abord battu son meilleur temps sur les 100 mètres (10”66) avant de lancer son disque à 52,38 mètres le lendemain, une nouvelle référence personnelle au gré d’une performance proche de l’excellence. Sa forme actuelle et ses performances élèvent ainsi évidemment le Tricolore au rang des favoris pour les Européens de Berlin en août, où il y remporterait son premier titre européen en extérieur après avoir échoué à la deuxième marche du podium au Letzigrund de Zürich en 2014. « Je me sens prêt, j’ai réalisé une très grosse saison hivernale (en salle) et maintenant, je m’amuse. Tout est bonus à partir de maintenant, jusqu’au début des Européens », explique-t-il alors à la presse réunie à l’hôtel des médias sur la Rive Gauche de la capitale.

« Le plus dur est de trouver la juste manière de s’entraîner. Avec mon préparateur physique, tout va bien. Je n’ai pas changé mon équipe depuis trois ans et demi et j’en suis pleinement satisfait »

Kevin Mayer, champion du monde en plein air du décathlon et indoor de l’heptathlon

Et tout laisse penser que l’athlète soit encore loin de son faîte athlétique, tant il est assidu et perfectionniste. Et il y a certains domaines, où le jeune homme tient à améliorer ses performances. « Le saut en longueur a été un grand chantier cette année », lâche-t-il alors. Il faut dire, que sa progression a été des plus mineures (relativement) lors des quatre dernières années, son meilleur saut étant mesuré aux 7,65 mètres aux Européens de Zürich en 2014. « Le problème est que je cours de plus en plus vite et cela n’est pas forcément le plus évident sur le sautoir. C’est un domaine très difficile; j’ai pris de la puissance et du poids et il faut que je m’en habitue », exprime-t-il questionné sur le sujet. Puis il ajoute: « Mon but est de ressauter à 7,60 mètres pour pouvoir envisager les 7,90m plus tard. » Il faut dire que Kevin évolue dans des conditions d’entraînement proches de la perfection. Si comme chaque athlète, il s’inspire de nombreux champions, à l’image de la vitesse d’Iván Pedroso mais aussi des duels historiques entre Carl Lewis et Mike Powell (spécialistes du saut en longueur, puisque c’est l’argument), le jeune athlète peut aussi compter sur un équilibre extra-sportif établi. « Le plus dur est de trouver la juste manière de s’entraîner. Avec mon préparateur physique, tout va bien. Je n’ai pas changé mon équipe depuis trois ans et demi et j’en suis pleinement satisfait », aiguillonne-t-il alors. Kevin Mayer a construit en effet minutieusement son entourage, à la main d’un chef d’entreprise nourrissant ambitions et performances personnelles. Son entraîneur Bertrand Valcin (37 ans) et son préparateur physique, Jérôme Simian, le conseillent à yeux fermés, tant le petit groupe se connaît par cœur. Tous lui assurent d’ailleurs que la qualité vaut mieux que la quantité, les meilleur conseil pour réussir à faire bien, en gros. Il faut pourtant être attentif, car le décathlon – justement – décuple l’effort et les ressentis de fatigue à la fin de chaque compétition. Depuis Ratingen, justement, lors du décathlon qu’il n’a pas terminé et où il s’était aligné sans réelle attente particulière, il ressent un reste d’épuisement, quand bien même deux semaines après: « Ce ne sont pas que les épreuves qui fatiguent. C’est aussi la pression mentale qui entre en compte. De plus, ma préparation ne s’arrête jamais entre les compétitions. Donc il faut savoir gérer son calendrier. » Cette gestion du temps et des compétitions est par ailleurs aussi ce qui rend Kevin plus fort, explique-t-il aussi: « Je me sens plus fort de meeting en meeting. J’ai tout le temps envie de battre mes records personnels, où que je sois. Et quand bien même je ne me suis pas entraîné depuis deux jours – ce qui est rare –, je suis prêts à m’aligner à Charléty samedi. » Certes, l’assiduité et la persévérance du garçon dépassent l’entendement, tenues entièrement dans le dépassement de soi, tout en évitant parfaitement les lourdes blessures. Du management de classe pour une carrière exemplaire, cela va de soi. « Je ne m’attends jamais à gagner au départ de chaque décathlon mais une chose est sûre: je vais à Berlin pour remporter l’or », conclut-il alors vendredi après-midi à Paris.

Nafissatou Thiam (BEL), championne olympique (2016) et du monde (2017) de l’heptathlon s’en va défier la reine Mariya Lasitskene sur son terrain. Le sautoir de la hauteur sera un point d’orgue de la soirée à Charléty samedi soir. © leMultimedia.info / Oreste Di Cristino

Nafissatou Thiam à la concurrence de Mariya Lasitskene

Les 44 victoires consécutives de Mariya Lasitskene ne lui font pas peur. D’ailleurs pourquoi devrait-elle la craindre ? Nafissatou Thiam n’est pas une spécialiste pure et dure de la hauteur, et si elle sera opposée à la Russe samedi soir sur le sautoir de Charléty, celle-ci ne figure pas parmi ses adversaires aux Européens de Berlin. Sa spécialité, nous l’avons compris, c’est le heptathlon, un monde à priori accessible à tout athlète qui se respecte mais qui demande bien plus qu’une rigueur sportive. Le heptathlon, Nafissatou le dénotera, c’est un mode de vie, un esprit de compétition affûté, une volonté indicible et une force de caractère qui sait allier prudence rythmique et dépassement de soi. Les épreuves combinées sont un monde à part, un athlétisme divers et différent qui détache le résultat unique d’un simple effet de contexte. Remporter une épreuve combinée, c’est avoir fait preuve d’une grandiose polyvalence. C’est pourquoi, Nafissatou Thiam n’a rien à envier à Mariya Lasitskene; ce sont deux athlètes au profil si différent mais au talent si reconnu. D’autant plus que la Belge l’avoue: elle se sentira grandement plus détendue à Charléty, sur sa seule épreuve de la hauteur, que sur les meeting des épreuves combinées. « Je ne viens pas en touriste, mais il faut dire les choses: le heptathlon est d’autant plus exigeant que de m’aligner sur une épreuve simple en Diamond League doit toujours faire l’objet d’une étude particulière. Les meeting de la Diamond League, à présumer qu’ils puissent s’ouvrir à moi, doivent toutefois me servir », explique la championne olympique 2016 et du monde 2017. Attachée et compétitive plus à la hauteur, et à la longueur in extenso, sa présence sur le concours de Paris trouve sa logique. « Il faut que les compétitions sur lesquelles je m’aligne soient à mon niveau, ni trop haut, ni trop bas, sinon cela ne sert à rien. » Par ailleurs, les entrées en Diamond League font régulièrement l’objet d’une rigueur implacable. Non pas que l’IAAF se refuse à certaines expériences – à l’image d’un départ offert à Omar McLeod sur les 200m de Doha (qu’il n’aura finalement pas courus) ou encore Christian Taylor sur les 400m de Shanghai –, mais le spectacle se doit être assuré et certainement qu’envoyer une athlète au casse-pipe ne constitue pas une curiosité aussi forte pour la mettre en pratique.

« Mes 2,01 mètres [à Götzis] ne sont pas un coup de chance. Mais si je reste confiante quant à mes capacités à rivaliser sur la hauteur, je reste aussi lucide. Götzis m’a certainement ouvert les portes de la Diamond League »

Nafissatou Thiam, championne olympique (2016) et du monde (2017) de l’heptathlon

S’il est une curiosité en la participation de la Belge au concours de la hauteur du meeting de Paris, elle constituera une attraction bien particulière dès 20h10 ce samedi soir. Pour sa première participation à une épreuve de la Diamond League, Nafissatou Thiam devra tenir la mesure face à sa rivale d’un soir. Une rivale élogieuse par ailleurs: « Je suis vraiment très heureuse de retrouver Nafissatou Thiam dans mon épreuve. J’attendais ce moment. La compétition devrait être d’un bon niveau. Je n’ai pas été surprise d’apprendre qu’elle avait sauté les 2,01 mètres à Götzis [Autriche] », lâchait donc aussi face à la presse Mariya Lasitskene. Il est vrai: les 2,01m tiennent bon dans les mémoires. Et même si elle n’est pas la seule à avoir accompli un saut à cette hauteur, la barre des deux mètres reste une symbolique importante dans l’histoire de l’épreuve. « Mes 2,01 mètres [à Götzis] ne sont pas un coup de chance. Mais si je reste confiante quant à mes capacités à rivaliser sur la hauteur, je reste aussi lucide. Götzis m’aura certainement ouvert les portes de la Diamond League », en conviendra-t-elle également. D’autant plus que la hauteur n’a pas toujours fait l’objet d’une attention particulière dans la préparation de la jeune femme de 23 ans. « Je n’ai fait qu’un concours cette saison et seulement deux depuis Londres [ndlr, elle a effectué également un saut en indoor au Meeting Elite d’Eaubonne donc le 9 février]. Nous essayons toujours de travailler aussi bien les forces que les faiblesses. Je ne peux pas passer tout mon temps sur la hauteur, même si en vue de Berlin, il est aussi bien de tester ses bases », dit-elle alors. Par ailleurs, aussi compétitrice que possible, en deuxième performeuse mondiale de la discipline, la Belge d’origine sénégalaise mesurera la taille de l’épreuve qui sera la sienne à Charléty. Un plateau relevé pour elle à quelque deux mois de Berlin qui lui permettra donc de peaufiner ses points forts. « J’espère pouvoir me rapprocher des 2 mètres à nouveau, démontrer de belles choses et je sais que je peux le réussir si je m’en donne pleinement les moyens. » Encore une fois, Mariya Lasitskene lui servira d’une parfaite inspiration à l’heure de se présenter sur le sautoir parisien: « Se confronter [à Mariya] est la meilleur manière de progresser dans le domaine. Cela donne une motivation supplémentaire de se surpasser », aiguillonnera-t-elle encore tout en constatant que son niveau ne pourra jamais atteindre celui des spécialistes de la hauteur. « Chaque athlète est différent. L’heptathlonien est préparé différemment à ses épreuves que le spécialiste de la hauteur. Ce ne sera jamais possible pour moi de tenir une technique aussi bonne que celle démontrée par ces filles de la hauteur. Mon geste n’est pas automatique, c’est ce qui fera toujours la différence. » Toujours est-il que l’étudiante à l’Université de Liège, en géosciences, vit et vivra encore samedi l’idylle qui la lie à la ville de Paris. « Le public français est un public que j’apprécie. D’autant plus que l’athlétisme français s’est particulièrement développé ces dernières années. » La dizaine de milliers de personnes du Charléty le lui rendront bien, cela est une certitude.

About Yves Di Cristino (440 Articles)
Rédacteur en chef, membre actif de l'Association Suisse des Journalistes Indépendants (CH-Media) et de l'Association vaudoise de la presse sportive (AVPS). Titulaire de la carte AIPS. Étudiant en Master de Sciences Politiques à l'Université de Lausanne. Prépare un mémoire en histoire internationale focalisé sur les relations de Guerre Froide et de post-Guerre Froide.

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