Nouveauté

Dans la détente et en famille, une finale à haute dose émotionnelle

Une veille où émotion et passion se sont enchaînée sur l'autel de la gloire

Du NSC Olimpiyskyi Stadium, Kiev (Ukraine)

Au stade Olimpiyskyi de Kiev, le Real Madrid et Liverpool ont livré leur dernier entraînement avant leur affrontement lors de la grande finale de samedi soir. Ce fut également l’occasion de livrer les dernières impressions aux médias présents et de peaufiner les derniers détails. Le Real tout comme Liverpool en ont profité pour apaiser les organismes, réduire la pression tout en partageant ce moment crucial avec leur familles et enfants. Moment convivial et familial donc à Kiev avant de connaître le nom de celui qui sera sacré champion d’Europe.

Ce sont les Anglais avec Jürgen Klopp aux commandes qui ont ouvert le bal devant les médias. Accompagné d’Henderson et de Van Dijk, les Reds ont voulu laisser bien clair, comme l’indique les propos d’Henderson, « qu’ils n’avait pas besoin d’extra pour se motiver, car jouer une finale c’est déjà une source de motivation en soi ». Pour Jürgen Klopp, le message était le même et son importance réside en ce que l’équipe ne se sente pas inférieure face au Real, car elle aura ses chances : « Je pense qu’au début le Real sera plus confiant que nous et qu’ils tenteront de garder le ballon, mais ce n’est pas grave. Le match est long, ils ont l’habitude de jouer ce genre de matches certes, mais on a ce petit quelque chose aussi, un ADN tout comme eux, différent. De toute manière, dans le jeu, l’expérience ne compte pas et c’est à nous de nous frotter à eux et d’hausser le ton sur le terrain. Personne ne nous pensait capable de jouer une finale de Champions League, mais aujourd’hui, nous y sommes et nous en sommes fiers. C’est une grande opportunité pour nous de montrer de quoi on est capable ». Mais pour remporter une finale de Champions League, il faut ce petit quelque chose en plus, un raffinement dissimulé dans les mouvements et le jeu produit ; pour l’entraîneur allemand cette dernière réside dans « l’esprit ». Ce même esprit qu’il a emporté avec lui de Dortmund et avec lequel il souhaite que Liverpool parvienne à soulever le trophée tant convoité.

« Nous avons travaillé notre mental. Il nous faut rester calmes, tranquilles sur le terrain, sans paniquer. »

Jürgen Klopp, entraîneur de Liverpool FC, finaliste de la Champions League 2018

Le football c’est aussi la magie de ces grandes soirées européennes et Liverpool tout comme le Real méritent de rêver. Sans cela le football perdrait toute son essence. « En tant que manager, c’est une extraordinaire expérience. Nous nous sommes préparés physiquement mais surtout nous avons travaillé notre mental. Il nous faut rester calmes, tranquilles sur le terrain, sans paniquer. Ce n’est pas facile de gérer ma propre position en tant qu’entraîneur mais c’est la chance d’une vie », continuait-il alors.

Une finale sous le signe de l’émotion

Sergio Ramos en a fait de même en évoquant lui aussi le côté émotionnel et magique de la Champions League lors de la conférence de presse de son équipe. « On aime remettre nos compteurs à zéro chaque saison. On affronte chaque défi comme si c’était le premier et demain c’est comme ma première finale. On ne doit pas regarder le passé et admirer ce que l’on a gagné. C’est normal de retenir un moment ou un élément d’une certaine finale, mais là on doit se concentrer sur le match de demain et surtout profiter de ce moment que l’on va vivre parce que demain, on joue une nouvelle finale et on aura le temps par la suite de choisir le moment qui nous a le plus touché au niveau personnel. » Il a également évoqué la clé que le Real se devra d’aller chercher afin de faire pencher la balance : « Je pense que la clé du match sera notre niveau d’ambition et de rage au fil des minutes. Pour gagner ce genre de compétition, tout doit fonctionner et chaque détail compte. Cela fait plusieurs années que l’on a l’habitude de ce genre de matches et on se doit de garder cette ligne directrice que l’on s’est fixée, celle de garder la motivation et l’illusion intacte jusqu’au bout. Même si c’est notre quatrième finale en cinq ans, on doit garder intacte notre rage de vaincre parce que c’est de cette manière que l’on est parvenu à gagner tout ce que l’on a gagné jusqu’à aujourd’hui ».

« J’ai un feeling spécial avec l’Ukraine. J’ai été champion d’Europe avec ma sélection dans ce stade et revenir ici c’est toujours gratifiant. »

Sergio Ramos, capitaine du Real Madrid CF, finaliste de la Champions League 2018

En ce qui concerne le lieu de la finale, le stade olympique de Kiev, il ne sera pas méconnu du capitaine madrilène, puisqu’en 2012, l’Espagne s’était imposée 4-0 face à l’Italie dans cette même arène avec un Sergio Ramos au sommet de sa forme tout au long de la compétition : « J’ai un feeling spécial avec l’Ukraine. J’ai été champion d’Europe avec ma sélection dans ce stade et revenir ici c’est toujours gratifiant. Mais je tiens aussi à remercier ceux qui auraient voulu être là mais n’ont pas pu pour des raisons de distance et de coûts, car de là où ils seront, ils nous supporteront avec leur cœur. On va donc tenter de leur rendre toute cette affection et cette confiance qu’ils nous en donné en tentant de décrocher notre treizième Ligue des Champions ».

Des choix difficiles

Si les deux équipes semblent motivées et fin prêtes à lâcher le branle-bas de combat, il faudra faire des choix. Si du côté des Reds tout semble déjà défini, du côté madrilène on hésite encore. Jouer avec Gareth Bale au détriment de Karim Benzema ? Remplacer Benzema par Lucas Vázquez ? Les choix sont multiples et Zinédine Zidane devra trouver la solution adéquate et proposer la meilleure variante possible afin de contrer Liverpool. Mais quoi qu’il en soit, les joueurs madrilènes sont prêts comme le confirme Sergio Ramos : « Demain celui qui devra jouer le fera très bien. On va tous dans la même direction et chaque joueur est important et peut apporter quelque chose à ce stade de la compétition. Zidane a son éventail de choix ouvert, il n’y a pas de blessés et tout le monde peut jouer. Quoi qu’il décide, celui qui rentre le fera bien, car il n’y a plus de compétition entre nous à ce stade-là. On a tous faim et on est tous motivés pour jouer cette finale ».

« On doit donc en profiter et si demain je ressens de la pression, ce ne sera pas grave. Nous sommes des êtres humains constitués d’émotions et c’est ça la beauté du football. »

Zinédine Zidane, entraîneur du Real Madrid CF, finaliste de la Champions League 2018

Tout le monde le sait, si le Real l’emporte samedi, c’est un large pan d’histoire qui se met en marche. Aucune équipe et aucun entraîneur n’est parvenu à réaliser un triplé consécutif sous le format actuelle de la Ligue des Champions ; le Real l’avait fait dans les années 1960, aux tout débuts de la ligue européenne ; le Bayern dans les années 1970. Bref ! Si Zinédine Zidane en est bien conscient, il ne veut pas y accorder trop d’importance. « Oui c’est notre troisième finale de suite et un jour on ne vivra plus jamais de moments pareils. On doit donc en profiter et si demain je ressens de la pression, ce ne sera pas grave. Nous sommes des êtres humains constitués d’émotions et c’est ça la beauté du football. J’espère pouvoir en vivre davantage et c’est pour cela que demain on va tous en profiter, à chaque seconde, chaque action, chaque occasion que cette finale nous permettra de vivre. Mais il faudra souffrir pour aller au bout ».

« La conséquence finale importe peu, car du moment que tu as tout donné mais que ton adversaire gagne, c’est comme ça, tu ne peux pas avoir de regret. »

Zinédine Zidane, entraîneur du Real Madrid CF, finaliste de la Champions League 2018

Même si le Real est donné favori, l’entraîneur français ne voit pas cela de la même manière : « C’est une finale et les gens peuvent parler mais demain nous ne sommes pas favoris. Il n’y a pas de favoris, c’est une finale à part égale et on tentera comme eux de gagner le match. Il faudra faire le maximum et tout donner. La conséquence finale importe peu, car du moment que tu as tout donné mais que ton adversaire gagne, c’est comme ça, tu ne peux pas avoir de regret. Demain on fera donc en sorte de ne pas en avoir ». Tout se décidera donc sur le terrain ce samedi soir et quelque soit l’équipe qui l’emportera, la fête sera des plus belles… avant la Coupe du Monde.

About Mikael Mourelle Garcia (20 Articles)
Rédacteur pour la section "Football" | Commentateur pour Global Sport | Étudiant en Sciences du Sport & Espagnol à l'Université de Lausanne | Membre de l'Association Suisse des Journalistes Indépendants (CH-Media) | Membre de l'Association Vaudoise de la Presse Sportive (AVPS) | Membre de l'Association Internationale de la Presse Sportive (AIPS)

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