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La Suisse régale un festival face au Panama à Lucerne (6-0)

Avec six buteurs différents, les hommes de Vladimir Petkovic ont proposé une extraordinaire floraison de performances offensives

Faire feu avec six buteurs différents ! Voilà une abondance dont on n'avait plus vu la couleur depuis plusieurs mois. L'Équipe de Suisse a effacé la pâle figure démontrée à Athènes vendredi dernier (victoire 1-0) en régalant le public de la Swissporarena de six buts face à la – modeste ? – équipe du Panama. Les hommes de Vladimir Petkovic ont passé en revue leurs connaissances footballistique face, cette fois, à une qualifiée pour la Coupe du Monde en Russie de juin. Qui sera du voyage ? Rien n'est moins sûr qu'à la présente heure.

La Suisse a inscrit six buts sans en subir un seul face au Panama, équipe qualifiée pour le Mondial en Russie. © leMultimedia.info / Oreste Di Cristino

Il faut parfois patienter avant de retrouver une Équipe de Suisse libérée, quiète. Depuis septembre 2016 et la victoire face au Portugal lors du premier match des qualifications pour la Coupe du Monde 2018 en Russie, il aura fallu attendre. Nettement supérieure à bon nombre de ses adversaires de groupe, la Suisse n’avait jamais su dégager la pleine force qui la caractérisait, ne parvenant à inscrire que quelques buts – au seuil de suffisance – face aux formations moins puissantes. Ce soir à Lucerne, la Suisse a pourtant produit le jeu que l’on attendait d’elle face à un adversaire qui s’est avéré être pleinement à sa portée. « Nous avions raté la qualification directe pour la Coupe du Monde à cause de la différence de but, justement par le fait que, contre des équipes où nous étions largement favoris [ndlr, Andorre, Lettonie ou encore îles Féroé], nous n’arrivions à marquer qu’un seul but, voire deux, parfois trois – entonne alors Breel Embolo – Et justement, aujourd’hui, nous avons voulu faire un pas en avant, aussi dans cette direction. » Transmuable à souhait tout au long de la rencontre – d’un système à un autre –, l’équipe nationale n’a jamais douté de ses qualités de change. Voilà qui viendra soutenir les volontés du sélectionneur Vladimir Petkovic. Dans les faits, après avoir revu sa structure de jeu à Athènes, dans un indéfinissable quintet offensif, l’entraîneur tessinois est revenu à une formation usuelle en 4-3-3 avec un milieu de terrain davantage tourné vers l’avant – Dzemaili au soutien du trio offensif – dans la pleine durée de la première période. Un retour aux bases qui aura eu l’avantage de porter quelques belles situations de jeu même s’il faut (déjà) en relativiser la portée.  « L’abondance de but de ce soir ne doit pas nous leurrer non plus. Les équipes que nous aurons à affronter en Coupe du Monde, le Brésil, le Costa Rica et la Serbie sont toutes plus cotées que le Panama. Nous devons garder la tête froide, même s’il nous est pas interdit, bien évidemment, de rester très satisfaits pour ce que nous avons démontré ce soir. La véritable bonne nouvelle est pour ceux qui n’ont pas eu beaucoup de temps de jeu en club; certains ont marqué ce soir, et cela prouve leur force d’esprit et leur qualité. Mais ne soyons pas exagérément euphoriques non plus », contraste alors Blerim Dzemaili. Faut-il aussi préciser, immanquablement, que l’organisation panaméenne fut des plus fébriles, tant sous sa veste ultra-défensive – en début de partie –, qu’offensive – vers la fin. En effet, à y ressembler de près à un 5-4-1, avec l’ancien avant-centre du FC Lausanne-Sport Gabriel Torres en seule pointe, le Panama a tenté de faire bloc dans la première demi-heure, jusqu’au premier but. Sereinement mais vainement.

« Sur ma première tentative, j’avais eu la même intention de lober le gardien qui sort très vite sur les ballons en profondeur. La différence, sans doute, est qu’ensuite, j’ai moins pensé, moins réfléchi »

 Breel Embolo, ailier de l’Équipe de Suisse

Et malgré la compacité affichée par leurs adversaires, les Suisses – avec Zuber, Dzemaili, Embolo et Gavranovic – ont tous trouvé l’espace souhaité dans l’axe pour venir conclure à l’adresse du portier du Dinamo Bucarest Jaime Penedo. Aussi, de manière générale, la qualité technique de l’équipe panaméenne est restée passablement faible, prêtant aux situations de contre leurs seuls espoirs de but. Comprenant alors le biais tactique – les Sud-Américains étant menés déjà 2-0 grâce à Dzemaili (22e) et Xhaka (30e) sur pénalty –, Hernán Darío Gómez a opéré à un premier changement à la demi-heure de jeu, avec l’entrée de Édgar Bárcenas (32e), renforçant son secteur offensif au soutien de Gabriel Torres (le Panama jouant ensuite à trois défenseurs en 3-5-2 avant de muter encore en 3-4-3 en seconde période, avec Cooper et Bárcenas à l’appui de Nurse, qui a remplacé Torres à la mi-temps). À son entrée donc, Bárcenas est tantôt venu jouer la seconde pointe, une sorte de second buteur légèrement arriéré; c’est par ailleurs lui qui adressa la conclusion la plus dangereuse des Panaméens au terme de la première période, d’un tir affirmé des 20 mètres qui contraignit Bürki à la détente (45e). Pourtant, entre-temps, la Suisse avait doublé son avance grâce à un lob de Breel Embolo (32e) et une conclusion croisée de Steven Zuber (38e), à chaque fois – encore – sur des constructions de jeu qui ont bénéficié de grandes largesses défensives. Preuve que la différence de niveau était telle ce mardi soir à Lucerne.

La Suisse rapidement en selle

En somme, les Suisses ont croisé le fer très tôt dans la rencontre. Breel Embolo jouissait d’une première très grande occasion d’entrée de jeu en duel avec Jaime Penedo; sa tentative de lob échouait alors une première fois (3e). « Sur ma première tentative, j’avais eu la même intention de lober le gardien qui sort très vite sur les ballons en profondeur. La différence, sans doute, est qu’ensuite, j’ai moins pensé, moins réfléchi, ce qui m’a permis de réussir ce que je voulais [ndlr, son but sur une action similaire, 32e] », confiait alors le natif de Yaoundé en zone mixte au terme de la rencontre. Rapidement pressants, les hommes de Vladimir Petkovic n’ont jamais tempéré leur soif de but, parvenant même à concrétiser la majorité de leurs très bonnes occasions. En effet, après la tentative d’Embolo du début de match, la Suisse a tout simplement marqué sur ses quatre occasions de but suivantes; Dzemaili profitant d’un ballon flottant dans l’aire de réparation pour l’ouverture du score (22e), Granit Xhaka sur pénalty (30e), une très belle échappée d’Embolo pour le 3-0 (30e) et enfin un tir croisé de Zuber pour sceller un franc 4-0 (38e) dès le terme du premier acte. « Offensivement, nous avons été très prolifiques et tout le monde est fier d’avoir pu marquer et surtout d’avoir pu donner une belle image de notre équipe, surtout à la maison. Cela nous prodigue évidemment beaucoup de confiance », lâche alors l’attaquant de Schalke 04. « L’équipe a pris le match très au sérieux. Nous avons su exercer un très bon pressing dès le début. Chaque joueur a montré ce dont il était capable et nous sommes tous heureux », poursuit Mario Gavranovic qui aura totalisé 87 minutes de jeu entre Athènes et Lucerne pour son retour en équipe nationale depuis 2014. « Je souligne la grande morale que nous avons eue et la maîtrise démontrée. La manière par laquelle nous avons produit nos six buts est remarquable. Nous avons attaqué tout le long avec beaucoup d’occasions franches en première période. En seconde, un peu moins mais avec une rigueur certaine », constate pour sa part Vladimir Petkovic. Dans un état de plénitude, la Suisse aura trouvé un bel équilibre ce mardi soir, aussi entre ses différentes personnalités au sein de l’équipe.

« Nous formons une unité avec plusieurs joueurs de qualité. Aujourd’hui, j’ai cueilli l’occasion de faire jouer le plus grand nombre. Les 25 joueurs peuvent parfaitement concourir pour la Coupe du Monde »

Vladimir Petkovic, sélectionneur de l’Équipe de Suisse

Il est vrai – au-delà de Gavranovic – que plusieurs joueurs ont trouvé un temps de jeu confortable, réparti entre les deux matches amicaux de ce week-end. Michael Lang – auteur d’une saison fantastique avec le FC Bâle en championnat et en Champions League – aura bénéficié de 97 minutes de jeu en remplacement de Stephan Lichtsteiner. L’autre Bâlois, Fabian Frei, aura quant à lui figuré 44 minutes sur le terrain, Josip Drmic 45, Steven Zuber 120 et Remo Freuler 105. Sans compter Oberlin qui avait effectué ses premières 17 minutes avec les A en Grèce, avant d’être remis à disposition des M21 ce mardi soir (par ailleurs défaits 2-4 par le Portugal à Neuchâtel, annihilant leurs infimes chances de qualification pour l’Euro 2019 en Italie). Josip Drmic, par exemple, a connu une deuxième mi-temps intéressante face au Panama, même s’il avait également eu l’occasion d’inscrire son but personnel d’une tête à la 64e. Lui qui n’était plus apparu sur le terrains depuis sa réussite contre la Lettonie à Genève le 25 mars 2017 – à cause d’une longue blessure au genou –, a retrouvé l’occasion de faire valoir ses qualités de buteur, ou du moins de sapeur. À son entrée en début de deuxième acte, il n’a pourtant pas remplacé Gavranovic à la pointe, mais a plutôt endossé le rôle d’ailier droit à la place de Breel Embolo, ce qui lui a valu d’être davantage exposé à la construction des actions plutôt qu’à sa finition. De même, Remo Freuler a figuré sur le terrain ce soir mais dans un rôle plus offensif qu’à son habitude. Il a en effet remplacé à son poste Dzemaili au soutien du trio d’attaque; un rôle de meneur de jeu, en somme, qui l’a rapproché du système de jeu alors testé lors du match amical face à la Grèce. Encore une fois, l’on voit ici la volonté de Vladimir Petkovic de tenter certains joueurs à des postes qui ne leur sont pas usuels, tout autant que de sensibiliser l’apport offensif de plusieurs individualités, à l’image de Freuler.

Le propos venu d’ailleurs

« Freuler est selon nous l’individualité la plus importante de notre équipe, il court 90 minutes et il est agile avec ses pieds. C’est une aubaine de pouvoir le compter dans nos rangs », racontait lundi soir le Hollandais Hans Hateboer, son coéquipier de jeu à l’Atalanta, alors qu’une journaliste italienne lui demandait d’énumérer les meilleurs éléments de l’équipe bergamasque, en marge du match amical qui avait opposé le Portugal et les Pays-Bas au Stade de Genève (0-3).

« Nous formons une unité avec plusieurs joueurs de qualité. Aujourd’hui, j’ai cueilli l’occasion de faire jouer le plus grand nombre. Les 25 joueurs qui nous ont accompagné cette semaine peuvent parfaitement concourir pour la Coupe du Monde. Dans tous les cas, je reste très ouverts à l’égard de tous les joueurs qui se proposent et promettent un beau jeu », avouait alors le sélectionneur suisse avant de continuer: « Nous avons pleinement profité de cette semaine qui a été parfaite pour l’ensemble de l’équipe. Les joueurs vont maintenant rentrer dans leurs clubs respectifs en espérant qu’ils puissent trouver un temps de jeu convenable, et surtout qu’ils ne s’y blessent pas. »

Seferovic-Gavranovic, un dilemme de luxe ?

Le premier a joué 93 minutes, le second – donc – 87. Le premier a été passeur pour Blerim Dzemaili à Athènes, le second a été auteur d’un but face au Panama (49e) ce mardi soir à Lucerne. Le premier a totalisé 11 minutes de jeu avec Benfica cette saison, le second 421 minutes (pour 3 buts) avec le Dinamo Zagreb. L’opposition (presque à distance) entre Haris Seferovic et Mario Gavranovic peut devenir virale dans les deux prochains mois qui séparent l’Équipe de Suisse de son prochain camp d’entraînement à Lugano en mai. Mais bien sûr, aucune guerre ouverte n’est déclarée, d’autant plus que les deux ne sont pas forcément – et peut-être pas directement – en concurrence pour la sélection des 23 qui s’envoleront en Russie. Le choix des attaquants peut avant tout – à en croire la situation actuelle – privilégier les deux, auquel cas Josip Drmic et Eren Derdiyok – blessé – n’atteindraient pas la hauteur des exigences de l’équipe nationale. D’autant plus que l’attaquant de Benfica n’a pas fait pâle figure à Lucerne, à l’image de sont tir puissant croisé qui n’a trouvé que le poteau gauche de Penedo à la 63e. Mais avant la Coupe du Monde, si Xherdan Shaqiri est l’un des seuls, avec Blerim Dzemaili, à bénéficier d’un passe-droit pour la Russie, les quelques autres postes d’attaque à pourvoir restent pleinement ouverts et indécis. Ce que l’on sait, néanmoins, est que Gavranovic tient la forme et il le prouve: « Je suis personnellement content de la forme que je tiens actuellement. Je vais continuer à travailler sur moi en Croatie afin d’être fin prêt le 28 mai au prochain rassemblement de l’équipe nationale. Je suis déjà très heureux d’avoir pu faire mon retour à Athènes et ici à Lucerne; c’était bien là mon objectif premier au début de la saison. Et le prochain est bien évidemment celui d’accompagner l’équipe en Russie. Je sens vraiment à présent que je fais pleinement partie du groupe. J’ai fait deux très bonnes années à Rijeka et je suis content aussi d’avoir pu rejoindre le Dinamo Zagreb. Tout cela est en train de payer, même si en définitive c’est le coach qui fait ses choix. Être en forme maintenant, c’est très bien. Mais il faudra s’assurer de l’être lors des deux prochains mois », aiguillonne-t-il alors. « Mario a produit des choses très positives ces derniers jours, il a mis de belles qualités sur le terrain. Son but [49e] était magnifique; c’est un joueur qui s’avère être très important pour l’équipe », commente pour sa part Petkovic qui peut aussi compter sur quelques certitudes en défense.

« En réalité, nous n’avons pas changé grand chose. Toujours est-il qu’en jouant avec trois défenseurs, nous nous exposons à davantage de problèmes »

Vladimir Petkovic, sélectionneur de l’Équipe de Suisse

Face au Panama, la Suisse a démontré savoir jouer un football rapide, décidé et particulièrement prospère. C’est du moins ce que l’on en retire de ce riche 6-0. L’on y retire également l’efficacité produite par nombre de défenseurs aguerris, à commencer par le retour de Johan Djourou, qui n’était plus apparu avec la Suisse depuis la défaite de Lisbonne le 10 octobre dernier (2-0). Sur le secteur, si Manuel Akanji s’est imposé en valeur incontournable pour la charnière centrale, il peut en aller de même pour Djourou, lequel a pleinement tenu la distance ce mardi soir – les 90 minutes durant – face aux Sud-Américains. De même, la belle performance de Jean-François Moubandjé n’est pas sans rappeler que dans l’ombre de Ricardo Rodriguez, sied toujours le joueur du TFC. Une concurrence qui n’est, là aussi, pas totalement close. Toutefois, une certitude émane suite aux deux rencontres en Grèce et face au Panama; la meilleure défense est à quatre. En effet, avec l’entrée de Fabian Schär (67e), Vladimir Petkovic s’est à nouveau laissé tenter par une défense à trois (avec un trio Djourou, Schär, Elvedi) pour le dernier quart d’heure. Si le sélectionneur tessinois a toujours souhaité une « équipe capable de changer de système durant la partie », force est de constater que l’épuration en défense n’est pas la meilleure constituante pour cette Équipe de Suisse, ce dont Petkovic convient: « En réalité, nous n’avons pas changé grand chose. En jouant avec trois défenseurs néanmoins, nous nous exposons à davantage de problèmes. Et même si nous n’avons pas subi de buts ce soir, nous devons nous garder d’un excès de confiance. Nous devrons sans cesse travailler et continuer sur notre voie. »

« C’est bien quand tout le monde est en forme »

Breel Embolo, néanmoins, rappelle que la concurrence est bien ce qui fait vivre une équipe: « C’est bien quand tout le monde est en forme. La concurrence est – et elle doit l’être – complètement saine. Nous avons pu nous entraîner à nouveau, en camp en Grèce, en équipe et maintenant, chacun doit continuer à travailler de son côté avec son club afin de revenir à Lugano plus forts. J’espère que chacun puisse continuer à marquer pour la Suisse comme ce soir; l’équipe en a besoin, elle a besoin de tout le monde. » Cette équipe aura aussi besoin de joueurs qui sont actuellement blessés, à l’image de Valon Behrami, Admir Mehmedi, Xherdan Shaqiri ou encore Edimilson Fernandes. Chacun aura encore deux matches – en Espagne et face au Japon au Cornaredo – pour se tester.

Les faits de match:
Suisse v Panama, 6-0 (4-0)

Composition de l'Équipe de Suisse:
Roman Bürki, Jean-François Moubandjé, Nico Elvedi, Johan Djourou, Michael Lang (67e Stephan Lichtsteiner), Granit Xhaka © (67e Fabian Schär), Gelson Fernandes (57e Fabian Frei), Blerim Dzemaili (45e Josip Drmic), Breel Embolo (45e Remo Freuler), Steven Zuber et Mario Gavranovic (57e Haris Seferovic). Entraîneur: Vladimir Petkovic.

Composition de l'Équipe du Panama:
Jaime Penedo, Michael Murillo (45e Alberto Quintero Medina), Hárold Cummings, Román Torres ©, Adolfo Machado, Luis Ovalle, Gabriel Gómez, Aníbal Godoy, Ricardo Ávila (45e Armando Cooper), Miguel Camargo (32e Édgar Bárcenas) et Gabriel Torres (45e Roberto Nurse). Entraîneur: Hernán Darío Gómez.

Buts: 22e Dzemaili (1-0); 30e Xhaka (P)(2-0); 32e Embolo (3-0); 38e Zuber (4-0); 49e Gavranovic (5-0); 67e Frei (6-0).
Notes: Swissporarena, Lucerne. 8'600 spectateurs.
Suisse sans Marvin Hitz, Valon Behrami, Edimilson Fernandes, Denis Zakaria, Admir Mehmedi, Eren Derdiyok (blessés), Dimitri Oberlin (M21), Xherdan Shaqiri et Valentin Stocker (non sélectionnés).
Arbitre: Oliver Drachta (AUT).
About Yves Di Cristino (413 Articles)
Rédacteur en chef, membre actif de l'Association Suisse des Journalistes Indépendants (CH-Media) et de l'Association vaudoise de la presse sportive (AVPS). Titulaire de la carte AIPS. Étudiant en Master de Sciences Politiques à l'Université de Lausanne. Prépare un mémoire en histoire internationale focalisé sur les relations de Guerre Froide et de post-Guerre Froide.

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