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Le XV de l’Edelweiss domine la Côte d’Ivoire à Hermance (30-27)

Face aux “Éléphants”, les hommes d'Olivier Nier ont démontré mental et rigueur de circonstance

Du Stade Marius Berthet, Chens-sur-Léman (France)

L'Équipe de Suisse de rugby a donné de belles satisfactions à ses supporters à Hermance. Les hommes d'Olivier Nier se sont imposés avec caractère 30-27 face à la Côte d'Ivoire, forte pourtant d'individualités évoluant au haut niveau en France. À quelques jours de s'envoler au Portugal pour la poursuite de l'Europe Trophy, le XV de l'Edelweiss s'est rassuré à la fois sur sa capacité à résister mais aussi à intégrer nombre de nouvelles recrues, qui se sont par ailleurs révélées pour certaines.

Florian Escoffier tout sourire après la victoire de “sa” Suisse face à la Côte d'Ivoire 30-27. © leMultimedia.info / Oreste Di Cristino

Voir aussi: L'amical de l'Équipe de Suisse face à la Côte d'Ivoire en 120 images.

C’était un match amical. Mais loin de là, il ne comptait pas pour du beurre. D’abord parce que le retour aux affaires pour bon nombre de joueurs encore arrêtés en championnat de LNA en Suisse a eu un effet particulièrement bénéfique, puis parce qu’il n’y a rien de mieux qu’un regroupement national de préparation pour aborder dans les meilleures conditions la reprise de la compétition le 24 février à Lisbonne face au Portugal. La Suisse aura en effet encore beaucoup à faire (et à donner) sur la scène européenne; les hommes d’Olivier Nier étant particulièrement déterminés à défendre leur place parmi les 18 meilleurs équipes du continent. Et à vrai dire, la tâche ne sera pas des plus aisées mais à tous égards des plus relevées. Au Portugal, puis en République Tchèque le 10 mars – avant un retour à Plan-les-Ouates pour y affronter la Pologne le 17 mars – la Suisse aura tout en main pour défendre son statut, sa stature et son panache. Déjà valeureuse face aux Pays-Bas – un match que les Suisses ont perdu de justesse (27-30) à Yverdon-les-Bains – puis gagnante en Moldavie en novembre dernier (20-22), le XV de l’Edelweiss joue toujours de son prestige national à l’approche des plus grandes échéances. Et autant dire que ce prestige a également joué dans la rencontre amicale que l’Équipe de Suisse a organisée avec la Côte d’Ivoire, une équipe physique, dominatrice, aventureuse et des plus tenaces qui a tenu dans ses rangs des joueurs qui évoluent dans la France voisine. Parmi les 31 “Français” (sur 32) de l’équipe ivoirienne – le 32e n’est autre qu’Édouard Sydney, pilier du club genevois d’Hermance Région –, figure notamment Bakary Meité (34 ans), troisième ligne du Stade Français. Il avait notamment déjà foulé les terrains de la Suisse avec son club lors de l’amical 100% Top 14 entre les Stadistes et Oyonnax.

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Parmi les “Éléphants” apparaissaient aussi un grand nom (et un grand espoir) de Pro D2 à l’image d’Isaac Coulibaly (19 ans, Angoulême) ou encore du numéro 6 Oulai Dion Evrard (24 ans/132 kg, Bayonne). Il faut dire que le rugby ivoirien n’est pas en reste; une politique savamment portée par le sélectionneur André Adopo cherche a ramener l’équipe nationale parmi les sommets africains, après l’exploit d’une participation en Coupe du Monde en 1995 en Afrique du Sud. Mais depuis lors, la sélection “piétine” mais travaille. Elle travaille dur, sur le physique et la vitesse. Porter plus de vitesse dans le jeu caractérise le point d’orgue d’une préparation que les hommes d’Adopo souhaitent porter lors de la Silver Cup qu’ils disputeront au Maroc du 8 au 14 juillet 2018 avec un objectif: une promotion en Gold Cup, parmi les six meilleures nations du continent. Les “Éléphants” avaient déjà échoué dans la compétition l’année dernière, en finale contre le Maroc (8-3). Un plafond de glace que la sélection est définitivement prête à briser en cette nouvelle année. Et nul doute que ce match amical face à la Suisse leur a donné de grandes raisons d’espérer, indépendamment du résultat final.

Une “nouvelle” Suisse qui gagne

L’opposition fut celle des styles, impressionnante. Les deux formations ont pourtant puisé dans leurs meilleures ressources pour dominer leurs adversaires, la rigueur et le mental. « Nous avons vu une équipe qui ne lâche rien, qui s’accroche les 80 minutes – débute Olivier Nier au terme de la rencontre avant de poursuivre – Nous avons vu, par moments, de très belles séquences offensives. Après, il faut tenir compte d’un très gros écart de niveau entre les joueurs, certains qui ont arrêté de jouer début décembre en LNA, d’autres qui sont plus entraînés car ils ont repris leur championnat depuis déjà un mois, d’autres qui reviennent de blessure… Il nous a fallu composer une équipe en quelque douze heures, se retrouver et jouer. Mais tout cela a été très satisfaisant; je suis très content. » L’Équipe de Suisse a, faut-il dire, évolué dans une composition très inédite. Parmi les 23 sélectionnés, il n’y eut pas moins de cinq baptêmes du feu sous les couleurs nationales. En effet, Vincent Vial (AS Mâcon), Hugo Malyon (Angoulême), le Servettien Marius Chapel, Sébastien Millet (Hermance Région) ou encore l’ancien Nyonnais Vincent Grillet-Aubert ont vécu leur première cape avec la Suisse. Ce dernier a par ailleurs même remplacé au pied levé Jérémy To’a, souffrant de grippe. Si l’on ajoute à ces cinq “nouveaux” les néophytes ne comptant qu’une seule sélection avec le XV de l’Edelweiss – à l’image du numéro 10 Donovan O’Grady (Londres) et de Florian Chafiotte (LUC), ayant tous deux été alignés en Moldavie le 25 novembre dernier –, l’on comprend avec quelle bravoure l’équipe nationale a glané, au forceps, sa victoire face à la Côte d’Ivoire ce samedi après-midi.

« Plus le groupe sera important, plus il sera riche et plus l’on aura des solutions pour être performants à chaque match »

Olivier Nier, sélectionneur de l’Équipe de Suisse

Donner du rythme et tester de nouveaux joueurs est, semble-t-il, le propre d’un sélectionneur national, dans n’importe quel sport: « Plus le groupe sera important, plus il sera riche et plus l’on aura des solutions pour être performants à chaque match. Donc il nous est important, pour nous entraîneurs, de trouver de nouvelles figures à notre jeu. Il ne faut pas omettre l’idée qui est la nôtre, celle d’une famille qui accueille ses nouveaux membres sous un même maillot rouge [ndlr, même si la Suisse a joué en blanc à Chens-sur-Léman ce samedi après-midi]. » Une réalité que partage aussi le numéro 15 Liam Kavanagh, auteur de deux essais face aux “Éléphants” (24e et 44e) : « Nous sommes une belle bande de potes, même avec les nouveaux qui arrivent. Le groupe était assez inédit aujourd’hui. Nous n’avions pas les compositions de jeu habituelles mais nous nous en sommes très bien sortis pour n’avoir effectué qu’un seul entraînement hier et une mise en condition ce matin. » À préciser encore que plusieurs des titulaires habituels furent indisponibles pour cette rencontre amicale, à l’image du Servettien Mathias Bernath-Yendt et du buteur Simon Perrod, entre autres.

Un match des plus intenses

L’autre motivation de cette partie amicale ? le classement IRB. La Suisse y pointe au 32e rang, quelques places au-dessus de leurs adversaires du jour (50e). Jouer et remporter cette rencontre était encore plus une belle opportunité de progresser dans la hiérarchie mondiale. Ce qui n’a de loin pas atténué les ambitions des Ivoiriens, en déplacement à Hermance. Mais encore une fois, la principale logique de la journée était ailleurs selon Olivier Nier: « C’était une demande de la part du staff sportif à la Fédération de faire un match en plus ce mois-ci. Nous sommes très heureux que cela ait été rendu possible afin que nous puissions déjà bénéficier du travail qui a été le nôtre ces dernières heures, donner du rythme principalement pour les joueurs qui évoluent en Suisse. Il nous était alors essentiel de trouver une juste préparation avant notre voyage au Portugal. » Les échéances futures sont importantes, elles nécessitent un entraînement de rigueur.

« Une victoire, même en amical, fait un très grand bien au moral, d’autant plus contre une équipe de Côte d’Ivoire qui avait amené ses joueurs qui ont pour certains l’expérience du Top 14 »

Olivier Nier, sélectionneur de l’Équipe de Suisse

Le match fut disputé; vitesse et physique s’entrechoquant dans la dynamique d’un très beau (et par conséquent) plaisant rugby. La Suisse domine une belle première demi-heure. Le premier essai de la partie est logiquement signé Liam Kavanagh après un peu plus de vingt minutes de jeu (24e) et une bataille de pénalités entre Gaëtan Hirsch (6e et 17e) et l’ancien espoir d’Aurillac en Pro D2, Jonathan Lo (11e). L’Ivoirien d’Épernay jouera néanmoins de sa bonne précision pour permettre aux siens de mener à la mi-temps; après une nouvelle pénalité convertie (27e), il profite d’une échappée en solitaire de son numéro 6 pour transformer l’essai juste avant la demi-heure (29e). En deux minutes, la Côte d’Ivoire a su retourner le résultat, une première fois (11-13). Mais c’est la Suisse qui négocie le mieux la reprise avec trois essais consécutifs en vingt minutes: Kavanagh (44e), O’Grady (50e) et Vuadens (57e). Avec une avance de 17 points à dix minutes du terme (30-13), cependant, la Suisse n’est pas encore à l’abri; preuve en est de la ténacité et de l’obstination – la patience aussi – des “Éléphants”. Les hommes du duo d’entraîneurs André Adopo et Jean Maurice Oulouma bénéficient d’abord d’un essai de pénalité (69e) avant d’animer une fin de match intense avec un nouvel essai du Fédérale 2 de Lormont Ezer Kossé (76e, 30-27). À quatre minutes du terme, le match s’anime, s’envenime quelque peu et livre encore bon nombre d’émotions; Gaëtan Hirsch manque une pénalité à la 79e et l’équilibre devient instable sous la lourde pression ivoirienne, d’autant plus que Nicolas Guyou est puni d’un carton jaune pour anti-jeu dans les dernières secondes. Au final, juste au moment où la Côte d’Ivoire parvient à aplatir – aux alentours de la 82e minute –, l’arbitre refuse l’essai et siffle la fin de la rencontre. Un vent d’injustice envahit le clan adverse, un vent de joie et de soulagement celui de la Suisse. « Une victoire, même en amical, fait un très grand bien au moral, d’autant plus contre une équipe de Côte d’Ivoire qui avait amené ses joueurs qui ont pour certains l’expérience du Top 14 – consent alors, sourire aux lèvres, Olivier Nier – C’est une très belle performance, et nous sommes d’autant plus contents d’avoir pu augmenté le très bon état d’esprit de ce groupe, d’avoir pu s’accrocher dans l’adversité mais aussi de voir de nouveaux joueurs, de leur donner du temps de jeu et un rythme de match aux joueurs suisses. »

« L’Équipe nationale est porteuse d’un très bon niveau et pouvoir nous confronter face à des joueurs qui viennent de hauts championnats français est un grand plaisir »

Liam Kavanagh, arrière de l’Équipe de Suisse

Nul doute que l’apport individuel fut décisif pour la Suisse à Chens-sur-Léman. À commencer par le Servettien Liam Kavanagh, auteur d’un doublé. « Je suis très heureux pour ces deux essais. Cela m’a fait du bien de pouvoir revenir après la blessure que j’ai eue la saison passée en Pologne et de jouer tout le match. L’Équipe nationale est porteuse d’un très bon niveau. Pour nous qui avons joué en grande partie en Suisse, pouvoir nous confronter face à des joueurs qui viennent de hauts championnats français est un grand plaisir. » Puis, l’on peut aussi considérer la très bonne performance de Gaëtan Hirsch, passeur pour l’essai de Donovan O’Grady en plus d’être auteur de dix points. Le demi de mêlée de Genève Plan-les-Ouates a livré une copie satisfaisante en l’absence de Simon Perrod. En définitive, c’est aussi la force d’un collectif; très bon défenseur et contreur dans les zones à risque. « Nous avons fait ce qu’il fallait en défense pour contenir la Côte d’Ivoire qui est indéniablement une très belle équipe, très costaude, très physique et assez rapide – aiguillonne Liam Kavanagh avant de continuer – Nous sommes fiers d’avoir remporté cette partie contre eux. Ils ont fait quelques erreurs, nous aussi, mais nous avons su profiter des conditions de jeu pour marquer. Nous irons maintenant à Lisbonne en espérant gagner. » Nul doute alors que pour l’entière communauté helvétique, le bilan de la saison se dessine sous les meilleures auspices: « Le groupe avance, grandit. Les choses se mettent en place doucement et il nous faut aller étape par étape et continuer à progresser », conclut pour sa part Olivier Nier.

Des regrets pour les “Éléphants” ?

L’exemple à suivre est sans doute arrivé plus tard dans la soirée; un drop de Jonathan Sexton des 40 mètres pour permettre à l’Irlande de l’emporter sur le XV de France (13-15) lors de la première journée de la 124e édition des Six Nations. La Côte d’Ivoire n’aura pas eu le temps de s’en inspirer. Pourtant, menée 30-27 dans les dernières minutes de la rencontre, les hommes d’André Adopo auraient parfaitement pu trouver les trois points de l’égalisation sur une prise de risque tout-à-fait défendable au vue de la physionomie du match. « On a quelques regrets, nous aurions pu prendre trois points pour au moins assurer le match nul », acquiesce à la question le principal intéressé. L’entraîneur principal de la Côte d’Ivoire eut parfaitement mesuré les opportunités qui s’ouvraient à son équipe au bout d’un match qui a vu la Côte d’Ivoire remonter au score tout au long de la dernière demi-heure de jeu. « Vous savez, faire des matches nuls nous aurait fait énormément de bien parce que nous sommes une petite nation de rugby. Accrocher la Suisse qui est devant nous au classement World Rugby aurait été exceptionnel. Mais pour trois points, c’est comme si nous quittons la Suisse avec une victoire parce que la prestation de nos joueurs était remarquable », rassure néanmoins André Adopo.

« Nous devrions jouer chaque année en Suisse à la même période, nous nous y sentons bien »

André Adopo, sélectionneur de la Côte d’Ivoire

Cependant, au-delà du drop non tenté, les “Éléphants” peuvent bien nourrir un autre regret, celui d’avoir commis une pléiade de fautes de main, largement évitables autant que décisives. À titre d’exemple, c’est une perte de balle aux vingt mètres du numéro 14 James Zié qui permet notamment aux Suisses de creuser l’écart au début de la seconde mi-temps (44e). Le sélectionneur ivoirien ne se le cache pas: « Je suis satisfait de la prestation de notre équipe, je ne savais pas que l’on pouvait se mettre à la hauteur de la Suisse. C’était un match très engagé, avec beaucoup de volonté des deux côtés. Néanmoins, nous avons laissé filer la victoire à cause de plusieurs fautes individuelles, en manquant également beaucoup de plaquages. Mais bon, cela restait un match amical et nous avons vu que nous pouvons maintenir un très bon niveau de jeu. Il y a des choses à travailler pour progresser encore plus et ce match va nous permettre de grandir encore plus. » Il n’empêche une réalité, la Suisse est accueillante et cela plaît à bon nombre de personnes: « Nous devrions jouer chaque année contre la Suisse dans la même période, c’est une relation que nous devrions pérenniser. La Suisse est très agréable et nous nous y sentons bien [rires] », conclut André Adopo.

Les faits de match:
Suisse v Côte d'Ivoire, 30-27 (11-13)

Composition de l'Équipe de Suisse:
1 Dorian Hustaix, 2 Manuel Ronza, 3 Vincent Vial, 4 Edgar Alber, 5 Nicolas Guyou, 6 Ludovic Peruisset, 7 Tim Voegtli, 8 Cyril Lin ©, 9 Gaëtan Hirsch, 10 Donovan O'Grady, 11 Louis Baudouin, 12 Francis Gangaht-Samba, 13 Hugo Malyon, 14 Florian Escoffier, 15 Liam Kavanagh. Remplaçants: 16 Maxime Lucon, 17 Marius Chapel, 18 Florian Chafiotte, 19 Sébastien Millet, 20 Ludovic Pommies, 21 Romeo Vuadens, 22 Hugh Kisielewski et 23 Vincent Grillet-Aubert. Entraîneur: Olivier Nier.

Composition de la Côte d'Ivoire:
1 Quentin Poupeau, 2 Dosso Youssouf, 3 Kevin Brou, 4 Jean-Philip Gori, 5 Romeo N'Da ©, 6 Évrard Oulai, 7 Paul Diallo, 8 Bakary Meité, 9 Isaac Coulibaly, 10 Jonathan Lo, 11 Salif Traoré, 12 Paul Lohoury, 13 Éric Floch, 14 James Zié, 15 Ezer Kossé. Remplaçants: 16 Maicor Brunerie, 17 Stéphane Aka, 18 Gary Guehassa, 19 Ladji Koné, 20 Dosso Ouambourou, 21 Ousmane Soumahoro, 22 Sydney Édouard et 23 Florent N'Gabala. Entraîneur: André Adopo.

Essais: 24e et 44e Kavanagh; 50e O'Grady; 57e Vuadens / 29e Oulai; 69e [Pénalité]; 76e Kossé.
Transformations: 44e et 50e Hirsch / 29e et 76e Lo.

Pénalités: 6e et 17e Hirsch / 11e et 27e Lo.

Notes: Stade Marius Berthet, Chens-sur-Léman (F).
Suisse sans Jérémy To'a (malade), Mathias Bernath-Yendt et Simon Perrod (indisponibles).
Sortie sur blessure de Louis Baudouin (17e). Carton jaune à Quentin Poupeau (20e) et Nicolas Guyou (80e).
About Yves Di Cristino (413 Articles)
Rédacteur en chef, membre actif de l'Association Suisse des Journalistes Indépendants (CH-Media) et de l'Association vaudoise de la presse sportive (AVPS). Titulaire de la carte AIPS. Étudiant en Master de Sciences Politiques à l'Université de Lausanne. Prépare un mémoire en histoire internationale focalisé sur les relations de Guerre Froide et de post-Guerre Froide.

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