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1300 spectateurs pour la victoire de Servette dans le derby face à Gex (24-7)

Le Servette Rugby Club remporte le match au sommet en infériorité numérique

Le Servette Rugby Club tient sa revanche sur son voisin de Gex. Les hommes de Gabriel Lignières se sont imposés au Stade de Genève 24-7 devant l'USPG, trois mois après avoir connu une défaire rageante au match aller (13-8). Cette fois-ci, c'est une prestation pleine que les Grenat ont proposé sur le terrain ne concédant (presque) rien à leurs adversaires. De belle augure pour les phase finales.

Servette peut souffler. Sa victoire sur l'US Pays de Gex lui ouvre une fin de saison apaisée. © leMultimedia.info / Oreste Di Cristino

Voir aussi: Le derby Servette-Gex en 115 images

Cela fait un petit moment que l’on attendait ce match, depuis le match aller [ndlr, le 29 octobre 2017, défaite 13-8 des Grenat] », lâchait en fin de rencontre le Président servettien Marc Bouchet. Les odeurs des derbys sont à tous égards particuliers; ils inoculent une très forte passion pour le jeu, le dépassement des esprits. Au Stade de Genève, sous l’affection et l’agitation d’un large public (1’300 personnes), divisé sous ses couleurs propres, les Grenat y eurent trouvé leur berceau. Nul doute que la volonté fut celle des grands jours, porteuse de victoires et de grandes avancées dans les domaines technique et physique. Face à l’US Pays de Gex, le Servette Rugby Club a tenu une revanche certaine, mais d’autant plus solide et consistante que le club genevois a fait prévaloir ses très grandes qualités de contreur, de dominateur mais aussi de défenseur vigoureux et athlétique. La prestation fut pleine, n’élaguant que très peu sous le coup de l’imprécision et de l’erreur technique. Si certains se laissaient porter par l’écueil de la précipitation, ceux-ci ne furent pas Grenat, tant les Servettiens eurent démontré une grande personnalité les 80 minutes durant, comme jamais auparavant. « Nous étions présents sur le terrain. De plus, ce match était très attendu car ce genre d’oppositions ne nous parviennent pas beaucoup au cours d’une saison. Et pour ajouter à la fête, c’était une belle revanche du match aller à Gex. Ce résultat nous promet une belle fin de saison. Très certainement, nous les retrouverons plus tard », confirmait alors le capitaine Jonathan Torossian. « Cela faisait trois mois que nous vivions mal le revers de Gex. Ils ont une équipe construite qui défend de très bons arguments dans le jeu. Cela fait plaisir de pouvoir jouer ces très beaux matches de rugby », allouait à son tour l’entraîneur Gabriel Lignières. Aussi, jamais n’avions-nous entrevu une équipe aussi parfaitement ajustée sur sa cour de La Praille; longtemps maladroite dans les premières fractions, auteure de fautes de main à répétition dans les zones de vérité, Servette a très nettement revu ses copies à la réception de leurs voisins de Gex pour leur offrir un visage épuré, combattif et violemment percutant, tout ce qu’il faut dans les règles de l’art du très bon (et très beau) rugby. À tel point que Servette aurait pu prétendre pour plus à un bonus offensif qui leur aurait fait meilleure parure encore. Il en manquait pourtant deux, deux essais que les hommes de Gabriel Lignières ne regrettent nullement, la bonne affaire du jour étant largement posée. Ce derby est déjà matière à (très belle) référence.

« Une défense de fer qui a su jouer de la solidarité »

C’est sur une ouverture – la plus grande du match certainement pour l’USPG – de Jordan Worret à la 20e minute de jeu que Servette a su élever son niveau de jeu pour nier un premier essai capital aux adversaires. La stature et la rigueur de Mathias Bernath-Yendt, sur l’action-même, fut caractéristique du parfait fait de match, tout comme l’audace de Florian Escoffier, auteur d’une intervention providentielle aux 60 mètres sur le numéro 14 adverse Camus à l’heure de jeu (58e) ou encore la résistance de l’international algérien Jilali Aïb barrant solidement, pied sur la ligne d’en-but, l’avancée d’un adversaire lancé à toute vitesse (77e). Ce qui a valu ce dimanche après-midi, ainsi, c’est avant tout l’armure, la cuirasse Grenat, hauberts et heaumes portés dans un souffle certain d’acharnement. « Il faut saluer la performance de nos avants pour le combat qu’ils ont mené tout au long de la partie dans les rucks. Ils s’étaient promis de jouer haut et de défendre haut et nous les avons suivis dans le mouvement. Ils ont réussi leur match et le groupe le vit bien. La défense était la base clef de notre succès aujourd’hui », consentait alors en fin de match Jonathan Torossian. « Il nous fallait la revanche aujourd’hui et les garçons se sont comportés comme il le fallait, avec la hargne qui compose le juste esprit d’une équipe combattive. Certains joueurs ont même pu prouver qu’ils valaient plus que ce qu’ils ont démontré certains dimanches », complétait aussi Marc Bouchet.

« La défense est un secteur qui nous est très cher mais que nous ne travaillons pas plus que ça »

Gabriel Lignières, entraîneur du Servette Rugby Club

Il était pourtant un joueur de Gex pas tout-à-fait inconnu sur la pelouse de la Praille; l’ailier Kévin Raufaste, ancien du Rugby Club de Nyon. Retourné en France après son passage à Colovray, il produit un rugby de qualité cette saison avec l’USPG qu’il n’a pas manqué de retourner face aux Servettiens. Il fut, ce dimanche, l’élément central d’un jeu davantage porté sur l’extérieur. Au regard de ses précédents matches, et par-delà un axe pleinement défendu par les premières lignes Grenat, l’USPG n’a pas manqué de déporter quelque peu ses actions vers l’extérieur, au risque de plier à sa première faiblesse, le manque de coordination. En résultent, en conséquence, plusieurs erreurs dans les mouvements et des fautes de main grossières, qui eurent pesé lourd dans la balance. « Il y a eu beaucoup de fautes de main, c’est vrai. Nous savions, par ailleurs, qu’ils étaient plus rapides que nous derrière et qu’ils allaient avoir la tendance de sans cesse écarter leur jeu. Nous avons voulu leur répondre de la même manière, chose qui ne nous caractérise pas d’habitude. Notre style de jeu à Gex est plus basé sur l’avant, mais cela n’y fait rien. Nous prendrons le temps de préparer au mieux notre fin de saison, pourvu que notre travail dure », constate alors le capitaine gexois Salim Boukanoucha. Il faut néanmoins préciser que la résistance de Servette est travaillée, les hommes de Gabriel Lignières ayant sans cesse l’habitude de presser haut et d’utiliser l’ensemble du terrain à disposition afin de parvenir au meilleur développement de jeu possible. C’est par ailleurs ce qui amène Gabriel Lignières à déconsidérer quelque peu l’ensemble des aspects défensifs dans sa préparation, au profit d’un jeu offensif, hyperactif et animé aux avants-postes et sur les ailes. « La défense est un secteur qui nous est très cher mais que nous ne travaillons pas plus que ça », sourit-il avant de continuer: « Mais nous avons des garçons qui ont du cœur et qui se donnent au maximum, d’autant plus contre le puissant voisin. Le combat est à la base du rugby. Je n’attache, personnellement, pas une grande importance à la défense car je sais que notre équipe répond présent en toute circonstance. » Nul doute que le refus de la passivité sur les fronts d’attaque ont permis aux Grenat de prendre le large dans un match qui fut longtemps resté au coude à coude (7-0 seulement à quelques minutes de la mi-temps).

« Il nous a manqué un peu d’automatismes, ce qui peut sembler un peu normal dans ces conditions »

Salim Boukanoucha, capitaine de l’US Pays de Gex

La longueur d’avance – déjà décisive – des Servettiens est arrivée sur une excellente échappée de Louis Baudouin peu avant la pause (39e). Une action née d’une parfaite récupération de balle au milieu de terrain qui eut totalement déstabilisé l’organisation défensive adverse. Une réussite qui a notamment fait suite à un premier essai de Maxime Tognon, trouvé un quart d’heure plus tôt, ni plus ni moins, de la même manière (24e). Deux actions qui eurent alors couronné Servette pour une patience tenace et une réactivité parfaite dans leur jeu. La meilleure défense, c’est l’attaque ? à l’en croire, oui. « C’était une défense de fer, qui prend un essai sur un contre [ndlr, sur l’engagement de l’USPG au début de seconde période, 41e] mais nous avons su renforcer notre résistance, quand bien même en infériorité numérique – aiguillonne alors Marc Bouchet avant de poursuivre – Nous prenons peu d’essais cette année; nous attachons une importance à maintenir une belle défense contre ces grandes équipes. Les individualités comptent, certes, mais c’est surtout un collectif. Notre jeu a toujours passé par la volonté d’assurer une défense compacte, solide et disciplinée et nous y voyons les résultats de notre longue préparation. Même contre une équipe de Gex offensive, qui a gagné beaucoup de matches très largement cette année, nous avons su les mettre en difficulté dans le déploiement de leur jeu offensif. » Le capitaine de l’US Pays de Gex en convient également, des automatismes manqués ont eu raison de leur match, mais à l’heure actuelle – en conviendra-t-il – aucun regret, ni même tension ne viendra agrémenter l’esprit des joueurs au terme de cette deuxième manche: « Il n’y a pas spécialement de regrets à avoir aujourd’hui. Nous étions avant tout venus pour nous rassurer en tant qu’équipe. Nous savions à quoi nous attendre; Servette est une équipe redoutable, costaude. L’on savait qu’ils allaient nous attendre devant et, tant mieux pour eux, ils ont réussi à nous contrer. Nous avons fait ce que nous avons pu; il y a eu pas mal de turnover. Les coaches ont voulu tester tout le monde sur le terrain, en tenant compte de notre effectif qui comptait certains retours de blessure. Il nous a manqué un peu d’automatismes, ce qui peut sembler un peu normal dans ces conditions. »

Une équipe solidaire et des individualités qui se démarquent

Il ne faut pourtant pas oublier que Servette a joué la quasi-totalité de sa rencontre à 14 contre 15, par l’expulsion peu appréciée de Moussa Reghis (12e) [voir encadré plus bas]. Et pourtant, croyez-vous que cela se soit vu ? pas vraiment, preuve d’une compacité exceptionnelle faite preuve par le Servette RC. « Nous avons une équipe très solidaire, qui pratique beaucoup la cohésion. L’entraide est définitivement quelque chose que les joueurs connaissent – constate Gabriel Lignières avant de poursuivre – Plusieurs fois dans la saison, nous avons été amenés à évoluer en infériorité numérique. Nous sommes habitués à ce genre de circonstances, surtout à l’extérieur. Encore une fois, nous avons vu que ce sont des situations que l’on maîtrise. Nous avons redoublé d’efforts et nous pouvons être contents des garanties que cette équipe possède, en vue du mois de mai [ndlr, lors des finales] et – espérons-le – des phases finales du championnat de France. C’est ce genre de vertus qu’il va falloir démontrer face aux équipes du sud. » Une vertu première qui est celle de la contenance; dans les moments délicats, nul doute que Servette a su préserver un calme certain. « Il ne faut pas se laisser perturber par l’adversaire et tout ce qu’il se passe autour », concède le capitaine Grenat Jonathan Torossian avant de poursuivre: « Pour une fois, le public était aussi pleinement de la partie. Je le remercie d’avoir fait le déplacement. C’est agréable qu’il y ait autant de monde. C’est bien dans ce genre de rencontres où tous les détails ont leur importance. Il nous fallait ne pas craquer et nous y sommes parvenus. »

« Ce qui est positif dans notre groupe ? Les individualités sont toujours capables de nous surprendre comme aujourd’hui »

Gabriel Lignières, entraîneur du Servette Rugby Club

Jonathan Torossian, lui-même n’a pas tremblé au moment de transformer les essais de ses coéquipiers, pas même au moment de porter une meilleure avance au score au début de la seconde période en validant une pénalité (44e), somme toute très rapprochée. Mais la belle performance du numéro 9 servettien s’est parfaitement entrevue au moment de transformer les essais de Louis Baudouin (39e) et surtout de Paul Davallet à quelques minutes du terme (73e). Très excentrés, l’exercice avait tout de la parfaite épreuve de précision. Cela n’a pourtant pas empêché Torossian d’afficher un taux de transformation aux 100% ce dimanche, une qualité qui s’est avérée d’une très grande aide pour les siens. « Jonathan est un garçon qui revient au jeu depuis trois matches [ndlr, il n’a disputé que trois minutes du premier match de l’année le 7 janvier 2018 à Culin à cause d’une expulsion]. Il fait partie des cadres de notre équipe et il monte en puissance depuis son retour [ndlr, de blessure], il prend ses responsabilités. Il faut qu’il reprenne sa place dans le groupe car Adams [ndlr, Tantôt, pas convoqué ce dimanche] assurait plus que bien l’intérim au poste de demi de mêlée. Mais c’est ce qui est positif dans notre groupe; les individualités sont toujours capables de nous surprendre comme aujourd’hui. Nous ne pouvons qu’être heureux de cela », affirme alors Gabriel Lignières. Une preuve de plus que le surpassement est collectif, mais aussi individuel.

Entrevue d’une finale en Promotion Honneur ?

Respectivement premier et deuxième du championnat de Promotion Honneur – cela ne change en rien l’ordre établi avant la rencontre de ce dimanche après-midi –, le Servette Rugby Club et l’US Pays de Gex sont parfaitement partis pour s’aligner à nouveau – remake de l’année passée – en finale de la présente division. Une belle à prévoir pour les deux équipes qui ont enlevé une manche chacune de leur deux confrontations ? « Nous souhaitons bien évidemment que ce soit le cas, peu importe l’adversaire qu nous ayons à y affronter – lâche alors le Président servettien Marc Bouchet avant de continuer – Le championnat est encore long; à priori, les deux premières places semblent assurées mais il ne faudra pas sous-estimer les risques lors des demi-finales (en matches aller-retour). Beaucoup de clubs ont déjà connu des déconvenues en étant en tête du championnat lors de la phase régulière avant de déchanter en play-off. Nous allons nous préparer du mieux possible pour les phases finales qui réservent des surprises tous les ans. Espérons que nous n’en soyons pas une, que l’on maintienne notre statut de leader du championnat et que l’on puisse atteindre la journée des finales [ndlr, à jouer dans une ville périphérique de Lyon]. » Une réalité que partage aussi le capitaine gexois Selim Boukanoucha: « Cela risque, en effet, de se jouer entre nos deux équipes, même s’il y a deux autres équipes derrière qu’il ne faut pas négliger et qui ont tendance à plutôt bien figurer: Roanne et Veyle-Saône. Les phases finales seront en tous les cas différentes de la phase régulière et nous serons prêts à y affronter quiconque. Nous savons à quoi nous attendre même s’il ne faut pas parler des matches avant de les avoir joués. Nous avons toujours l’habitude de faire les compte à la fin. »

« Nous souhaitons une belle fin de saison à l’USPG; c’est une équipe valeureuse qui joue au rugby de manière très dure »

Marc Bouchet, Président du Servette Rugby Club

Il faut dire que désormais, les deux formations sont avancées sur ce qui les attend pour la suite du championnat mais aussi sur leur potentielle finale. Une finale qui s’en verrait être plus tactique, après avoir pleinement identifié les points forts mais aussi le points faibles de l’adversaire. Selim Boukanoucha tournait l’argument dans ce sens au terme de la rencontre au Stade de Genève: « Servette avait certainement à cœur de bien figurer à la maison, ne pas perdre. Nous voulions les faire douter, nous leurs avons posé pas mal de problèmes mais je pense qu’ils savent désormais sur quel pied danser. Et nous aussi par la même occasion. Tant mieux pour le beau rugby. » Une vérité que partage parfaitement Gabriel Lignières: « Nous avons surmonté la première grande marche de la saison aujourd’hui. Il va nous falloir, maintenant, être à nouveau prêts pour notre – très certainement – finale et nous y arriverons sans les défaveurs du pronostic, ce sera du 50-50. Gex a démontré de très belles qualités, d’autant plus aujourd’hui. Je suis en partie étonné; ils ont pas mal évolué depuis le match aller. Cette partie va nous servir de très belle référence pour la suite parce que, dans l’engagement et dans le jeu – par rapport aux autres équipes du championnat, avec tout le respect que je leur porte –, Gex a un cran supérieur. C’est seulement en affrontant ce genre d’équipes que je peux véritablement jauger la mienne. » Aussi, à en croire le discours de chacun, le futur n’est pas tout-à-fait flou; bien évidemment – et tout le monde l’attend – le choc Servette-Gex n’est pas encore destiné à tomber aux oubliettes de sitôt. La prochaine volée pourrait bien arriver plus vite que prévu. Une manière de l’espérer ? c’est Marc Bouchet qui la met en œuvre: « Nous souhaitons une belle fin de saison à l’USPG; c’est une équipe valeureuse, une très belle équipe qui joue au rugby de manière très dure, combattive comme on la connaît, et qui était également venue jouer son match. Ils ont été premiers dans la première partie du championnat avant que nous parvenions en début d’année à reprendre la tête du classement. Ils espéraient que ce chassé-croisé continue mais heureusement cela n’a pas été le cas. Nous espérons maintenant pouvoir garder cette avance jusqu’à la fin. »

Zéro “poin(g)té”

L’on crut sincèrement se diriger vers un ring de boxe. Dès les premières échauffourées (à la 8e minute), le ton agressif de part et d’autre fut donné. Mais il n’est pas fallu plus longtemps pour que l’emprise dégénère complètement. Après un peu plus de dix minutes de jeu, une véritable bagarre éclate où le numéro un servettien, Moussa Reghis s’est fait l’auteur d’une piètre comédie dramatique. Venu asséner plusieurs coups de poing à des victimes qu’il n’eut lui même plus identifié, tant les coups partaient dans un vide effarant, le pilier Grenat a mérité une sanction tout à fait exemplaire pour les jeunes qui ont assisté à pareil théâtre. Expulsé (extraction sans concession d’un carton rouge), Moussa Reghis a eu meilleur temps ce dimanche de passer le reste de l’après-midi dans les vestiaires, et les sanctions – disciplinaires internes comme fédérales – ne devraient pas en rester là. Une réaction à chaud qui aurait pu positionner son équipe sur une pente ascendante pour les 70 minutes de jeu restantes. « Ce carton rouge nous fait mal parce que l’on se retrouve à devoir jouer à 14, voire à 13 à un moment donné. La décision n’est pas contestable mais elle a lieu lors d’une échauffourée où tous les joueurs sont impliqués, les nôtres et ceux de Gex. L’arbitre a jugé que Moussa [Reghis] s’est fait justice tout seul mais il est difficile de donner une faute particulière à un joueur dans ce genre de situations », concède Jonathan Torossian. Malheureusement, de la hauteur de la tribune de presse, les faits sont incontestables.

« Être un de moins durant toute la partie est une situation bien compliquée à gérer. C’est pour cela qu’il faut ajouter à cela la grande solidarité dont nous avons fait preuve sur le terrain », préfère-t-il néanmoins rappeler. Une vision que partage Marc Bouchet: « Nous avons certainement été dans la difficulté avec l’expulsion [de Moussa Reghis], ce qui fait que nous avons joué en infériorité numérique pendant toute la durée de jeu – à 14 contre 15 et à un moment 13 contre 14 –, ce qui a créé de nombreux espaces sur le terrain. Mais la victoire est là et c’est ce que l’on attendait de ce groupe. » « Ça a un peu chauffé au début, mais ma fois, le rugby reste un sport de combat alors ce ne sont pas deux, trois baffes qui changeront les choses – préfère encore en rire Gabriel Lignières – Nous avons joué à 14 contre 15 pendant 70 minutes et je dois dire que cela, avec la victoire en poche, nous a servi de très belle marque de référence. » À noter encore que, dans l’échauffourée du début de match (12e), Louis Baudouin a été blessé à une main. Il a été contraint de quitter le terrain dix minutes durant afin de se faire poser un bandage. Ce qui ne l’a toutefois pas empêcher de retourner sur le terrain et d’y inscrire un essai primordial (39e).

Les faits de match:
Servette Rugby Club v US Pays de Gex, 24-7 (14-0)

Composition du Servette Rugby Club:
1 Moussa Reghis, 2 Loïc Otal, 3 Louis Quillon, 4 Dylan Dene, 5 Sébastien Theil, 6 Mathias Bernath-Yendt, 7 Alexandre Valeau, 8 Vincent Darracq, 9 Jonathan Torossian ©, 10 Maxime Tognon, 11 Florian Escoffier, 12 Sofiane Bouteiller, 13 Liam Kavanagh, 14 Adrien Monnet, 15 Louis Baudouin. Remplaçants: 16 Manuel Ronza, 17 Pierre Topé, 18 Adrien Vigne-Donati, 19 Raphaël Candotto, 20 Quentin Dessauvages, 21 Paul Davallet et 22 Jilali Aïb. Entraîneur: Gabriel Lignières.

Composition de l'US Pays de Gex:
1 Arnaud Dufourq, 2 Alexandre De Amorin, 3 Yilmuz, 4 Florent Pinget, 5 Grégory Ghattas, 6 Amine Boukanoucha, 7 Anthony Junique, 8 Salim Boukanoucha ©, 9 Théodore Renard, 10 Anthony Barrios, 11 Kévin Raufaste, 12 Stéphane Perrin, 13 Pascal Masapollo, 14 Camus, 15 Jordan Worret. Remplaçants: 16 Thomas Defossez, 17 Quentin Galud, 18 Titouan Raufaste, 19 Mikaël Ruz, 20 Geoffroy Lartigue, 21 Damien Bouillot et 22 Meuze. Entraîneur: Kouider Gasmi.

Essais: 24e Tognon; 39e Baudouin; 73e Davallet / 41e Junique.
Transformations: 24e, 39e et 73e Torossian / 41e Worret.

Pénalités: 44e Torossian / -.

Notes: Stade de Genève. 1'300 spectateurs.
Carton Jaune à Bernath-Yendt (2e) et S. Boukanoucha (12e). Carton rouge à M. Reghis (12e).
About Yves Di Cristino (421 Articles)
Rédacteur en chef, membre actif de l'Association Suisse des Journalistes Indépendants (CH-Media) et de l'Association vaudoise de la presse sportive (AVPS). Titulaire de la carte AIPS. Étudiant en Master de Sciences Politiques à l'Université de Lausanne. Prépare un mémoire en histoire internationale focalisé sur les relations de Guerre Froide et de post-Guerre Froide.

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