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Les Wildcats de CERN dominent l’Entente Mermigans à Saint-Genis-Pouilly (17-0)

Rugby: Première journée à domicile pour les filles de CERN en LNA féminine

Du Stade des Serves, Saint-Genis-Pouilly (France)

Plus qu'un bilan départagé, c'est une rencontre unilatéralement dominée par les Wildcats de CERN qui a vu le jour au stade des Serves de Saint-Genis-Pouilly, à quelques kilomètres du CERN. Les filles de l'Entente Mermigans (Nyon-Monthey-Haute Broye) ont simplement succombé à la qualité technique des Genevoises ne parvenant nullement à s'approcher de l'en-but adverse dans le courant des 80 minutes de jeu (17-0). Battues sèchement, les Valdo-Vaudoises ont avant tout manqué de tranchant et d'application sur des phases de jeu pourtant acquises à leur cause, en touches et surtout en mêlées – tout le contraire de leurs homologues masculins allés s'imposer à Dorigny face au LUC (7-41). L'occasion de faire un nouveau point sur le développement du rugby féminin en Suisse.

Les Wildcats de CERN (à droite avec Heather Cegla) ont nettement dominé l'Entente Mermigans (ici avec Mathilde Wille) sur les touches. © leMultimedia.info / Oreste Di Cristino

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Cela fait bien depuis septembre que la nouvelle saison du championnat suisse de rugby féminin, l’“élite” – désormais dénommée “LNA” comme chez les garçons, en démarcation de la nouvelle “LNB” si fraîchement créée – a repris. Mais il faut, comme dans toute circonstance, prendre le temps de l’appréhender, le découvrir avant de l’adopter. Ce fut néanmoins une belle occasion de plonger dans le bain lors du premier match à domicile des Wildcats de CERN à Saint-Genis-Pouilly sur territoire français, juste jouxtant le quartier de CERN près de Meyrin. Non seulement parce qu’il s’agit de rugby féminin, non plus en raison du statut élitaire de la division, mais bien parce que l’affrontement du jour – face à l’Entente Mermigans – a pointé à lui seul l’état actuel des choses; la grande progression du développement de la section féminine du rugby en Suisse tout autant que les points encore à améliorer, si l’on en tient que ceux-ci se limitent à des détails. Certes, le résultat nettement en faveur des Atomiques 17-0 paraît tout-à-fait anecdotique dans l’ensemble de l’exercice saisonnier mais il n’en reste quelques indications intéressantes sur la manière par laquelle les deux équipes affrontent l’ensemble de la compétition. Après deux victoires – face à l’Entente Redzones à Berne 7-14 puis à Winterthur 0-68 – et un match nul face aux Valkyries de Zürich (10-10), le CERN témoigne d’un début de saison démarré à plein régime. Ce samedi même, c’est le bonus offensif que les coéquipières de la capitaine Juliette Pera sont parvenues à débloquer pour la deuxième fois de la saison, sans rien concéder aux adversaires, pas même un phase de conquête prolongée: « Il nous faut sans cesse être à 100% et être prêtes à y aller à tout moment – confie cette dernière au terme de la rencontre – Il est des phases de jeu qui sont, certes, plus difficiles que d’autres mais le principe est justement de ne jamais lâcher. Aujourd’hui, nous avons parfaitement géré nos temps de jeu et avons su marquer sur nos dites phases de conquête, même si nous ne sommes pas encore assez prolifiques malgré une possession de balle de près de 80%. Nous avons encore beaucoup à travailler sur cela. »

« Nous sommes heureuses de nous retrouver ensemble et nous formons ainsi une vraie équipe »

Juliette Pera, capitaine des Wildcats CERN

Jeune capitaine de la formation des Wildcats, Juliette Pera endosse un rôle des plus centraux. Non seulement au sein de sa seule équipe mais aussi dans les relations qu’elle tisse avec ses vis-à-vis, la presse ou le monde extérieur au rugby. « Ce n’est pas un rôle évident; cela s’apprend de devenir capitaine. Il faut dire que j’adore ce sport, j’aime beaucoup mon équipe et j’arrive, d’une manière ou d’une autre, à leur transmettre nos valeurs », explique-t-elle avant de poursuivre sur sa position au sein de sa propre formation: « Toutes les personnes qui sont sur le – ou en dehors du – terrain sont très motivées et je n’ai, au final, pas beaucoup à faire pour les motiver davantage. Nous sommes heureuses de nous retrouver ensemble et nous formons ainsi une vraie équipe. » La bonne entente au sein du contingent genevois s’est notamment traduite sur la pelouse de Saint-Genis-Pouilly avec une domination territoriale constante (et totale) sur les filles de l’Entente Mermigans. C’est Mélanie Bey qui a ouvert la marque pour les Atomiques à la 21e minute de jeu, lequel essai a été parfaitement transformé par la numéro 10 Cátias Relíquas (7-0). Puis, faute de nombreux en-avants à quelques mètres de l’en-but adverse, les Genevoises ont dû attendre la deuxième période pour creuser l’écart.

« C’est toujours une grande difficulté chez nous, compte tenu des entraînements séparés, qui à Monthey, qui à Nyon »

Dan Harris, entraîneur des avants de l’Entente Mermigans

C’est la capitaine Juliette Pera qui a pu alourdir la marque à la 50e minute (12-0), avant qu’Anne Rigoli ne la scelle à quelques minutes du terme de la rencontre (76e, 17-0). Pour le compte des Valdo-Vaudoises, en revanche, peu de relief et des pertes de balles jugées grotesques par les divers entraîneurs des Mermigans. « Nous n’avons pas su mettre en application ce que l’on apprend lors de nos séances d’entraînement. C’est toujours une grande difficulté chez nous, compte tenu des entraînements séparés, qui à Monthey, qui à Nyon. Avoir une partie des avants d’un côté, et le reste d’un autre n’aide vraiment pas – constate Dan Harris, entraîneur des avants sur la région de Nyon – Cela s’est vu sur toutes les mêlées que nous avons jouées aujourd’hui; personne ne poussait en même temps et donc nous reculions malgré que nous avions des rucks plus lourds. Ce genre de défections ne devraient normalement jamais se produire. C’est la même chose lors des sorties en touche; nous les avons presque toutes perdues. Nous ne pouvons gagner un match si l’on n’est pas capables de maîtriser ces phases de jeu. »

L’importance de la formation

Le succès des Wildcats n’est pas l’œuvre de simples individualités de grande marque, mais bien d’un groupe compact et qui sait – et veut – jouer ensemble, dans une sodalité palpable. « Cela fait toujours plaisir quand l’on marque un essai, c’est toujours la satisfaction supplémentaire que l’on peut ressentir à la fin de chaque match – évoquait notamment Juliette Pera au terme de la rencontre avant de continuer – Mais personne n’oublie le grand travail d’équipe qui y est opéré tout au long de la partie. » Une compacité de jeu qui n’est pas seulement mise au profit d’une attaque autoritaire mais tout aussi en faveur d’une défense tout-à-fait congrue. « Ce n’est pas toujours le cas que nous parvenons à dominer autant un match mais notre très bonne défense nous aide à toutes occasions. En fonction des équipes, il nous est arrivées d’être un peu perdues sur le terrain, suivant les jours ou les conditions de jeu [ndlr, il y eut une fin de match sous la pluie ce samedi à Saint-Genis-Pouilly]. Mais aujourd’hui était un bon jour, à en croire », complète la capitaine des Wildcats.

« Si nos filles ont des tacles qui sont à chaque fois hésitants, elles se blesseront toujours »

Dan Harris, entraîneur des avants de l’Entente Mermigans

Toujours est-il, que dans ce genre de rencontres – quelque soit la nature de la compétition; en LNA, LNB ou lors de simples journées de développement – l’importance à la formation semble primordiale, d’autant plus au sein d’équipes qui sont sans cesse en renouvellement d’effectif, à l’image du CERN, lequel contingent est encore en pleine progression: « Nous faisons d’énormes efforts de recrutement chaque année et celui-ci fonctionne assez bien en partie. Notre devoir est de les former et leur apprendre les bases du rugby, qui reste un sport technique: connaître les bases du sport est nécessaire pour éviter au plus les blessures sur le terrain », explique Juliette Pera. Une réalité que ne contredira pas Dan Harris au vue des nombreuses blessures qui ont terni le match de l’Entente Mermigans ce samedi à Saint-Genis-Pouilly. « Il y a eu de nombreuses blessures de nos joueuses à la tête, dont une qui est partie à l’hôpital pendant le match. Cela est uniquement dû à des tacles qui ne sont absolument pas maîtrisés, pas assez bas. Si nos filles ont des tacles qui sont à chaque fois hésitants, elles se blesseront toujours. Il faut vraiment qu’elles travaillent dessus pour éradiquer au plus les blessures », aiguillonne alors l’entraîneur des avants nyonnais.

« Nous avons trois, quatre joueuses qui sont rapides et jamais nous ne sommes parvenus à tirer profit de nos meilleurs éléments dans ce match »

Dan Harris, entraîneur des avants de l’Entente Mermigans

La défaite des filles de Nyon et Monthey dans cette rencontre est loin de brosser les nombreux regrets des entraîneurs de Mermigans qui comptent, dans leur rang, des individualités de plus haut niveau: « Nous avons trois, quatre joueuses qui sont rapides – certaines qui jouaient pour Grenoble [ndlr, à l’image de la numéro 12 Astrid Montalti] ou pour l’Équipe de Suisse à sept – et jamais nous ne sommes parvenus à tirer profit de nos meilleurs éléments dans ce match. C’est vraiment dommage car nous tenons une très belle équipe pour aller de l’avant en championnat mais elles ne jouent pour l’instant pas comme une équipe soudée; elles ne s’alignaient pas les unes avec les autres pour avancer », déplore Dan Harris. Elles furent en effet deux à assumer – à elles seules, la numéro 13 Kim Andrey avec la 12 Astrid Montalti – la plupart des interventions (70% selon le banc nyonnais et montheysan) à l’adresse des adversaires. Un contraste flagrant au sein de l’Entente qui dessert naturellement ses ambitions. Faute de formation et de maîtrise des placages ? Sans doute, avoue avec déplaisir Dan Harris.

Un développement permanent de la discipline

En faveur d’une meilleure formation, le développement permanent de la discipline du rugby féminin ne cesse de croître. La Fédération Suisse de Rugby (FSR) a par ailleurs réussi à développer plus de compétition pour les filles avec l’intronisation en ce début de saison d’une nouvelle LNB, parmi laquelle évoluent notamment les Lausannoises de l’Albaladejo Rugby Club. « C’est une très bonne nouvelle, cela permet de développer le rugby féminin en Suisse. Le rugby étant déjà peu connu dans notre pays, nous pouvons nous réjouir de pouvoir aujourd’hui compter deux divisions chez les filles, sans compter les tournois de développement qui sont organisés à travers la Suisse, ceci de manière à fournir au mieux les clubs qui n’ont qu’un effectif restreint. Nos clubs peuvent également progresser plus facilement et plus rapidement, du fait qu’il n’est pas toujours évident de trouver du temps de jeu dans les conditions actuelles. Les tournois de développement nous ont véritablement aidés ces dernières années et j’espère qu’ils vont continuer à motiver de nombreuses filles à nous rejoindre dans notre sport », désire grandement la capitaine des Wildcats Juliette Pera. Preuve que ces journées de développement fonctionnent – comme ce fut notamment le cas il y a de cela quelques mois à Monthey –, le nombre de joueuses auprès des divers clubs de LNA suisse est en constante hausse, témoigne notamment Dan Harris: « Le développement fonctionne bien, nous commençons à avoir de plus en plus de joueuses. Avant, nous avions des problèmes à avoir une équipe entière, même avec l’entente de nos trois clubs [ndlr, Nyon, Monthey et Haute Broye]. Maintenant, nous arrivons à être dans les alentours des 25 joueuses lors des séances d’entraînement. Nous en aimerions plus mais il faut aussi réussir à changer l’image que certaines personnes se font du rugby. »

« Patrice Philippe s’investit énormément pour le développement du rugby chez les jeunes »

Dan Harris, entraîneur des avants de l’Entente Mermigans

Ensemble, dans l’Entente, les deux villes de Nyon et Monthey parviennent en effet à regrouper un contingent assez bien nourri, et fort motivé les jours de match, preuve à Saint-Genis ce samedi matin. Mais cela n’est pas seulement l’œuvre d’une maturité récente du développement du rugby en Suisse – et à Nyon – mais bien un travail de longue haleine opéré par les dirigeants avertis du club vaudois: « Nous avons des journées portes ouvertes assez régulièrement et les filles commencent petit à petit à intégrer nos rangs, même si la Suisse a encore un cran de retard vis-à-vis de pays comme l’Angleterre. À Nyon, nous essayons véritablement de développer le rugby, et regardons actuellement la possibilité d’ouvrir des écoles. Nous touchons également différentes régions dans notre recrutement; non seulement Nyon, mais aussi, par exemple, Terre Sainte ou encore Coppet. Patrice Philippe [ndlr, l’actuel entraîneur du RC Nyon masculin] s’investit énormément pour le développement du rugby chez les jeunes et à Nyon, nous avons toujours été l’exemple pour les juniors avec, à l’époque, trois équipes séniors, une équipe féminine et même une équipe féminine à sept. Beaucoup disent à tort que nous avons un grand réservoir mais cela n’est pas aussi évident que cela; c’est le travail réalisé par le nouveau président, Patrice Philippe ou encore John Etheridge – qui amènent quantité de jeunes et leur donnent envie – qui paie. Nous essayons véritablement d’englober le plus de personnes possibles », affirme Dan Harris, un des quatre entraîneur de l’Entente Mermigans.

Une disparité décroissante entre les équipes

Quoi qu’il en soit, quelle est alors la nature de la compétitivité de la Ligue Nationale A féminine ? Y’a-t-il encore trop de disparités entre les divers clubs – à l’image de l’écart actuel entre la meilleure formation, les Luzern Dangels, et la plus récente, les Winterthur Ladies ? « Je ne pense pas qu’il y ait une grande disparité entre nos clubs de LNA féminine. Avant le mois de septembre, nous n’avions gagné aucun match, alors que nous sommes parvenus à en remporter deux depuis le début de cette saison. Sans compter que la saison passée, contre CERN, nous avions perdu 60-0. Donc il y a une nette évolution; nous avons par ailleurs battu Zürich [ndlr, Valkyries, 15-12 le premier octobre dernier], une grande victoire, puis Winterthur [ndlr, 89-0, le 21 octobre]. Aujourd’hui, nous aurions pu l’emporter si nous avions été capables de sortir le ballon proprement sur les mêlées. Ce sont des erreurs frustrantes qui nous empêchent de marquer », commente pour sa part Dan Harris. Puis il invite à ne jamais regarder vers l’arrière, mais bien plutôt vers un futur prometteur. Un coaching que l’entraîneur de l’Entente Mermigans développe auprès de ses joueuses: « Nous pouvons sans cesse nous raccrocher au passé et nous féliciter de notre progression; mais personnellement, je n’ai pas peur de dire que nous avons très mal joué aujourd’hui. Nous devons leur rentrer dedans et montrer que nous sommes capables de jouer toutes ensembles. Nous pouvons perdre, mais si nous nous battons comme il se doit, la défaite sera nettement moins amère. »

« L’écart de niveau entre les équipes s’est très nettement restreint ces derniers temps, pour ne pas dire depuis cette année »

Juliette Pera, capitaine des Wildcats CERN

Alors, plus de symptôme de disparités entre les équipes féminines de rugby en Suisse ? « L’écart de niveau entre les équipes s’est très nettement restreint ces derniers temps, pour ne pas dire depuis cette année – constate Juliette Pera, capitaine des Wildcats de CERN – Nous arrivons véritablement à avoir plusieurs équipes en LNA qui ont un niveau satisfaisant. Certes, si l’équipe de Lucerne  – que nous sommes prêtes à battre au demeurant la semaine prochaine, 11 novembre [ndlr, quintuple tenantes du titre en championnat] – garde un cran au-dessus des autres formations, celles-ci parviennent à maintenir un cap très prometteur, y compris la nouvelle équipe de Winterthur – certes plus faibles mais non moins battante [ndlr, zéro points en cinq rencontres] – qui a fait son entrée en A cette saison et qui a très nettement progressé au regard de la saison passée. » Une évolution de la discipline à observer au plus près dès mars 2018 lors la reprise des championnats après une (très) longue trêve hivernale.

Les faits de match:
Wildcats CERN v Entente Mermigans Nyon-Monthey-Haute Broye, 17-0 (7-0)

Composition des Wildcats CERN:
1 Mathilde Ramillien, 2 Rebecca Ellis, 3 Laurijn Draaisma, 4 Juliette Pera ©, 5 Anne Rigoli, 6 Lami Damachi, 7 Heather Cegla, 8 Mélanie Bey, 10 Cátia Relíquas, 11 Manon Noisiez, 12 Nicole Imsand, 13 Anne-Laure Merizzi, 14 Safia Jiyar, 15 Mathilde Grosjean, 20 Camille Bouvier. Remplaçantes: 18 Rachel Hyneman, 19 Célia Graf, 21 Mariana De Castro Freitas, 22 Jane Veness, 23 Justine Leger, 26 Marie De Lutz et 27 Sabrina El Yacoubi.

Composition de l'Entente Mermigans Nyon-Monthey-Haute Broye:
1 Charline Brivet, 2 Ludivine Colombara, 3 Stéphanie Neri, 4 Camille Mellina, 5 Élise Blatti, 6 Mathilde Wille, 7 Aline Duperrex, 8 Anna Panayotopoulos, 9 Julie Luzi, 10 Carole Loyer, 11 Alison Dayer, 12 Astrid Montalti, 13 Kim Andrey, 14 Nina Brunand, 15 Emily Marclay. Remplaçantes: 16 Paula Costa, 17 Mary-Luce Bel, 18 Aline Metry, 19 Manon Montalti (blessée) et 20 Gemma Cerusini.

Essais: 21e Bey; 50e Pera et 76e Rigoli.
Transformations: 21e Cátia Relíquas.

Notes: Stade des Serves, Saint-Genis-Pouilly (F).
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About Yves Di Cristino (371 Articles)
Rédacteur en chef, membre actif de l'Association Suisse des Journalistes Indépendants (CH-Media) et de l'Association vaudoise de la presse sportive (AVPS). Étudiant en Master de Sciences Politiques à l'Université de Lausanne. Prépare un mémoire en histoire internationale focalisé sur les relations de Guerre Froide et de post-Guerre Froide.

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