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Bobby Cronin : « Je mets un peu de moi même et de mon vécu dans chaque chanson »

Une interview exclusive pour la première lausannoise de Bobby Cronin !

Accompagné de son indétrônable chapeau et de son sourire large dont il ne semble jamais se défaire, le compositeur de Tallor-Made (2011) et de Setting up (2015) nous a accordé un peu de son temps après son show du jeudi 6 avril au CPO d’Ouchy. L’occasion de l’interroger sur ses compositions, ses sources d’inspiration mais aussi sur ses projets à venir. Lire aussi: Une tranche de Broadway à Lausanne.

Photo: Call Me Adam, New-York City [Capture photo/YouTube]

Quelle est votre impression sur le concert de ce soir et sur la ville de Lausanne ?

Je suis vraiment très content d’être ici. C’est la première fois que je viens en Suisse et les gens sont super chaleureux. J’aime beaucoup Lausanne qui contraste avec la densité de la ville de New-York. J’aime aussi beaucoup son architecture. Il faut dire aussi que j’y ai très bien mangé ! Le pain, le fromage et surtout le chocolat sont délicieux !

À propos de vos compositions, pourquoi avoir choisir le style de la comédie musicale. Que vous apporte-il pour vos textes ?

Ce que j’aime avec ce style, c’est que je peux composer une histoire pour chaque chanson selon le personnage qui doit l’interpréter, mais aussi selon le lieu dans lequel il est créé. Par exemple, mes chansons ont un côté très new-yorkais. Le dernier morceau qui a été interprété ce soir (ndlr, Unstoppable) est très moderne et contemporain. Il s’inscrit dans un paysage très urbain. J’essaie d’écrire des chansons avec une vraie sonorité tout en essayant de les inscrire dans notre temps.

Les chansons qui ont été interprétées racontent des histoires qui sont assez tristes voir tragiques pour certaines. Est-il important pour toi d’avoir ce rapport à la société et à l’intimité ?

C’est vraiment fondamental pour moi. Cela permet aux interprètes d’entrer dans un rôle avec une réelle épaisseur. Je mets un peu de moi même et de mon vécu dans chaque chanson. Peu importe que les personnages qui sont les sujets de mes chansons aient 15 ou 18 ans, j’essaie de me glisser dans leur peau et cela vient toujours de mon âme, ce qui me permet d’être vraiment en lien avec le sujet que je traite. J’essaie toujours de sélectionner les sujets de mes chansons de manière à faire réfléchir le public car je pense que c’est l’un des principaux objectifs de la musique en général. Lorsque tes chansons sont jouées sur scène, tu amènes le public à entrer dans une histoire tout en proposant un point de vue subjectif. Ce qui m’intéresse c’est de révéler par le biais des personnages une certaine intimité. Cela permet aux gens de se questionner sur des sujets assez précis, d’avoir une réelle réflexion à propos de ce qu’ils entendent mais aussi de se remettre en question. Par exemple, sur la manière dont on peut juger une personne en chaise roulante ou encore, sur le fait d’ignorer les appels au secours d’un adolescent.

Comment l’idée de cette tournée internationale est-elle née ? C’est une première pour vous ?

Oui, je n’ai jamais pu aller en Angleterre et j’ai toujours voulu y aller. Ma musique était une excellente raison pour moi de voyager. Quand j’ai rencontré Lissandro (ndlr, président de Broadway au Carré à Paris) on a rapidement posé les bases de ce projet. J’avais déjà une idée d’où je voulais aller en Europe pour produire des musiciens, et quand l’opportunité s’est présentée, c’était comme un rêve qui devenait réalité. Nous avons bossé très dur ensemble pour faire en sorte que cela se réalise et j’étais très enthousiasmé par ce casting international. Nous avons des chanteurs à moitié américains et à moitié français et des gens de Lausanne… J’étais vraiment emporté par cette idée de réunir autant de gens différents qui peuvent se comprendre par la musique mais aussi par le partage de leurs différentes cultures. Donc lorsque cette opportunité s’est présentée, sans douter une seule seconde je l’ai acceptée.

Après cette tournée internationale, avez-vous d’autres projets prévus ?

Après le tour, je retourne à New-York puis je vais à Atlanta pour faire un séminaire sur ma musique. Plus précisément, je travaille sur une réadaptation de Mary and Max, un film australien. Je travaille également avec les créateurs de War Horse qui est un gros show très connu. Cela fait quatre ans que je travaille sur ce projet et je me réjouis vraiment de pouvoir le mettre en œuvre.

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About Fanny Agostino (13 Articles)
Étudiante en bachelor à l’université de Lausanne en français moderne et en histoire et esthétique du cinéma, je m’intéresse aux diverses manifestations culturelles dans la région. Rédactrice “Culture” pour leMultimedia.info.

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