Nouveauté

Mouthguards.ch, un nouveau fournisseur de protège-dents sur mesure

« En Suisse, les protège-dents sur mesure ne sont pas du tout répandus car ils sont trop chers »

Depuis septembre, Mouthguards.ch se positionne comme un nouvel équipementier de protège-dents dans le sport (en rugby et hockey notamment) très sensible à la sécurité des sportifs. Particulièrement en vogue en Angleterre à la fois dans le sport amateur et professionnel, le protège-dents sur mesure l’est beaucoup moins en Suisse. Nicholas Gilbert, le co-fondateur de la start-up, déplore le prix exorbitant du sur mesure chez la plupart des dentistes suisses et se veut moins cher en proposant 150 CHF. Selon lui, c’est un prix plus raisonnable pour les joueurs et les parents soucieux de la sécurité de leur enfant. Interview.

Image d'illustration. Bientôt l'élargissement des produits Opro dans l'élite du rugby en Suisse ? © Oreste Di Cristino

D’où vous vient l’idée de vendre des protège-dents sur mesure ?

J’étais dans un salon sur le milieu scolaire à Lausanne où j’ai rencontré un dentiste qui faisait de la prévention dans des écoles. […] Je lui ai demandé s’il travaillait avec des laboratoires pour confectionner des protège-dents destinés aux enfants scolarisés, or il m’a répondu que non. En Angleterre (ndlr, où M. Gilbert a grandi), c’est un standard que les dentistes rencontrent des enfants dans leurs écoles, car ceux qui jouent dans l’équipe de rugby ou de hockey ont besoin d’un protège-dents sur mesure. Face aux chocs, c’est bien plus efficace que le « boil and bite » (ndlr, un type de protège-dents qui convient pour toute dentition et qui coûte beaucoup moins cher). En Suisse, les protège-dents sur mesure ne sont pas du tout répandus car ils sont trop chers. J’ai appelé une cinquantaine de dentistes suisses, qui m’ont répondu que leurs prix varient entre 300 et 1’000 CHF alors qu’en Angleterre cela coûte 70 livres. En revanche, ceux que je propose en Suisse sont à partir de 150 CHF.

Votre société va revendre des protège-dents de la marque anglaise Opro et les distribuer en Suisse. Pourquoi avoir choisi Opro ?

Cela vient de mon enfance, puisque j’utilisais un de leurs protège-dents sur mesure. Opro venait dans des écoles anglaises, notamment la mienne près de la ville de Cambridge, pour promouvoir leur produit. Il se trouve que mon école envoyait aux parents des joueurs de rugby et hockey (ndlr, en Angleterre, le sport est très développé dans les écoles afin d’offrir une activité de complément aux enseignements scolaires) une lettre pour leur expliquer que le port du protège-dents était obligatoire pour jouer en sécurité. Opro venait donc avec des dentistes rencontrer les élèves et récupérait nos empreintes dentaires. Ensuite, ils vendaient leur produit aux parents. J’ai toujours reconnu la qualité de leur protège-dents. En Suisse, je constate un problème avec le marché des protège-dents. Il y a une très grande majorité de « boil and bite » qui ne coûtent que trente francs maximum mais tous les joueurs et les parents savent que cela ne protège pas bien. Les produits d’Opro sont plus efficaces face aux chocs. En plus, contrairement aux autres, ils ne tombent pas de la bouche en permanence et les joueurs peuvent même se parler distinctement avec.

Votre entreprise vient seulement d’être créée en septembre dernier. Vous êtes au tout début et il vous faut séduire des clients.

Oui, et c’est vraiment un nouveau service en Suisse. J’ignore s’il va marcher mais j’ai déjà eu des réponses favorables. Actuellement, j’investis du capital de l’autre entreprise que j’ai créée en 2012, International School Parent Magazine, pour développer Mouthguards.ch. J’ai vraiment confiance dans ce produit et j’ai des contacts dans des écoles internationales (ndlr, où le rugby est en partie répandu par les enfants d’expatriés) et des clubs. Pour les joueurs, nous pensons que c’est très intéressant car c’est un nouveau produit qui les concerne. Il y a environ 20 000 personnes en Suisse qui ont besoin de ces protège-dents pour pratiquer leur sport en sécurité, que ce soit du rugby ou du hockey. L’année prochaine, nous espérons vendre nos services au Servette Rugby Club car il y a un gros potentiel de joueurs dans leur Académie. Nous avons déjà des maquettes où les protège-dents sont marqués du logo de Servette ce qui est très cool pour leurs joueurs ! À priori, le club souhaite obliger le port du protège-dents et va nous en acheter.

Combien de dentistes sont partenaires avec vous ?

Actuellement, nous en avons six répartis sur toute la Suisse : à Genève, Lausanne, Zoug, Bâle et Zurich depuis peu. C’est plutôt facile de s’associer avec des dentistes car ils aiment ce produit et cela met en avant le rôle de leur profession. Certains y travaillent même gratuitement. Ce qui les intéresse, c’est de pouvoir récupérer au passage des futurs clients. Notre service bénéficie donc à tout le monde : les dentistes, Opro et les clients.

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About Patrick Aimé (66 Articles)
Journaliste passionné, spécialisé dans le rugby et l'humour.

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