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Sans encombres pour l’Espagne à Saint-Gall contre la Bosnie

Après la finale de la Ligue des Champions aux couleurs espagnoles, c’était au tour de l’équipe nationale dirigée par Vicente Del Bosque d’être en tête d’affiche ce soir à Saint-Gall contre la Bosnie Herzégovine. Pourtant privé de bon nombre de ses joueurs, l’Espagne n’a pas perdu l’essence qui la caractérise depuis de nombreuses années. Au final, après une première mi-temps plus que contrôlée, les Espagnols se sont imposés sur le score de 3-1.

Vicente Del Bosque. © CarolRobert | Dreamstime.com

Pour son retour à Saint-Gall, l’Espagne n’a pas démérité. Suite aux nombreuses finales de coupe des différents championnats ainsi qu’à la finale de la Ligue des Champions, Vicente Del Bosque a dû aligner une équipe mélangeant vétérans et jeunes promesses issues de l’équipe des moins de 21 ans. Si Casillas, Sergio Ramos, Piqué ou encore Morata n’étaient pas présents, Sergio Asenjo, Héctor Bellerín, Denis Suárez ou encore Marco Asensio étaient là pour les remplacer. La relève espagnole semble, encore une fois, être plus que prête pour reprendre le flambeau, comme il en a été le cas lors de la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud.

Un match équilibré vers la fin

Ce qui reste remarquable avec cette équipe, c’est que même si les joueurs changent, le style, lui, reste intouchable et paraît si simple à exécuter pour les nouveaux venus. Très organisée et minutieuse dans ses passes, la sélection espagnole a su faire tourner la balle et se procurer les meilleures occasions. Ce n’est pas par hasard qu’à la 11e minute, l’Espagne parvienne à ouvrir le score dans une ambiance hostile grâce à un superbe but de Nolito. L’attaquant du Celta Vigo décroche une frappe enroulée, magnifiquement exécutée allant se loger dans la lucarne, après déviation du gardien bosniaque Asmir Begović. Début de match parfait pour la Roja très active sur les côtés, notamment grâce à l’excellent travail tactique de David Silva et Marco Asensio, jeune prodige prêté à l’Espanyol de Barcelone par le Real Madrid. Après ce but, les joueurs espagnols n’ont pas reculé pour autant. Fidèles à leur jeu offensif, ils parviennent à duper à nouveau la défense bosniaque six minutes plus tard. Nolito à nouveau, face à deux défenseurs et sans possibilités, opte pour une superbe balle piquée imparable pour le gardien de la Bosnie. Un geste qui mérite d’être souligné et qui offre un 2-0 logique pour les Ibères. Mais alors que le match semblait tourner à la correction, c’est un corner à la 28e minute tiré par l’excellent Pjanić qui vient trouver la tête de Spahić et ainsi permettre à ses coéquipiers de recoller au score devant un public bosniaque déchainé. En fin de première mi-temps les hommes de Mehmed Bazdarevic ont haussé le ton et oublié par instant qu’il s’agissait d’un match amical. L’auteur du but bosniaque voit rouge après une provocation sur Cesc Fàbregas suivie d’une claque sur César Azpilicueta. La Bosnie contrainte de jouer à dix pour le reste de la deuxième mi-temps, s’en sort plutôt bien et n’accuse pas le coup. C’est d’ailleurs elle qui se montre la plus dangereuse sur la deuxième partie du match.

« On s’est senti très commode sur la première mi-temps, avec et sans ballon »
Vicente Del Bosque

L’Espagne après avoir remplacé la moitié de son équipe de base à la pause, ne parvient plus à contrôler le match aussi facilement que lors de la première mi-temps. Vicente Del Bosque conscient de cela, ne se privera pas de le mentionner en conférence de presse de fin du match à l’AFG Arena : « On s’est senti très commode sur la première mi-temps, avec et sans ballon, et on a su très bien gérer le match. On était bien organisé en défense, au milieu, avec Marco Asensio, on a su faire tourner le ballon et on a eu des occasions. Curieusement après avoir bien géré la première mi-temps, malgré la supériorité numérique avec laquelle on s’est retrouvé, le match s’est équilibré et on n’avait plus le même contrôle, ce qui a permis à notre rival de se créer davantage d’occasions ». De plus, il est vrai que l’entrée d’Haris Duljević a fait souffrir l’Espagne sur le côté gauche. C’est d’ailleurs lui qui à la 65e voit sa frappe enroulée passer à quelques centimètres du poteau de Sergio Asenjo. Occasion nette manquée pour les bosniaques qui se sont montrés bien plus dangereux dans cette deuxième mi-temps. Malgré les efforts fournis, c’est pourtant bien l’Espagne, plus réaliste, qui par l’intermédiaire de Pedro plie le match. Le canarien – après une frappe du jeune joueur de Bilbao, Iñaki Williams, déviée par le gardien bosniaque – se retrouve à la retombée du ballon et n’a plus qu’à la pousser au fond et ainsi sceller la rencontre. C’est 3-1 pour l’Espagne et c’est avec cette victoire méritée que les joueurs de Vicente Del Bosque affronteront la suite de leur préparation pour l’Euro 2016.

Hector Bellerín dans les 23 ?

Ce match aura notamment permis au sélectionneur de confirmer le maintien d’Hector Bellerín dans la liste finale des 23 sélectionnés pour l’Euro 2016. Initialement convoqué en tant que renfort afin de combler l’absence des joueurs indiscutables, le jeune joueur d’Arsenal aura su se faire une place. Pour Vicente Del Bosque, la blessure de Carvajal survenue la veille lors du « derby » européen de la capitale espagnole, ne lui laisse pas le choix : « Dani Carvajal est entre les mains des médecins et tant qu’on n’en saura pas plus, on attendra jusqu’au dernier moment pour prendre une décision. Mais ce que je peux déjà vous dire, c’est qu’Hector Bellerín va continuer avec nous par pure précaution. Des onze joueurs venu nous aider, ce sera le seul qui restera concentré avec nous ces prochains jours ». Sage décision et de loin pas imméritée pour Bellerín après ses performances remarquables avec Arsenal et l’équipe d’Espagne des moins de 21 ans. Même si ce soir l’Espagne ne disposait pas de tous les joueurs qui se retrouveront le 13 juin prochain à Toulouse pour jouer contre la République Tchèque en match d’ouverture, elle aura montré que le futur des ses jeunes talents ne peut être que prometteur. Après une Coupe du Monde au Brésil ratée, le visage de cette nouvelle Espagne est tout autre. Vicente Del Bosque aura su rajeunir son équipe et trouver les joueurs adéquats afin de permettre à son équipe d’opter à retrouver sa place parmi les meilleures équipes d’Europe. À elle de confirmer son bon moment en France lors des semaines à venir.

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About Mikael Mourelle Garcia (10 Articles)
Rédacteur pour la section "football"

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