Nouveauté

La Suisse veut promouvoir un « football moderne » à Dublin

En l’honneur de Johan Cruijff, inventeur du football moderne

De l'Aviva Stadium, Dublin (Irlande)

Timm Klose a été discret en conférence de presse à Dublin mais il n’a pas manqué de grâce. Questionné sur la disparition de la légende néerlandaise, Johan Cruijff, le défenseur central de la Suisse a rappelé qu’il était « l’icône incontestée du football moderne ». Sur cette base-ci, l’équipe de Suisse aura l’occasion de rendre hommage à la gloire du footballeur hollandais ce vendredi soir à l’Aviva Stadium. Focus sur la conférence de presse.

De gauche à droite: Timm Klose, Yann Sommer et Vladimir Petkovic, en conférence de presse 24 heures avant la rencontre Irlande-Suisse à l'Aviva Stadium. © Oreste Di Cristino

« Chaque match est capital », a expliqué en conférence de presse jeudi soir à l’Aviva Stadium Yann Sommer. Le gardien de l’équipe nationale suisse s’est montré déterminé à 24 heures de la rencontre amicale face à l’Irlande et affirme qu’il est bon « de se retrouver ensemble ». À quelque deux mois de l’Euro 2016 en France, ce premier match-test à Dublin sonne comme un véritable examen pour les hommes de Vladimir Petkovic : « Il ne faut pas jouer ce match en amical mais le prendre comme un vrai test car il peut nous donner un bon moral – déclare le sélectionneur de la Nati avant de continuer – Ce sera un match extraordinaire mais difficile pour la Suisse et nous devrons démontrer de la qualité dans notre jeu ». L’enjeu : démontrer un « football moderne et plaisant », selon les mots du gardien de la suisse et permettre au collectif d’évoluer à l’aube d’une grande échéance. Dans le cas de Yann Sommer, la question de la concurrence entre les portiers a été discutée en conférence de presse : « Cela ne nous fait pas de mal qu’il y ait trois ou quatre gardiens qui puissent concourir pour la place de titulaire », selon le principal concerné. Cela stimule, pour tous les postes, les performances et les énergies au sein de l’équipe. C’est donc avec un esprit similaire à celui de Wembley que les acteurs du football helvétique défieront l’Irlande ce vendredi saint. Seule difflrence : l’absence du capitaine emblématique, Gökhan Inler.

Inler, une absence déterminante

Après avoir guidé la Nati durant la campagne de qualification à l’Euro, Gökhan Inler a été écarté (à juste titre ?) du groupe sélectionné pour les deux matches amicaux de la Suisse à Dublin et à Zürich face à la Bosnie-Herzégovine. Si cette absence a beaucoup alerté la presse helvétique, la raison présumée de celle-ci semble toutefois être honnête et compréhensible. Plus titularisé avec son club Leicester City qui déjoue tous les pronostics en se stabilisant à la tête de la Premier League, le milieu de terrain d’origine turque manquait sans doute d’entraînement et de compétition pour une convocation avec l’équipe nationale. Cependant, ce « vide temporaire », comme l’assume Vladimir Petkovic pourrait provoquer un électrochoc à l’ensemble du contingent et raviver les motivations de chaque individualité : « Il est clair que ce n’est pas facile de laisser Gökhan (Inler) sur la touche mais ce sont les aléas du football et cela vaut pour tous les joueurs. Ce qui compte actuellement, ce sont les performances démontrées sur le terrain ». Si, à l’image de Fabio Celestini qui avouait à la RTS que cette non-convocation était « un geste fort », l’ensemble de l’effectif helvétique avait appris à jouer – ou du moins s’était habitué à la présence d’un pilier fort comme Inler au milieu du terrain – le sélectionneur justifie son choix relativement controversé en mentionnant les intérêts de son groupe : « C’est une décision qui a été prise dans la lignée de l’équipe. Bien sûr, Gökhan a un gros mental et beaucoup de matches ont été remportés grâce à lui. […] Mais il me semble qu’il n’est pas nécessaire de regarder vers l’arrière, le passé. L’important est de voir ce qu’il va se passer demain face à l’Irlande. Mais je répète, cette situation peut concerner tous les joueurs ». Jugeant cette absence temporaire, Petkovic ne semble pas exclure un retour de son capitaine pour les prochains rendez-vous. Toujours est-il que les certitudes exprimées en conférence de presse à Wembley en septembre à l’égard de ce dernier semblent s’être quelque peu estompées.

Timm Klose et Yann Sommer n'ont pas manqué de rappeler qu'il était "important de se retrouver ensemble". © Oreste Di Cristino

Timm Klose et Yann Sommer n’ont pas manqué de rappeler qu’il était « important de se retrouver ensemble« . © Oreste Di Cristino

Quelle composition s’attendre à l’Aviva Stadium ?

« Je n’ai pas d’idée claire sur la composition que j’alignerai demain. La seule chose que je sais, c’est que l’on en apprend beaucoup de chaque match », affirme le sélectionneur. On en apprend beaucoup, surtout parce que l’on teste beaucoup. Si la feuille de match n’est garante d’aucune certitude, il n’en reste pas moins que quelques mystères planent sur la présence de Shaqiri et Lichtsteiner, sujets à préservation avant la rencontre de mardi soir face à la Bosnie-Herzégovine : « L’idée est d’éviter tout risque pour Stephan (Lichtsteiner) avant Zürich », assure Petkovic. Toutefois, malgré l’incertitude présente sur la présence de ces deux grands protagonistes de l’équipe de Suisse, la mise reste la même pour le coach trinational (croate, bosnien, suisse). L’exercice reste celui de composer une équipe avec des joueurs provenant de tous horizons (à savoir de clubs différents). Dans l’éventualité que cette particularité représente plus un avantage qu’un inconvénient – comme le précise-t-il car cela permet d’étudier et de transposer « différents styles de jeu » – le revers de médaille reste celui de pouvoir observer toutes les individualités de son effectif : « J’ai pris froid en voyageant entre Leicester, Norwich et Stoke (City) pour aller voir jouer mes joueurs », plaisante-t-il. Mais, en somme, que retenir de cette soirée et de cette campagne pré-Euro 2016 ? « Que la qualification nous a fait du bien au moral », concordent Yann Sommer et Vladimir Petkovic.

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About Yves Di Cristino (300 Articles)
Rédacteur en chef, membre actif de l'Association Suisse des Journalistes Indépendants (CH-Media) et de l'Association vaudoise de la presse sportive (AVPS). Étudiant en sciences sociales et politiques à l'Université de Lausanne.

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