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Sabrina Henry (Démocrates Suisses) souhaite une meilleure gestion de l’immigration

"Malgré une subjective interprétation de la criminalité à Lausanne, cette dernière demeure endémique", Sabrina Henry

Jeune candidate au Conseil Communal de Lausanne, Sabrina Henry se donne en porte-parole des Démocrates Suisses, mouvement conservateur et nationaliste. Au programme, un engagement contre l'immigration excessive et les problématiques dont elle serait la cause, la défense de la culture et des valeurs locales, un éventail de politiques écologiques et sociales. En somme, l'expression du raz-le-bol face aux vicissitudes de la mondialisation et d'une élite politique "déconnectée" de la réalité. Peu médiatisée, cette formation politique inspirée à la nouvelle droite tentera tout de même sa chance pour un conseil communal réputé "traditionnellement" de gauche.

Logo officiel des Démocrates Suisses (liste 6)

Votre programme politique n’est définitivement pas crié dans les médias locaux. En quelques mots et très généralement, comment se présente votre formation ? Quelles sont ses principales lignes politiques ?

Il est sûr que lorsque l’on ne parle plus de croissance économique, de bien-être matériel, nous sommes inévitablement mis à la marge. Nous, au DS, nous nous activons pour avoir une politique pour le peuple et par le peuple. Les grandes lignes peuvent être consultées sur notre site internet.

Environ 40% des habitants de la ville de Lausanne sont étrangers. Percevez-vous cette présence comme une menace et pourquoi ? Quelles sont dès lors vos politiques en la matière ?

Effectivement, la présence d’étrangers sur notre sol national, à plus de 15%, représente une menace pour notre identité, nos valeurs et in fine pour notre existence en tant que peuple et en tant que nation. Il est vrai que la responsabilité de ce désastre n’est pas à mettre sur le dos des immigrés mais sur l’inconscience de nos élites politiques et économiques, à droite comme à gauche. Comme nous, les gens de tous les jours, travailleurs ou mères de famille, ressentent cette pression sur les salaires, sur notre façon de vivre, sur notre sécurité, même si dans certains milieux elle ne représente qu’un sentiment « d’insécurité générale fantasmée ». Pour nous c’est oppressant. Chose que les partis politiques au pouvoir, complétement déconnectés, ne peuvent comprendre. En tant que mère de famille, ce sentiment je le vis tous les jours. Socialement, économiquement et, c’est vrai plus loin, sécuritairement.

‘L’immigration est la cause de la pénurie du logement: offre, demande, la messe est dite et en latin’

Vous vous définissez compétente en matière de logement notamment, un enjeu central pour la ville à quelques jours des élections. Quelle est dès lors la position de votre formation sur cet thématique et comment percevez-vous la pénurie de logement qui affecte la ville de Lausanne ? Comment faire face à cette problématique ?

Ne nous voilons pas la face. L’immigration en est la cause: offre, demande, la messe est dite et en latin. Bref. Après avoir effectué plus de douze ans dans l’immobilier, je peux affirmer du non-sens de ce déclin social, dû à une immigration voulue et incontrôlée, ainsi qu’aux pratiques douteuses, voire illégales des requins, souvent l’UDC, notoirement le PLR. Je pense aussi aux divorces et au manque de logements pour étudiants qui se retrouvent à cohabiter dans des logements pour familles. La spéculation immobilière a ainsi jouit et explosée bien que les locataires entrants aient, depuis, le droit de contester le loyer initial, droit que beaucoup abandonnent suite aux pressions des régies ou droit dont ils se fichent. À cela quelques jeunes idées. Une solution tellement simple : mandater la commission de conciliation et elle seule, pour définir le nouveau loyer en fonction des lois et des us et coutumes en la matière. Ceci afin d’éviter des argumentations artificielles et non conformes aux lois et statuts. Et, in fine, que le locataire soit déchargé de cette charge et évite de se trouver dans une situation délicate face à sa gérance ou bailleur. Mais ni la gauche, enterrée dans son problème de financement des fonctionnaires via les caisses de pension, ni la droite, avide de profits rapides, ne se sont penchées sur cette grave question, de cette problématique lémanique.

‘Toutes les infrastructures sont dépassées: routes, transports publics, administrations…’

Vous êtes partisans d’une limitation de la croissance de la population. Faut-il limiter cette tendance à Lausanne, pourquoi et comment ?

Pour commencer, je suis candidate au conseil communal, donc j’agis à mon niveau. Mais c’est effectivement une prise de conscience qui devrait être nationale. Cette croissance de la population, à Lausanne, est totalement artificielle. Pour preuve, l’accroissement naturel de la population lausannoise, à savoir le nombre de décès moins le nombre de naissances, est de plus 300 personnes par année. Les citoyens vaudois venant vivre à Lausanne sont en négatif de moins 37 personnes et les personnes confédérées venant vivre à Lausanne en négatif de moins 38 personnes. Néanmoins, l’immigration étrangère est de plus 1097 personnes. Pour y mettre fin, une loi municipale contraignante visant à réguler la population sur un taux de 0,3% avec moratoire de cinq ans suffirait amplement à désengorger le logement et les infrastructures. Je vois bien ici que la crise immobilière, du manque d’objet, de leurs coûts, sont fortement entretenus par une immigration de remplacement et voulue par certains milieux. Cette immigration économique, voulue et soutenue par tous les partis en place nuit gravement au bien-vivre en ville, thème médiatiquement imposé à ce pseudo débat démocratique de campagne municipale et où seuls les responsables de cette déroute ont droit au chapitre. Toutes les infrastructures sont dépassées: routes, transports publics, administrations… Politique de gestion des déchets, répressive et coûteuse, peu comprise et mise en place pour d’autres mœurs et d’autres cultures, alors que la Suisse a déjà et depuis fort longtemps trié et recyclé. Bétonnage de nos quartiers pour accueillir ces nouveaux « Lausannois », insécurité croissante en centre-ville, drogue, agressions, vols, rackets à tous les étages. Dette publique abyssale, nous entraînant gravement vers la faillite et la mise sous tutelle cantonale, ce qui aurait des conséquences graves, voire dramatiques pour les moyens et faibles revenus. Comme cité avant, pénurie de logements, déréglementation offre-demande de manière malhonnête et vénale. Et pour clore le sujet de la surpopulation, existerons-nous encore en 2030 ? Les espèces animales et végétales ? On peut en douter… Population suisse à Lausanne en 2015, 80’982 âmes. Population étrangère à Lausanne en 2015, 60’343 âmes. Nous devons, en tant que peuple-nation, nous protéger et donc légiférer sur le taux d’accroissement de population étrangère sur notre commune.

Malgré une récente baisse de la criminalité à Lausanne, cette dernière demeure une des villes les moins sûres de Suisse. Que proposez-vous afin de garantir plus de sécurité ?

Malgré une subjective interprétation de la criminalité à Lausanne, cette dernière demeure endémique. Je propose, comme cela a déjà été fait à Londres, d’installer des caméras et des vidéos de surveillance dans les points sensibles, dans un premier temps, ceci afin de mettre un visage sur les criminels, effrayants, maltraitants, traumatisants pour la population et ainsi, peut-être, les dissuader. Que les victimes soient reconnues et que l’on traque sans relâche ni répit les agresseurs. Tout en espérant que la loi d’application sur le renvoi des criminels étrangers soit acceptée et ce, je le répète, au nom des victimes.

‘Tout écologiste digne de ce nom est contre la surpopulation, contre la décadence vénale de ces nouveaux arrivants’

L’écologie a une place importante dans votre programme politique. Comment jugez-vous la situation environnementale de la ville et quelles sont les politiques écologiques que vous avancez ?

L’écologie officielle, étatique, se borne à taxer les contribuables sans autre but que celui de s’assurer des confortables revenus : fin du ramassage des gros déchets et, nouveauté, taxe pour les propriétaires d’immeuble, rétribuée sur les locataires pour mieux accueillir les nouveaux apôtres de Sainte Croissance et de Monseigneur PIB. Sur le moyen et long terme, l’immigration-surpopulation, la croissance artificielle et le Saint PIB vont détruire notre terre ! Citoyens lambda, nous n’avons rien à y gagner à part quelques centimes sur de la malbouffe distribuée à grands frais de déplacements par les grandes surfaces. Tout écologiste digne de ce nom est contre la surpopulation, contre la décadence vénale de ces nouveaux arrivants qui portent les pires oripeaux capitalistes, dont on a réussi à se débarrasser en presque 50 ans. Tout écologiste devrait donc se trouver de notre côté.

L’école est un autre thème qui vous est à cœur. Que pensez-vous de la qualité de l’enseignement à Lausanne et quelles sont vos propositions ?

En 2011, les citoyens ont voté oui à la « LEO » (ndlr, loi sur l’enseignement obligatoire), portée par la ministre de l’éducation et les partis de gauche. Qu’en est-il ? A part quelques arrangements pour mieux accueillir les enfants migrants, sous couvert d’intégration de tous les enfants, y compris d’un certain handicap, voire de quelques troubles si chers aux pédopsychiatres et décrits dans le DSM V (ndlr, cinquième volume du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux), leur Bible. Le fait est que, de plus en plus, nous recevons des parents désemparés, des appels au secours. Cette soi-disant « LEO » n’a rien résolu. Elle ne fait que de définir des boucs-émissaires à des institutrices surmenées et non formées à ce melting-pot mondialiste. Le fait est que les enfants du contribuable, bons ou mauvais, vaudois, ou pas, se retrouvent avec des enfants soit déscolarisés, ce qui est totalement illégal, ou devant des mesures tout aussi arbitraires que néfastes. Une fois de plus, nous mesurons l’incapacité de nos politiques à prévoir les inconvénients de cette immigration incontrôlée, en voulant la cacher par des lois touchant en plein cœur les familles, « les enfants »… Ces soubresauts incantatoires, en vue d’un métissage forcé, n’a que des effets dévastateurs envers les enfants d’ici. D’expérience, le système scolaire présente d’énormes lacunes quant à l’orientation de ses élèves. Le système scolaire n’est pas apte à prendre des décisions adéquates pour les nôtres, blancs et européens n’étant pas préparés à la violence des autres cultures. Le système scolaire pense avoir des solutions avec le SESAF, le service de l’éducation spécialisée. Tout cela est faux ! Cela sert uniquement à se débarrasser des enfants différents. Les nôtres ! Le système scolaire envoie ces enfants dans des écoles spécialisées en garantissant aux parents que ceux-ci suivront le même cursus que les enfants scolarisés dans le milieu public. Cela est faux ! L’enfant qui retourne ensuite dans le domaine public n’a pas le niveau alors que c’est un enfant à haut potentiel, et tout cela pour un nivellement par le bas dû à l’incapacité du système d’intégrer tout le monde. De qui se moque-t-on ? Nous n’avons rien à nous reprocher : vous êtes d’origine italienne comme moi, mais nous nous sommes intégrés sans problèmes.

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About Matteo Gorgoni (15 Articles)
Rédacteur en chef adjoint. Membre du Conseil des jeunes de Lausanne et de la Fédération Suisse des Parlements des Jeunes. Délégué à l'Assemblée de la Fédération des Associations d'Étudiants. Journaliste-rédacteur (non RP). Étudiant en Lettres à l'Université de Lausanne.

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